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Billet de blog 3 nov. 2013

Mort et vie des ombres

Le roman de Xavier Boissel, Autopsie des ombres, articule des dimensions et thématiques dont la complexité produit une écriture énigmatique et sombre, comme est énigmatique et sombre le monde développé à travers ses pages. L’effet poétique de cette écriture, l’étrangeté qui par elle recouvre le monde, rejoignent l’expérience qui semble définir le personnage central du roman.

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Le roman de Xavier Boissel, Autopsie des ombres, articule des dimensions et thématiques dont la complexité produit une écriture énigmatique et sombre, comme est énigmatique et sombre le monde développé à travers ses pages. L’effet poétique de cette écriture, l’étrangeté qui par elle recouvre le monde, rejoignent l’expérience qui semble définir le personnage central du roman.

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Autopsie des ombres serait, comme chez Kafka, la narration de l’étrange métamorphose de ce personnage en même temps que du monde : un monde devenu lointain, comme le personnage semblerait pour lui-même devenu trop lointain, métamorphosé en une ombre, basculant dans le monde de cette ombre comme dans un ailleurs séparé du monde, de sa propre identité.

Le roman s’ouvre et se clôt sur l’évocation du même conflit meurtrier, plus précisément sur l’agonie et la mort d’un jeune couple qui, voulant fuir la guerre, est fauché par une rafale et laissé agonisant, mourant et pourrissant selon le processus d’une mort qui, au lieu d’être effacée par les rituels habituels, masquée par la terre et le marbre, demeure dans son évidence et sa durée : « Ils gisaient sur le sol – cadavres enlacés indéfiniment […]. Cette dernière étreinte n’en finissait pas ». Si l’image de ce couple délimite le cadre, l’espace-temps à l’intérieur duquel le roman est possible, la répétition de cette image est aussi l’indice d’une durée qui ne passe pas, ancrée dans un passé qui ne finit pas et se répète, excluant le futur qui permettrait de passer à autre chose.

Cette persistance structure la temporalité du roman, elle traverse le personnage principal et caractérise le monde qui le hante et qu’il hante : le temps n’y est pas arrêté mais a basculé dans une durée sans futur. Ce qui dure c’est l’événement de la mort, la durée sans fin d’une mort qui exclut le futur : la guerre, passée, pourtant ne passe pas, n’a pas basculé dans un passé remplacé par un futur neuf, de même que le présent non plus ne semble pas passer, puisque s’y répète un passé qui recouvre l’actualité du présent.

Cet événement de la mort, sa temporalité propre, traversent le monde ou le personnage de Pierre Narval, en produisent l’étrangeté : un personnage sans futur, « observant la peinture écaillée du mur qui lui fait face » ; un monde où le présent ne cesse d’être hanté par un passé qui dure et où sont indistinctes ces deux dimensions habituellement séparées ; une réalité oxymorique où « le jeune homme […] n’est plus qu’un spectre », où la « jeune femme vient de rendre son dernier souffle » ; etc. L’ordre du monde a changé : le plus éloigné se réunit, le plus proche devient lointain, le temps ne passe plus et ses dimensions se mélangent, de nouvelles relations apparaissent alors que d’autres s’inversent, les corps deviennent des fragments, des ombres, le monde devient un royaume d’ombres…

Il ne faudrait pas conclure que le traumatisme de la guerre produit chez Pierre Narval des tendances suicidaires, une volonté de mourir. Le roman de Xavier Boissel n’est pas platement psychologique et son personnage n’est pas habité par une volonté de mort : « Ce à quoi il aspire par-dessus tout, c’est disparaître, non pas mourir mais disparaître ». Le rapport à la mort dans lequel ce personnage est pris se révèle par ses effets : il ne s’agit pas de vouloir mourir mais d’un devenir dans lequel la mort est moins un état qu’une force qui agit, anime une volonté singulière, un désir singulier, et produit des transformations du temps, de l’espace, du monde, de soi. Disparaître n’est pas mourir mais devenir autre, devenir une ombre, imperceptible, à l’intérieur d’un monde devenu autre. Cette mort, qui dure comme événement par-delà le fait brut de la mort du jeune couple et de toutes les autres morts de la guerre, ne tue pas mais anime un type de vie singulier : la vie d’une ombre, la vie d’un monde qui est un monde d’ombres.

