Violences sexuelles : contribuer à la libération de la parole

Après les révélations sur Denis Baupin, des témoignages nous parviennent, dans le milieu politique mais aussi dans l’administration, la presse, l’université ou les entreprises… Victimes comme témoins rapportent la difficulté d’en parler. Mediapart vous invite à témoigner pour briser l’omerta.

À la suite des révélations de Mediapart et France Inter sur plusieurs cas de harcèlement et d’agression sexuels visant le député Denis Baupin, la parole semble se libérer. Des femmes politiques, des anciennes ministres, des collaboratrices de l’Assemblée ou de cabinet ministériel, des journalistes témoignent de violences sexuelles et, plus largement, d’un climat, parfois lourd, de sexisme.

À Mediapart, nous recevons aussi des témoignages allant bien au-delà du milieu politique. Dans l’administration, la presse, la fonction publique, l’université, les entreprises… On le sait, le phénomène est massif. Une étude du Défenseur des droits, datant de 2014, estime « qu'aujourd’hui, en France, 1 femme sur 5 déclare avoir été victime de harcèlement sexuel au travail ».

Les témoignages que nous recevons depuis lundi, comme ceux que nous avons recueillis au cours de l’enquête consacrée à Denis Baupin, disent la difficulté de parler des violences sexuelles – harcèlement, agression, viol – lorsqu’on en a été victime. La difficulté, aussi, de rapporter ce qu’on a vu, ou entendu, quand on en a été témoin.

Vous a-t-on dissuadé d’en parler, comme victime ou comme témoin ? Connaissez-vous les associations dédiées à ces sujets qui peuvent accompagner les victimes ?

Si vous êtes vous-mêmes policier, magistrat, délégué-e du personnel, syndicaliste, vous êtes-vous sentis démunis par manque d’outils juridiques ?

Et si vous vivez à l’étranger, n’hésitez à nous rapporter comment des faits similaires ont pu être traités, et si vous avez constaté qu’il existe une tolérance française sur les violences sexuelles et le sexisme en général.

Pour contribuer à cette libération de la parole, nous vous invitons à témoigner vous aussi, comme victime, comme témoin, à l’adresse suivante : violencessexuelles@mediapart.fr

Votre récit peut être tout à fait confidentiel. Je serai la destinataire de cette boîte mail dédiée.

 

 

 

 

 

 

 

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