Aloha Palestine !

Brisez le siège de Gaza. Un bateau pour Gaza. Ken O’Keefe et Lauren Boothe racontent la traversée en bateau de Chypre à Gaza et le nouveau projet: un ferry pour Gaza.
Gaza: brisez le siège © Chris Den Hond
Gaza: brisez le siège © Chris Den Hond

Brisez le siège de Gaza. Un bateau pour Gaza. Ken O’Keefe et Lauren Boothe racontent la traversée en bateau de Chypre à Gaza et le nouveau projet: un ferry pour Gaza.

 

« Merci à Olivia Zemor, à Michel Collon, à Richard Labevière, aux journalistes, qui refusent les désinformations, les manipulations, à bas les faux médias, homme de paille, payés pour exécuter « des ordres bien précis », qui racontent des mensonges, qui nous manipulent. Sabotons Tzipi Livni, qui a dû s'engager par écrit à ne mener aucune négociation avec les Palestiniens pour les élections. Je suis scandalisée par sa venue en France, écœurée par des politiques hypocrites, par les Droits de l'Homme, l'ONU, les Pays Arabes, qui ne font rien, face à un peuple spolié, emprisonné, entouré de murs, restant des heures à attendre pour passer, humilié, fouillé et Ils sont sur leur Propre Terre ! »

 

 

 

Ainsi Nanouniz nous rappelle ces règles que tout le monde doit avoir à l'esprit lorsqu'il regarde le JT le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple.

Règle numéro 1:

Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c'est toujours Israël qui se défend. Cela s'appelle des représailles.

Règle numéro 2:

Les arabes, Palestiniens ou Libanais n'ont pas le droit de tuer des civils de l'autre camp. Cela s'appelle du terrorisme.
Règle numéro 3:

Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s'appelle de la légitime défense.

 

Règle numéro 4:

Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l'appellent à la retenue. Cela s'appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle numéro 5:

Les Palestiniens et les Libanais n'ont pas le droit de capturer des militaires
israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas un soldat.

Règle numéro 6:

Les israéliens ont le droit d'enlever autant de Palestiniens qu'ils le souhaitent (environ 12,000 prisonniers à ce jour). Il n'y a aucune limite et n'ont besoin d'apporter
aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique « terroriste ».

Règle numéro 7:

Quand vous dites « Résistance », il faut toujours rajouter l'expression «soutenu par la Syrie et l'Iran ».

 

Règle numéro 8:

Quand vous dites « Israël », Il ne faut surtout pas rajouter après: « soutenu par les États-Unis, la France et l'Europe », car on pourrait croire qu'il s'agit d'un conflit
déséquilibré.

Règle numéro 9:

Ne jamais parler de « Territoires occupés », ni de résolutions de l'ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l'auditeur de France Info.

 

Règle numéro 10:

Les israéliens parlent mieux le français que les arabes. C'est ce qui explique
qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s'appelle de la neutralité journalistique.

Règle numéro 11:

Si vous n'êtes pas d'accord avec ses règles ou si vous trouvez qu'elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c'est que Vous êtes un dangereux antisémite. Donc, on veut nous « la boucler » et bien NON !

« Nous citoyens de toutes origines, attachés au respect des droits de l’Homme, du droit international et de la justice pour tous les peuples du monde, sommes déterminés à dénoncer sans relâche l’occupation des territoires palestiniens qui perdure depuis des décennies et qui menace gravement la paix dans le monde.

La répression brutale subie par le peuple palestinien, la destruction de ses maisons, ses cultures, ses infrastructures sanitaires et éducatives, de son organisation sociale, a pour but de le chasser de ses terres.

L’État d’Israël, qui a toujours refusé de définir ses frontières pour pouvoir annexer toujours davantage de territoire, a tourné le dos à toutes les solutions négociées malgré les nombreuses concessions faites par les Palestiniens au fil des ans. Tous leurs efforts ont été vains à ce jour et le déni de droit et de justice que leur opposent les divers gouvernements israéliens est permanent. Dans un tel contexte, nous estimons qu’il est du devoir de la communauté internationale d’agir. Nous devons amener nos gouvernants à contraindre Israël, qui se veut un partenaire à part entière de nos pays européens, à respecter les résolutions de l’ONU, les Conventions de Genève et le jugement émis récemment de la Cour Internationale de Justice de la Haye, qui exige le démantèlement du mur de l’apartheid et de l’annexion.

Il n’est pas normal que notre gouvernement continue à entretenir des relations privilégiées avec Israël sur les plans économique, militaire, culturel ou sportif, alors que cet État se place au-dessus des lois, emprisonne des enfants, pratique la torture et envisage même le "transfert", c’est-à-dire une nouvelle expulsion, des Palestiniens.

La loi du plus fort est inacceptable. Nous sommes conscients que cette situation explosive source de haine et de barbarie, ne nous épargnera pas. En France, on assiste déjà à la constante stigmatisation des minorités les plus défavorisées et à des amalgames insoutenables.

Il est clair pour nous que si les Juifs en général n’ont pas à être tenus pour responsables des souffrances des Palestiniens, il ne faut pas que les supporters de la politique sioniste et raciste de l’Etat d’Israël nous fassent taire en pratiquant un odieux chantage à l’antisémitisme, qui attise lui -même la haine et l’antisémitisme… »

Nous tenons à montrer que les enjeux d’une paix juste au Proche-Orient nous concernent tous, indépendamment de notre origine ou de notre religion. Le conflit qui nous préoccupe n’est ni ethnique, ni religieux, il est politique. Il s’agit de la survie et de l’indépendance d’un peuple luttant à armes très inégales contre une puissance coloniale qui use de sa supériorité militaire, avec le soutien sans faille des États-Unis.

Nous avons réussi, il n’y a pas si longtemps, à vaincre l’apartheid en Afrique du Sud par un engagement militant. Les enjeux sont tout aussi importants s’agissant du Proche-Orient, peut-être plus encore, parce que s’y joue probablement la paix du monde. Lire

 

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