Le J.O. : journal non officiel de poésie

J’ai connu Le Jardin ouvrier lorsqu’il était une petite revue à couverture grise, petit cahier agrafé, vendue uniquement sur abonnement, chèque à l’ordre du Jardin ouvrier, à adresser à Ivar Ch’Vavar, à Amiens.
J’ai connu Le Jardin ouvrier lorsqu’il était une petite revue à couverture grise, petit cahier agrafé, vendue uniquement sur abonnement, chèque à l’ordre du Jardin ouvrier, à adresser à Ivar Ch’Vavar, à Amiens. Ivar Ch’Vavar est un poète picard « à la fois notoirement connu et notoirement inconnu » selon ses propres termes. Il est l’auteur d’une œuvre considérable, écrite sous divers pseudonymes et dont une partie est en langue picarde.
J’étais abonnée au Jardin ouvrier, pas depuis le premier numéro, mais à partir du numéro 5 ou 6 et jusqu’au dernier (en 2003). Il m’arrive encore aujourd’hui de recevoir quelques-unes de ces publications volontairement pauvres et vraiment expérimentales, celles de La Vie Secrète des mots, par exemple, depuis 2006. Depuis, Le Jardin ouvrier est sorti de la clandestinité. Mais ce n’est pas sans une certaine surprise que j’ai vu que cette publication Hölderlin au mirador" d’Ivar Ch’Vavar (n° 11 et 12), "De la nécessité d’une nouvelle poésie révolutionnaire du dehors" de Christophe Tarkos ou "La Justification de l’abbé Lemire" de Lucien Suel. Et malgré la belle édition, la forme de consécration, il conserve sa force de provocation.
Ivar Ch’Vavar & Camarades, Le Jardin Ouvrier. 1995-2003, 410 p. 25 euros

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