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Le Club de Mediapart lun. 25 juil. 2016 25/7/2016 Dernière édition

Inverser la logique.

L'année 2010 a été consacrée Année européenne de lutte contre la Pauvreté et l'exclusion sociale. Cette lutte figure pourtant au dernier rang des objectifs de la « Stratégie 2020 ». Le 23 mars 2010 les membres de l’intergroupe Extrême Pauvreté et droits de l’homme – Comité Quart Monde ont envoyés une lettre aux Présidents de l’Union européenne pour leur demander « d’inverser la logique ». 

L'année 2010 a été consacrée Année européenne de lutte contre la Pauvreté et l'exclusion sociale. Cette lutte figure pourtant au dernier rang des objectifs de la « Stratégie 2020 ». Le 23 mars 2010 les membres de l’intergroupe Extrême Pauvreté et droits de l’homme – Comité Quart Monde ont envoyés une lettre aux Présidents de l’Union européenne pour leur demander « d’inverser la logique ».

 

Sylvie Goulard, député européenne (Adle) représentante de la France dans ce comité estime que l’« on en est loin ». « Il faut une prise de conscience générale de la population ». Mais la population en général est consciente, elle voit la pauvreté tout les jours. Cela concerne donc plus précisément les gens proche des centres de décision, « qui méconnaissent le problème, ou en ont honte. »

En quoi consiste donc cet évènement ? Tout d’abord « une mission de sensibilisation qui passe par une action de veille, une plus importante expression dans les médias et les associations et une action publique à différents niveau selon les Etats ».80 millions d’Européens n’ont pas de quoi subvenir à leurs besoins dont 19% d’enfants.

« M. Barroso a beaucoup de bonne volonté, mais certains Etats bloquent le processus européen d’aide à la lutte contre la pauvreté, comme l’Allemagne par exemple ». Pourtant Mme Goulard « rêve d’une plan de relance dans les politiques européennes » passant par un prêt de la Banque Européenne d’Investissement. En effet, « l’Europe n’est pas seulement là pour les marchés financiers ».

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

Tous les commentaires

Bonjour,

Aujourd'hui, est une belle journée !

Dans cette merveilleuse année 2010 consacrée (trés discrètement) "année de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale", le journal Médiapart m'a offert 1 mois d'abonnement gratuit. Je les avais sollicité au terme de mes 15 jours d'essai à 1€, "petite bouteille à la mer" d'une grand-mère allocataire du RSA (400€ mensuels) ayant soif d'une presse de qualité. Visiblement, nous sommes nombreux du côté de l'exclusion sociale et culturelle a les solliciter...

Pour vous encourager dans votre action, je vous envoie ma propre action envers cette "fumeuse" année 2010

voici copie d'un mail envoyé le 20/06/2010

À :Brigitte.Bernex@sante.gouv.fr

Bonjour,
Ayant trouvé vos coordonnées, comme responsable

"DGAS des projets français 2010 année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale", je me permets de vous présenter ma requête.
Simple citoyenne française et européenne, pauvre de surcroit (60 ans, handicapée et allocataire du RSA socle) mais imposable (15 à 20% de mes maigres revenus étant reversés directement à l'Etat via la TVA... donc participante, à mon échelle, au budget français et européen), je désirerais savoir à quoi ont servi (ou vont servir) les 26 millions d'€ (dont 1,5 millions d'€ de la France) de cette sympathique manifestation, qui m'est en quelque sorte dédiée, ainsi qu'au 8 millions de mes concitoyens français et mes 80 millions de camarades européens "exclus et démunis"
Si je me réfère à votre sympathique programme:


L’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion poursuit quatre objectifs :

- reconnaître le droit fondamental des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale à vivre dans la dignité et à prendre une part active dans la société ;

 

- Fin juin 2010, ma dignité n'a pas prise un gramme, je n'ai en rien remarqué en matière de respect pour mon état de dénuement, ni des mes concitoyens "inclus", ni des institutions, ni du gouvernement, pas le moindre mot de soutien, ni d'invitation à me joindre au grand banquet de la société, sans doute un oubli...