Sans doute notre rapport habituel à la réalité – la réalité ? – est-il conditionné par l’incessante ouverture d’un futur vers lequel nous nous projetons en vue de l’action. Bergson soulignait comment notre rapport à ce que nous appelons la réalité n’existe que dans la mesure où nous y trouvons un champ d’actions possibles impliquant une représentation au futur de celles-ci et de leurs effets. La guerre est caractérisée par ce type de relation à la réalité : anticiper pour agir et survivre. Cependant, pour le personnage du roman, la guerre est à l’inverse l’occasion d’une autre temporalité sans futur, donc d’un autre rapport à la réalité, d’une autre réalité : celle de la mort, d’un temps et d’un monde qui, par cette mort, basculent dans autre chose, entrainés dans une sorte de déréalisation par laquelle disparait la dimension pratique de la réalité : celle-ci n’est plus un champ d’actions possibles, ce dans quoi s’exerce la maîtrise de soi et du monde – elle devient un ensemble de « choses » simplement perçues, la perception d’une série non pas de choses mais d’images visibles et audibles, une sorte de film singulier, plus proche de Rossellini, de Welles ou Duras que de Rambo.

Les chapitres du roman alternent le passé de la guerre et le présent, après le retour du personnage de Pierre Narval à la vie civile. L’agencement des chapitres fait passer du présent au passé, dans une inversion du temps, une sorte de remontée temporelle par lequel le futur est à chaque fois éludé. Les rapports habituels entre le passé et le présent paraissent ici plus complexes, non réduits aux formes du souvenir : si le présent du personnage semble développer les effets de la guerre qu’il a vécue, est surtout évidente une porosité entre le passé et le présent. Ce qui relie le présent et le passé renvoie moins à la psychologie du souvenir ou à un déterminisme lui-même psychologique (traumatisme) qu’à une dynamique par laquelle le présent remonte sans cesse vers le passé alors que celui-ci s’infiltre dans le présent.

Si le monde et le rapport au monde dans lequel vit Pierre Narval est hérité de la guerre, ce monde est surtout caractérisé par ce rapport singulier entre le passé et le présent. Les chapitres sont agencés de telle façon que l’on peut parfois penser que l’un (présent) enchaîne immédiatement à partir du précédent (passé), alors qu’un temps long est supposé s’être écoulé entre les deux. Ou bien, des choses vues au présent en répètent d’autres, passées, comme un écho temporel : aux cadavres d’animaux tués durant la guerre font écho ceux de chiens ou de chats entrevus le long d’une autoroute ; ou de même, les conducteurs des autres véhicules peuvent apparaître au personnage comme des « fantômes » ; ou encore les corps massacrés et les ruines de la guerre peuvent se répéter dans des véhicules détruits croisés durant ce même trajet en voiture. Les images du passé se superposent à celles du présent, formant une seule surface sur laquelle les deux dimensions du temps sont indiscernables, sur laquelle le passé persiste en même temps que le présent est l’objet d’une forme de déréalisation.

Si la mort comme évènement persistant – non comme simple fait – produit ainsi un décadrage du temps, cette métamorphose du temps s’accompagne d’une métamorphose du monde : celui-ci n’est plus constitué de choses sur lesquelles agir mais d’images. Le monde se retire, laisse place à un autre monde d’images, et c’est parce qu’il devient un ensemble d’images visuelles et sonores que le monde peut impliquer ces associations énigmatiques, ces chevauchements entre le passé et le présent, entre l’ici et l’ailleurs, selon une logique du temps et des images proche de l’œuvre de Proust chez qui telle sonorité présente implique, par exemple, un passé qui persiste et ne passe pas.

