Tout doit disparaître !

 Situation peu banale, ces soldes-là ne font pas l’unanimité parmi les citoyens. Si une période de plusieurs décennies a permis le progrès social en améliorant les conditions de vie de l'être humain dans la société moderne, les habitants de la France font remarquer, à juste titre, que les dates des soldes de la République sont mal choisies.

 

Situation peu banale, ces soldes-là ne font pas l’unanimité parmi les citoyens. Si une période de plusieurs décennies a permis le progrès social en améliorant les conditions de vie de l'être humain dans la société moderne, les habitants de la France font remarquer, à juste titre, que les dates des soldes de la République sont mal choisies.

admin%5Csoldes-1.jpg

Séparément :

Mme Michu, présidente de l’Association des crédules du 6 mai 2007 à Tarn-sur-Saône, explique que « la période des soldes est trop rapprochée des périodes des promesses non tenues. Un voisin venait juste de trouver le financement des études de ses enfants et il doit déjà songer à revoir l’équilibre de son propre budget suite à l’annonce de son licenciement. Un autre au contraire reçoit une aide vestimentaire avec des tenues d’été alors que les températures sont sous la barre des 0°». Elle poursuit : «parallèlement, nous sommes au lendemain des fêtes et les gens ont déjà beaucoup dépensé. L’idéal aurait été de fixer ces soldes en fin de mandat pour éviter les retours de bâton électoraux».

 

Propriétaire de son appartement, le voisin, M. Stratège, dénonce les excès des opérations de soldes au demeurant pas toujours profitables : «Certains banquiers proposent jusqu’à 50ans d’endettement pour acquérir des maisons si ordinaires que je me demande si les murs tiendront tout ce temps ».

 

L’autre voisin, le Geek, pourtant accro aux nouvelles technologies, peine à trouver d’autres geeks, comme si tous avaient perdu leur enthousiasme devant la profusion d’offres et de systèmes fabriqués en Chine.

 

Pendant les dix-huit mois qui viennent de s’écouler M. Stratège, Mme Michu ou le Geek ont poussé chacun dans le sens où ils pensaient pouvoir atteindre l’eldorado annoncé. Mais la crise est arrivé-é-ée et ne semble pas s’accommoder non plus des soldes de la République. L’exploit du président des promesses non tenues aura été d’avoir réussi à réunir M. Stratège le manager qui rabâchait : « d’ici très peu de temps : il y aura trois types d’entreprises, celles qui auront profondément muté, celles qui muteront en retard et dans la douleur…et celles qui auront disparu », le Geeck qui faisait « des choses formidables dans sa vie avec des réseaux sociaux, des blogs, des wikis… » et Mme Michu qui était « juste là pour faire son boulot ».

 

Ensemble :

Ces trois-là ne peuvent que déplorer toutes les valeurs bradées : la capacité de discussion malgré des intérêts divergents, l’augmentation du temps libre pour les travailleurs ou l’amélioration des conditions de travail, l’augmentation du confort des personnes (système de santé performant et accessible à tous, système d’éducation, mise en réseau des personnes isolées, reconnaissance des identités minoritaires, protection de l’Enfance…), transparence des pouvoirs institués, et surtout la liberté de choix et d’opinion.

Soldes de la République : triste bilan.

 

 

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.