- accroître l’adhésion du public aux politiques d’inclusion sociale, en soulignant la responsabilité collective et individuelle dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, en favorisant l'engagement de tous les acteurs publics et privés;

 

Là non plus, je n'ai rien vu... Les acteurs de la société des "inclus" n'a pas plus l'air "engageante" qu'hier... Trop préoccupée par la crise, sans doute... Mais rassurons nous, l'année est loin d'être terminée... Je vais sans doute avoir un petit "coucou"...


- promouvoir une plus grande cohésion dans la société et faire en sorte que nul ne doute des avantages que comporte, pour tous, une société sans pauvreté;

 

Fin juin 2010, ma situation personnelle est toujours aussi désolante et nulle part, je n'ai remarqué une foule moins compacte aux : "restos du cœur" et autres institutions charitables et si les SDF avaient disparu, nous aurions sans doute été averti, non?

S'ils partent en vacances, ça va pas être facile de les ressencer, surtout que c'est bien connu, la "misère étant plus belle au soleil", ils vont encore filer sur les plages...


- renouveler l’engagement de l'UE et des Etats membres de lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale et y associer tous les niveaux de pouvoir.


Notre cher président de la République Française, au plus haut niveau du pouvoir, si prompt aux effets d'annonce ( plus personne ne dormira dans la rue, etc...) n'est guère disert sur une quelconque diminution de la pauvreté, l'Insee non plus... Bizarre!

L'a dû oublier... Avec la vie trépidante qu'il a, le pauvre homme!

 

Les autorités françaises souhaitent que l’Année européenne soit l’occasion :

- de contribuer à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sous toutes ses formes par l’effectivité des droits fondamentaux pour tous ;

 

ça existait déjà en 2009, 2008, 2007, 2006 ... Non?...


- d’inscrire cet objectif dans l’ensemble des politiques publiques ;


ça existait déjà en 2009, 2008, 2007, 2006 ... Non?...

M. Martin Hirsch n'était pas là pour ça?

Son successeur est la discrétion personnifié... Pas un mot!


- de concourir à la réalisation de l’objectif national fixé par le gouvernement à l’automne 2007 de réduire la pauvreté d’un tiers en cinq ans ;

Attention! Reste plus que 2 ans! Va falloir accélérer le mouvement là, non?...

ça existait déjà en 2009, 2008, 2007 ... Non?...

Ais-je manqué un quelconque événement nouveau en 2010 ???


- de promouvoir sur le territoire national les dispositifs d’insertion sociale ;


Y'a de nouveaux acteurs de l'insertion? Où ça ? Où ça ? Où ça ? ...

Moi, je n'ai même plus d'interlocuteur, pas le moindre référent à l'insertion en vue...

Z'ont dû partir à la retraite et pas être remplacés, faut faire des économies, on a des dettes à rembourser...


- de renforcer l’appropriation nationale des outils mis en place au niveau européen pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, notamment la stratégie d’inclusion active.


Quels outils? c'est où le bureau d'embauche à "l'inclusion active"? Ils ont encore oublié de m'envoyer un bristol...

Y'a de nouveaux observatoires (ethno, socio, psycho...) pour nous "observer" à la loupe, décortiquer en statistiques, comment: nous mourrons à petits feux, de froid, de faim, de mal logement, d'inculture etc...?

Connaissant le sujet sur le bout des doigts (on apprend à compter dans la pauvreté, surtout les 20 derniers jours du mois...), je me propose à vos heureux élus (ayant touché les subventions 2010) comme sujet d'expérimentation.

 

Très curieuse de savoir ce que j'ai manqué dans l'amélioration de ma situation, en cette bienheureuse année 2010, je compte sur vous, pour éclairer ma lanterne (que je ne confond en aucun cas avec ma vessie, je vous rassure...)

Ne doutant en aucun cas que vous aller vous faire une joie de me démontrer: que nos chers impôts sont employés à bon escient et non dilapidés impunément en cigares où voyages en jet privé, je vous remercie par avance très sincèrement et vous prie d'agréer, Madame, mes respectueuses salutations.