Pas plus chez Xavier Boissel que chez Proust, le rapport au passé n’est pensé comme souvenir mais comme rapport entre images, puisque ce sont non pas les choses constituées et différenciées qui peuvent entrer dans de telles relations mais des images – le terme d’image n’étant pas compris, au sens classique, comme ce qui représente la chose, l’objet, mais comme la chose devenue pur ensemble visuel, sonore, ou tactile, disparaissant en tant que chose, privée de son usage, de toute dimension pratique, et laissée à sa dimension sensible. C’est ce monde d’images que fait se lever l’événement de la mort, la mort comme événement, et c’est la vie de ce monde d’images liées selon des logiques spatio-temporelles inédites que déploie et parcourt Autopsie des ombres.

Le personnage de Pierre Narval est devenu une image, une ombre, l’ombre étant une des modalités de l’image : une image où tout est effacé, est devenu imperceptible, une image en quelque sorte pure. N’est-ce pas cette pureté de l’image que le personnage cherche à atteindre par son désir de « disparaître » ? Pierre Narval est une image pour le regard fixe de son chat. Il est une image pour lui-même, lorsqu’il saisit son reflet dans un miroir, ou lorsqu’il perçoit son corps étrangement distordu par sa réflexion à la surface des objets qui peuplent l’intérieur d’un bar où « on entend crépiter la voix d’un chanteur populaire d’un autre temps » (répétition du passé). Si Xavier Boissel insiste sur les surfaces, les reflets, les cadres, les écrans, c’est parce que tout est devenu image, le personnage mais aussi le monde dans son ensemble, pure surface de « choses » sensibles, perceptibles, excluant tout rapport sensori-moteur, toute action dans ce monde, maîtrise de celui-ci et de soi. Dépossédé de lui-même et du monde, Narval ne peut que contempler son image multipliée, évanouissante, comme il ne peut que contempler les images démultipliées du monde à travers les sons, l’écran de la télévision, le « spectacle » que le monde est devenu pour lui : « Il est resté immobile, attendant que le soleil se couche, regardant ses rayons se diffracter à la surface de l’eau ». Si la transformation de soi et du monde a pour origine l’événement de la mort, cette origine ne rend pas forcément cette transformation négative : ne s’agit-il pas, par celle-ci, de l’apparition d’un autre rapport au monde et à soi, d’un rapport par lequel « disparaître » ouvre en réalité d’autres possibilités du monde et de soi ?

Si le roman décline les possibilités qu’implique la transformation du monde en un ensemble d’images (reflets, simulacres, rêves, hallucinations, etc.), il insiste sur le fait que cet ensemble contient en lui-même la nécessité de relations entre ces images, comme si une image ne pouvait exister seule mais toujours en relation avec d’autres : avec des surfaces (murs, écrans, miroirs, eau, etc.) qui sont elles-mêmes des images, mais aussi avec d’autres images qu’elle appelle ou exclut.

L’inspiration cinématographique de ce roman réside moins dans le fait que l’auteur y reprendrait des techniques du cinéma, comme cela a pu être le cas chez Dos Passos par exemple, que d’abord dans la métamorphose du monde en un ensemble d’images sonores et visuelles, la matière même de cet art des ombres qu’est le cinéma. Mais si l’on peut évoquer ici une dimension cinématographique, c’est aussi que les images qui constituent le monde sont soumises au principe d’un montage qui les fait s’appeler l’une l’autre, se juxtaposer ou s’exclure, telle image en impliquant une autre ou au contraire s’y opposant, enchaînant à partir d’une autre image ou déclenchant la levée d’une série d’autres images : « Et, tandis qu’il regardait, fasciné, sur le flanc au pelage imbibé de sang, la plaie béante et froncée d’où se répandait une masse de chair informe […], le soldat Narval eut alors la vision d’une autre plaie, celle du sergent-chef Barbet agonisant ».

