Pauvre et Démagogue

 Avec un discours si pauvre qu'un président s'est perdu, avec un argumentaire démagogique…

 

Avec un discours si pauvre qu'un président s'est perdu, avec un argumentaire démagogique…

Pauvre dans l’argumentation. Le président de la République n’a pu s’empêcher, à propos du travail le dimanche, de nous refaire le coup des trottoirs des Champs-Elysées dont un côté seulement est ouvert ce jour normalement férié ; ou la réponse de tant de gens qu’ils croisent près de la frontière et qui vont en Belgique le dimanche… parce que les commerces sont ouverts.

 

Démagogue jusqu’au bout des ongles. Quand lors de sa longue litanie du jour, en forme de méthode Coué, il nous décline de nouvelles mesures pour conjurer la crise économique qui se profile. Occultant nuances et dénaturant la vérité, sortant les propos des autres de leur contexte pour les mettre en résonnance avec son discours simpliste : quoiiiiiiiiiiiiii, à la fin d’une mission, un intérimaire doit attendre quatre mois avant d’être reçu à l’ANPE ? Et de jeter des tonnes de promesses comme à Gravelotte, singées ou plutôt mal interprétées, comme un mauvais comédien obligé de lire son manuscrit tellement il ne se voit pas les projeter dans la réalité.

Et tout cela devant un auditoire bien organisé avec des officiels mais certainement aussi des "travailleurs et des travailleuses" qui, malgré le casting imposé, tiennent à garder leur job.

 

Sauf que derrière les écrans nous sommes nombreux à constater cette paresse intellectuelle qui occulte l’analyse. Attendons celle des porte-parole que nous n'avons guère entendu à cette heure-ci. Sans doute peaufinent-ils un argumentaire en résonnance cette fois-ci avec les propos de leur Grand Timonier : exercice périlleux en ces temps où une parole de travers risque de flinguer votre siège confortable lors de la prochaine consultation électorale.

 

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