Mme Annie Lasorne

***

Le 26 juillet, Brigitte ne m'a pas répondu... Même pas une carte postale de son lieu de villégiature...

Néanmoins, le 30 juin, j'ai enfoncé le clou en réécrivant à Brigitte, pour lui montrer qu'en bonne citoyenne, je cherchais l'information...

Message intitulé: "2010 année du silence assourdissant" (je suis taquine...)

***

Bonjour,
mon précédent courrier étant resté sans réponse...
Je suis allée sur le site"officiel" européen de
2010 année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale où je suis restée (au bas mot) 20 à 30 mn pour tenter de cliquer sur le site français, puis (vainement) sur le PDF censé contenir les projets français, qui me renvoie à ... La page polonaise !!!
J'ai donc tenté le message:
"En tant que "pauvre" française, j'ai écris à Mme Brigitte Berneix pour avoir la liste des projets de l'année 2010 de lutte contre la pauvreté et l'exclusion, en France, mais j'attends désespérément une réponse... Je suis depuis 30 à 40mn en train de désespérement essayer d'avoir un document sur votre site (fait pour cela en principe...) mais lorsque que l'on clique sur le doc pdf contenant la fameuse liste française on se retrouve sur la page... Polonaise !!! Est-ce de l'humour??? Merci de me répondre, je pense être concernée en 1ere ligne avec mon allocation RSA socle de 400€ mensuelle...
Mais là (oh! surprise...) le message à la rubrique "nous contacter" s'efface et rebelote il faut se réinscrire, re-écrire et se faire ré-effacer! délicieux...
J'en conclue qu'il est fort difficile de prendre connaissance des fameux projets français pour 2010 ANNEE EUROPEENNE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE ET L'EXCLUSION SOCIALE
Pour le pauvre français(e) moyen...

ps: à mon précédent mail
j'ai obtenu ça:

Réception de votre message (réf.: 6400 ) du 30/06/2010


Ceci est un message automatique. Merci de ne PAS répondre à cette adresse..

Nous vous remercions pour votre message, qui retiendra toute notre attention.

Nous vous répondrons dès que possible, mais vous devriez en principe recevoir une réponse dans les 15 jours ouvrables suivant la réception du présent message.

En attendant, nous vous invitons à consulter notre site web, et plus particulièrement la partie consacrée aux questions les plus fréquentes.

Sincères salutations,

Commission européenne
Direction générale de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des chances

Je suppose que mon message est donc passé...

Je vais donc attendre (avec patience...) les 15 jours ouvrables...

****

Brigitte étant sans nul doute très occup, c'est Anne qui a eu l'amabilité de me répondre...

TR: 2010 ANNEE DU SILENCE ASSOURDISSANT !!!

...

De :

"Anne.JOUBERT@social.gouv.fr" <Anne.JOUBERT@social.gouv.fr>

...Ajouter dans les contacts
À :lasorneannie@yahoo.fr
Cc :Brigitte.BERNEX@social.gouv.fr; Alix.DAVID@social.gouv.fr



Bonjour Madame,

Concernant votre premier message nous l'avons bien reçu mais n'avons pas eu le temps d'y répondre jusqu'à ce jour.

Nous comprenons parfaitement les difficultés que vous rencontrez et il est certain que l'Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale ne va pas miraculeusement améliorer la situation des personnes concernées, surtout dans le contexte de crise économique et sociale que nous connaissons.
Néanmoins, nous avons essayé de faire le maximum pour mobiliser l'ensemble des partenaires (administrations, ministres, collectivités locales, partenaires sociaux, associations etc.) pour rendre "visible" cette situation et tenter de trouver des réponses. Nous avons financé 68 projets (sur 600 propositions reçues) qui s'adressent directement aux gens et permettent à des associations et autres partenaires de metttre en oeuvre des actions concrètes et de terrain dans divers domaine (hébergement, santé, insertion par l'activité économique, culture etc.). Nous aurions souhaité, certes, faire beaucoup plus mais nos moyens budgétaires étaient limités (coût total : un million d'euros).

