La pieuvre qui mettait le turbot

Ce que ne savait peut-être pas Sylvain Bourmeau lorsqu'il a écrit son article «Le Poulpe: du noir au brun?», c'est l'extraordinaire talent de travestissement du céphalopode. «Ils changent de couleur et de forme plus vite que les panneaux de Times Square», écrit même le New York Times, qui connaît bien les lieux.
Atlantic longarm octopus, Macrotritopus defilippi imitating a flounder © mblwoodshole
Atlantic longarm octopus, Macrotritopus defilippi imitating a flounder © mblwoodshole

Ce que ne savait peut-être pas Sylvain Bourmeau lorsqu'il a écrit son article «Le Poulpe: du noir au brun?», c'est l'extraordinaire talent de travestissement du céphalopode. «Ils changent de couleur et de forme plus vite que les panneaux de Times Square», écrit même le New York Times, qui connaît bien les lieux.

Le biologiste marin Roger T. Hanlon vient de publier (dans The Biological Bulletin de février) les images d'une pieuvre à longs bras de l'Atlantique — Macrotritopus defilippi — imitant, dans les moindres détails un poisson plat des fonds sableux, le turbot-paon (aussi appelé rombou lune) .

Dans son article, Hanlon précise que l'on savait que deux espèces de poulpes vivant dans les eux indonésiennes utilisaient cette technique pour échapper aux prédateurs, mais que c'est la première fois qu'on l'observe pour une espèce carïbéenne.

Mais pourquoi le turbot? Hanlon et son équipe avancent l'hypothèse qu'un prédateur, qui peut facilement avaler un bout d'une petite pieuvre bien tendre peut hésiter à faire son repas d'un gros poisson plat, rigide et plein d'arêtes.

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