Otages: loin des yeux...?

Voila donc 1000 jours que cinq otages sont aux mains de leurs ravisseurs, dans des conditions de détention encore aggravées par l'intervention au Mali. Ils sont désormais éparpillés dans une immense région semi-désertique dans des conditions de vie très dures: la chaleur accablante, le manque d'eau, d'hygiène, de soins, d'aide médicale tout cela constitue des conditions de détention proprement infernales.

Voila donc 1000 jours que cinq otages sont aux mains de leurs ravisseurs, dans des conditions de détention encore aggravées par l'intervention au Mali. Ils sont désormais éparpillés dans une immense région semi-désertique dans des conditions de vie très dures: la chaleur accablante, le manque d'eau, d'hygiène, de soins, d'aide médicale tout cela constitue des conditions de détention proprement infernales. A tel point que ces «conditions de détentions» s'apparentent au mieux, à de mauvais traitements, au pire - et nous y sommes car le temps qui passe envenime aggrave et détruit tout, espoir compris - à une véritable torture au quotidien.

 Cette situation intenable dure et perdure, jusqu'à en arriver à ces effrayants 1000 jours et 1000 nuits étouffantes, dans l'angoisse, le stress le désespoir, et devient un cauchemar indescriptible. Dans ces conditions de détention et de maltraitance, le rythme hebdomadaire des mentions avec photos sur quelques chaînes de télévision est pour le moins insuffisant pour permettre à l'opinion publique de prendre un peu mieux la mesure de l'épreuve vécue par nos otages et leurs proches.

 Le moins que nous puissions faire ici donc est d’appeler celles et ceux qui lisent ces lignes à aller sur le site créé par leurs soutiens, afin de manifester leur solidarité, morale ou matérielle, mais aussi à faire nombre autant que possible – et à faire suivre et connaître leur combat pour la libération de nos malheureux compatriotes: à commencer par les différents rassemblements prévus dans les jours à venir à travers toute la France.

 Il faut en effet faire nombre: c'est le seul moyen que nous avons de faire pression sur le gouvernement pour que tout soit enfin mis en œuvre pour obtenir leur libération: nous disons «enfin» parce que nous voyons bien que tous les otages ne sont pas égaux.

Qui doute sérieusement qu'ils recevraient d'autres secours et d'autres soutiens gouvernementaux, s'ils n'étaient pas, pour leur malheur, de simples citoyens lambda.

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