Nous avons organisé ou soutenu divers événements, notamment des séminaires (à Rennes sur les parcours d'insertion, à Marseille sur l'effectivité de l'accès aux droits par exemple) afin de faire remonter des propositions concrètes jusqu'aux ministres concernés. A Marseille, nous avons insisté pour qu'un nombre important de "personnes en situation de pauvreté" prennent la parole et fassent des propositions. Celles-ci seront bien évidemment intégrées à ce qui sera proposé aux ministres en fin d'année.
Nous avons essayé de mobiliser les médias (certes avec un succès mitigé) pour nous aider à "changer le regard de l'opinion publique sur la pauvreté" et à présenter des initiatives positives et des bonnes pratiques (notamment en effectuant des reportages sur les projets sélectionnés).

Le Conseil européen du 17 juin dernier a inscrit dans les objectifs de la nouvelle Stratégie de l'Union européenne pour 2020 un objectif de réduction de la pauvreté de -25%, soit 20 millions de "pauvres" en moins sur un total de 80 millions aujourd'hui en Europe. La France a fortement soutenu cette décision officielle, alors que d'autres Etats membres étaient réticents. Nous devrons maintenant tous agir pour que cet objectif soit atteint et même que ce soit un minimum car il faudrait aller beaucoup plus loin en Europe.

Nous sommes bien conscients que tout cela est loin d'être suffisant et que malgré notre bonne volonté, notre implication personnelle et avec les associations, syndicats etc. nous ne sommes que des fonctionnaires, sans pouvoir politique de décision, notamment dans le domaine économique.

Concernant notre site sur l'Année européenne (leurope-contre-la-pauvrete.gouv.fr) où vous devriez pouvoir trouver les projets français, j'ai transmis à la direction de la communication des ministères qui gère les aspects techniques les difficultés survenues depuis quelques jours et j'espère que tout cela sera rapidement rétabli.

Avec mes sentiments les plus cordiaux.

Anne Joubert
Chef de bureau
Accès aux droits, insertion et économie sociale et solidaire (1B)
Sous-direction inclusion sociale, insertion et lutte contre la pauvreté
Service des politiques sociales et médico-sociales
Direction générale de la cohésion sociale (DGCS)

Tel : 01.40.56.85.65.

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****

Je ne doute absolument pas que, dès son retour de vacances, Brigitte me communiqueras la liste des heureux bénéficiaires, de nos fonds publics, qui n'en doutons pas, vont nettement améliorer la situation des plus pauvres en France.

Je me chargerais, au cas ou Brigitte aurait malencontreusement égaré mon courrier, de me rappeler à son bon souvenir (j'ai un côté un peu crampon, quand ça me chauffe les oreilles...)

En espérant vous avoir fait (au moins) sourire et vous démonter qu'une grand-mère citoyenne et militante peut encore agir (même si on a des fois, l'impression de vider l'océan avec une petite cuillère...) Je ne lacherais rien !!!

Cordialement Annie Lasorne


 

 


 

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Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion

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À propos de l'édition

FMR… L’édition web 2010 de la PUCE, la Préparation Universitaire aux Concours des Ecoles de journalisme de Paris 8. Depuis leur quartier général à l’université de Saint-Denis, les étudiants

ont transformé un atelier, du côté de Pigalle, en salle de rédaction. Après les exercices en salle de cours, et à la place des vacances de Pâques, à nous le terrain. Reportages, enquêtes, interviews… L’édition FMR (Formation Media Reporter)  traite de la lutte contre la pauvreté et les discriminations. L’occasion pour ces reporters en herbe de poser leurs deux pieds dans le pré carré du journalisme. En temps réel.

La construction d’un journal, c’est d’abord une conférence de rédaction caféinée. Le meilleur moyen de s’accorder sur les reportages qui seront abordés, de déterminer un angle, un genre journalistique, un délai d'édition. Et puis, le grand saut. Seuls ou en groupe, les chasseurs d’information ne sont armés que de leur stylo, voire d'un téléphone portable. Au mieux, d’une camescope. Ils dénichent des infos, vérifient leurs sources et produisent des papiers. Le journalisme, c'est d'abord raconter la vie. FMR, c'est même ouvert la nuit…