Fort comme une moule

C'est cette barbe que l'on nettoie dans son litre de Bouchot: le byssus. On sait maintenant pourquoi l'exercice est si énervant: elle est enrichie à la ferraille.

 © Michael Harrington © Michael Harrington
C'est cette barbe que l'on nettoie dans son litre de Bouchot: le byssus. On sait maintenant pourquoi l'exercice est si énervant: elle est enrichie à la ferraille.

 © Susan Weichold © Susan Weichold
Ces filament qui attachent la moule de mer à son rocher sont en fait des muscles, résistants certes, mais pas suffisament pour affronter le flux et le reflux des marées

Pour cela, ils sont imprégnées d'une cuticule d'ions ferriques qui leur donnent la solidité nécessaire. Sauf que, généralement, quand c'est dur, ce n'est pas souple et pas extensible comme cette barbe. Tout vient en fait du mélange de ces ions métalliques avec un acide aminé très adhésif, la dopa, et de leur distribution très particulière dans la gaine du muscle. Certaines zones sont très denses — et très dures — mais laissent des parties moins denses — qui restent très étirables.

Les chercheurs de l'équipe de Matthew Harrington (Institut Max-Planck, Postdam) pensent que ces propriétés pourraient être utilisées pour élaborer des matériaux industriels dotés de ces propriétés a priori antagonistes.


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