Narval devient ainsi un « voyant », et ce qu’il voit ce sont des relations qui ne cessent de s’établir, de s’imposer, indéfiniment reprises, répétées, déplacées, transformées, dans un renvoi incessant où le monde apparaît comme une galerie de miroirs ou un film ininterrompu et chaotique : tout y perd son identité, devient image et mouvement, et le monde devient un chaos d’images et de mouvements traversé par le temps de la mort (celui de la vie de la mort) – l’image initiale, celle qui se répète à travers toutes les autres, celle qui circule à travers les associations et dissociations qui constituent le film du monde, étant justement celle du jeune couple exécuté et éternellement mourant. Le monde ainsi perçu ne peut être que chaotique et dispersé, ce qui fait sans doute écho au chaos d’un monde soumis à la guerre, mais qui fait surtout apparaître une ontologie hétérodoxe où l’Etre est remplacé par une infinité d’images indéfiniment montées les unes avec les autres, par une dispersion fondamentale où les relations sans cesse produites contournent toute identité au profit de mouvements et d’une indiscernabilité qui affectent tout ce qui existe.

Ainsi, derrière la trame apparemment simple du roman, se dessine une autre trame, plus complexe et énigmatique. Pierre Narval est-il le même que le soldat dont il est question et qui porte le même nom et prénom ? Les scènes de guerre ont-elles eu lieu ou sont-elles un rêve ? Si le personnage évolue entre le sommeil, le rêve et la vie diurne, qu’est-ce qui distingue ces deux états si l’un et l’autre sont constitués d’images qui se juxtaposent et se combinent (« L’homme observe – accroché par quelques éclats de lune –, le profil de la femme, désormais circonscrite à une succession de séquences fugaces […], comme il les percevrait à la clarté d’un rêve » ; « veille et sommeil se chevauchent, dissipant les rêves dans un monde sans contours ») ? Ce qu’est Pierre Narval devient aussi flou que son reflet fantomatique dans le miroir, comme sont floues les relations entre ce qui est actuellement perçu, ce qui a été perçu, ce qui est rêvé, ce qui est l’objet d’une hallucination, etc. (« Il a apprécié ce moment où l’on ne distingue plus l’aurore du crépuscule »). L’incertitude et l’indiscernabilité envahissent le monde et le roman, celui-ci devenant lui-même l’image d’un récit constitué d’images mobiles, mouvantes, évanouissantes – roman qui développe alors le monde propre de la fiction, celui que la littérature ouvre dans ce monde, celui que le cinéma peut également ouvrir et parcourir s’il s’agit, par exemple, du cinéma d’Orson Welles.

Tout ceci ne constitue qu’une des dimensions de ce roman et d’autres choses pourraient être développées au sujet de l’analyse de la guerre que ce roman implique et de la dimension politique de cette analyse, dans laquelle la guerre devient une réalité à partir de laquelle le langage politique, le rapport du politique au vivant animal et humain, prennent un nouveau sens ; ou encore au sujet de la question de l’art, de ce qu’il présuppose et produit, si l’on considère que le rapport au monde et à soi qui caractérise Pierre Narval est celui qui est impliqué par l’art et la littérature ; ou bien encore au sujet de la figure rhétorique de l’oxymore, qui n’est pas ici simplement une figure poétique mais acquiert une dimension ontologique, l’oxymore désignant une des lignes d’un monde où le chaos règne, en rapport avec le montage permanent qui accompagne la consistance paradoxale de ce monde (« flocons de cendres », « la lune brillait, incandescente », etc.).

Ce qui est certain, c’est que ce premier roman de Xavier Boissel se situe d’emblée dans l’espace qui est celui de la littérature, de la fiction, qui est aussi l’espace de la mort comme événement sans fin et comme force, l’espace d’un « mourir » persistant qui libère l’étrange vie du monde, qui fait se lever les images d’un monde dont celui qui le voit ne peut être que traversé. Il faudrait, de ce point de vue, rapprocher Autopsie des ombres de l’œuvre d’autres écrivains comme Proust mais aussi Borges, Blanchot ou Ahmed Bouanani – ne serait-ce que pour évoquer encore d’autres possibilités de lecture, ou bien simplement signaler la hauteur à laquelle se situe ce livre.

Xavier Boissel, Autopsie des ombres, éditions Inculte, 2013, 164 pages, 15 € 90

A lire également : "Autopsie des ombres", éclat des guerres contemporaines (critique, entretien vidéo avec l'écrivain et premières pages du livre).

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