Quand la pub se met à la communication de crise

Ils furent parmi les premier à subir la crise à contre-coup, du fait de leur statut de premier budget limité par temps perturbés: la communication, et la publicité. Ils en ont bavé... et puis ils ont cherché à surfer dessus. Petit panorama de ce que la publicité a fait de la crise.
Surfer sur la crise, c'est d'abord se moquer de la manière dont elle s'est déclenchée, comme l'a fait les crédit Cetelem, qui invente le "bingo crédit".

 

Cetelem "Bingo Crédit" © WhiteBudChannel

 

Autre grand succès, celui de la publicité Volkswagen qui, en plusieurs épisodes suit des réunions de traders anonymes. Ici l'épisode 2:

 

 

Surfer sur la crise, c'est aussi rire de ses conséquences pourtant tragiques.
Transavia ne propose pas n'importe quel voyage en avion...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... et Kleenex se montre compréhensif lorsque vous vous rendez à la banque.

 

 

Quant à la Caisse d'Epargne, elle cherche à jouer sur la dépression, économique et psychologique pour attirer ceux qui ont le blues.

 

YouTube

 

Reste aussi la bonne vieille technique de baisser les prix pour inciter à la consommation. Comme on peut le voir sur ce reportage de la télévision suisse, les publicités pour des produits à prix cassés se sont multipliés depuis la crise. Les supermarchés Carrefour n'échappent pas à la tentation d'attirer les clients sur ce registre.

 


Dans les annonces en direction des entreprises, même message. AnnA communication s'adresse aux entreprises "résolument positives", dans une publicité à moindre coût.

 

 

D'autres, comme des radios, peuvent proposer des espace publicitaires prêts à se battre avec la dépression économique.

 

 

Il ne reste plus qu'à vérifier désormais que ces campagnes aient relancé la consommation. Et mis fin à la crise.

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