Festin de Boniments

«Emettre de belles choses fausses. Tel est le but de l’art». Oscar Wilde.

«Emettre de belles choses fausses. Tel est le but de l’art». Oscar Wilde.

 

Entre mensonge et boniment la distinction est subtile. L’art de mentir d’une personne ne l’empêche pas d’être préoccupée par la vérité, alors qu’à l’inverse le bonimenteur considère la vérité comme accessoire : il utilise démagogie et clichés, sous-tendus par un jargon prétentieux, dans le but de détourner l'attention de la vérité.

Ce phénomène du boniment peut se décliner par secteur d'activité et en l’occurrence, dans le secteur de la maladie chronique, plus particulièrement la maladie de Parkinson, le regard se tournera vers l'industrie pharmaceutique, les assurances de tout poil, les pouvoirs publics, les médias, avec les témoignages des différentes vidéos qui donnent à réfléchir.

Lorsqu’une association nationale parle d’entraide alors que, faute de moyens suffisamment transférés, ses antennes régionales ne sont pas à la hauteur de leurs missions sur le terrain, lorsqu’un auteur scientifique prétend abruptement qu’on « sait traiter la maladie » sans argumenter plus finement, que tel autre affirme que « l’on vit très bien avec » ou qu’un professeur en médecine assimile d’une manière simpliste le traitement de la maladie de Parkinson à celui du fonctionnement anormal de la glande thyroïde, c’est-à-dire, dans le cas d’une dysthyroïdie, par la substitution de l’hormone manquante, ces gens ne mentent pas, non, ils bonimentent.

Le mérite de quelques associations indépendantes tient encore à celui de continuer et de renforcer le vieux combat contre le mensonge collectif et le non-dit hypocrite d’une oligarchie qui profite de certains moyens de masse pour imposer ses propres préceptes.

 

Zoom sur la maladie de Parkinson

Ses traits communs malgré des aspects multifactoriels la font désigner sous un même nom.

Cause fréquente de handicap fonctionnel chez les personnes atteintes, cette maladie chronique a un retentissement majeur sur leur vie sociale et relationnelle et les médicaments existants ne font qu’améliorer les symptômes dans un premier temps mais n’ont pas d’action directe sur la réparation des neurones. Ces traitements médicamenteux induisent très souvent des effets secondaires.

Dans les formes très avancées de la maladie et pour lesquelles l’adaptation du traitement médicamenteux n’est plus optimisable, l’implantation neurochirurgicale d’électrodes intracérébrales peut être envisagée tout en sachant que peu de malades (10-15 %) sont éligibles à cette technique qui, il faut le rappeler, ne guérit pas la maladie non plus.

 

 

« […] quand la baignoire déborde, il vaut mieux fermer le robinet que passer la serpillière »

Ce post relevé sur un forum dénote un ras-le-bol des malades par rapport aux yaka et faukon de la société en générale qu’elle soit scientifique ou civile.

Tel qu’être en colère contre les gens qui empoisonnent la santé des populations d’une manière ou d’une autre : attitude révélatrice d’une prise de conscience et du combat d’une société bien informée. Inversement, dire, aux personnes déjà atteintes par la maladie, qu’il ne leur est pas interdit de se battre, cela signifie que les conseilleurs ne sont pas les payeurs :

 

-lorsqu’il faut « rassembler des forces pour s’extraire du lit tellement dos, articulations font mal, sans compter le corps ankylosé » ;

-lorsque, enfin debout, il faut « avaler des médicaments et attendre leur effet avant de pouvoir tenir une savonnette ou un peigne correctement et éviter de faire tomber tout ce qui se trouve à portée de mains » ;

-lorsqu'enfin les médicaments font leur effet, il faut alors supporter leurs effets néfastes,

-lorsque, après des nuits écourtées et tourmentées par des cauchemars, faute de pouvoir les retenir, les larmes coulent sans pudeur devant les proches ;

-lorsque « tenir un bébé dans les bras effraie de peur de le laisser tomber » ;

-lorsque, pour ne pas abuser des médicaments, « la tentative est forte de dépasser la douleur alors que les effets des médicaments s'estompent » ;

-lorsque le tremblement au repos est augmenté par l’émotion ou la concentration ;

-lorsque bradykinésie, akinésie signifient micrographie, lenteur des gestes simples, visage inexpressif ou figé, parole lente, monotone ;

-lorsque rigidité d’origine extrapyramidale génère douleurs cervicales, lombaires ou des membres supérieurs perturbant la marche (lente à petits pas, festination ou freezing) ;

-lorsque qu’acathésie oblige à se lever et à marcher ;

-lorsqu’à tous ces signes typiques s’ajoutent « l’instabilité posturale avec risque de chutes, la fatigue, la crampe de l’écrivain, le pied qui accroche, les troubles du sommeil, les manifestations neuropsychiatriques (anxiété, dépression, hallucinations visuelles, confusion) » ;

-lorsque, provoqués par les médications, se rajoutent des troubles intellectuels (concentration et mémoire immédiate, difficultés de planification, de synthèse) ; des troubles de la parole (articulation, phonation, ton et rythme) ; des troubles digestifs, urinaires, sexuels (impuissance ou hypersexualité) ; des troubles visuels ; une hypotension artérielle…

 

Alors reste encore l’espoir, qu’au bout du tunnel, « les vérités scientifiques finissent toujours par s’imposer, parce que la vérité ne triomphe jamais, mais ses ennemis finissent par mourir » (Max Planck, Prix Nobel de physique 1918).

 

 

Le Scandale du siècle

Résoudre un problème c’est d’abord connaître les données et les relations qu’elles entretiennent. C’est ensuite se donner un cheminement allant de ces données vers un état constituant la solution du problème. « Ce n'est point dans l'objet que réside le sens des choses, mais dans la démarche (Saint-Exupéry, La Citadelle) ».

 

Le film de Jean-Yves Bilien propose (en six vidéos ci-contre) les interviews des Drs André Gernez, Delahousse et J-P Willem qui ont révolutionné les principes fondamentaux de la biologie avec leurs collaborateurs : le Pr Gellé, le Pr Nihous, le Dr J. Lacaze, le Dr M. Dumont, le Dr Deston.

Leur aventure débuta en 1967 lorsque cette équipe fut en mesure de contrôler le cancer, l’athéromatose, la sclérose en plaques, la schizophrénie, la myopathie de Duchenne, l’asthme et l’allergie, le psoriasis, le Parkinson, l’Alzheimer…

Quarante ans plus tard, bien que leurs noms ne soit pas cités, la plupart de ses théories sont reconnues au niveau mondial et même appliquées… sauf en France.

 

Au cours de ces témoignages dans les six vidéos ci-contre, on apprend avec effarement que la « simplicité conceptuelle gêne l’éthique et peut être un obstacle financier » et surtout qu’une petite oligarchie peut bloquer toute solution et cela contre l’avis de nombreux médecins et même de celui de plusieurs institutions telle que l’Académie des Sciences entre autres.

 

Ces travaux ont fait l’objet d’un véritable travail de démolition de la part des tutelles de l'époque, pour des raisons extrêmement obscures (probablement financières). Un scandale de santé publique dépassant, par le nombre de maladies volontairement dédaignées, tous ceux que nous avons connus jusqu'à présent…

 

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