Hollande, Poutine, Obama, Erdogan: tous au "travail" !

“Travailler”, “s’employer”, quels beaux mots ! Comme ils peuvent être mensongers et habiller tout et n'importe quoi...

 

Travailler”, “s’employer”, quels beaux mots !

 

 

“Le Président François Hollande va s’employer à convaincre Vladimir Poutine de travailler avec les Américains sur la Syrie. Il va aussi travailler à le convaincre de travailler mieux avec la Turquie pour de meilleurs résultats dans le travail sur l’Organisation Etat Islamique”.

 

 

Quand on vous dit que le premier souci du Président Hollande c’est le travail et l’emploi !

 

 

S’il ne reste qu’un Français à chercher un “emploi”, à “s’employer”, ce sera lui et il le trouvera !

 

 

Tout le monde au “travail” !

 

 

Sans oublier de mettre un casque, car la sécurité au travail est notre premier souci, évidemment.

 Par ce lexique démotivé, ici exemplifié par la ritournelle entendue sur France-Info le 26 novembre 2015, il s'agit d'inscrire le Président et le gouvernement dans cette "valeur" portée aux nues hier par son prédeccesseur et concurrent, "le travail". 

Aujourd'hui encore, dans sa campagne pour les élections régionales, le parti appelé par antiphrase "Les Républicains" ne nous parle, dans "le" (ou "la" , je ne sais...) Nord-PasdeCalais-Picardie que de restaurer le travail.

On notera pourtant que l'emploi systématique de ce mot relève d'une stratégie verbale consistant à occulter de quelle sorte de "travail" il s'agit.

Le "travail" de Hollande à Moscou? Essayer de rallier Poutine à la coalistion atlantiste... héritière des interventions en Irak, c'est-à-dire responsable de la situation de guerre civile internationale qui prévaut en Syrie et en Irak dans le chaos instauré volontairement par les USA et leurs vassaux... A l'origine donc des attentats de Paris, Madrid et ailleurs, attentats commis par des forces criminelles nées des manipulations américaines et atlantistes, des "cratures" qui ont échappé à leurs "créateurs", retour de flammes dont les apprentis-sorciers n'apprennent jamais rien.

Le "travail" de Hollande en Syrie? Il s'agit de "bombarder".

Pourquoi ne pas le dire concètement, clairement et camoufler la nature de l'action menée sous le vocable valorisant de "travail"?

Peut-être parce que le travail est toujours bon...

Tandis que des bombardements ne valent que ce que vaut la stratégie dont ils font partie...

Et qu'en l'occurrence la stratégie de Hollande (continuatrice de celle de Sarkozy) est celle qui ne cesse d'aggraver le chaos dans les parties du monde où elle se déploie: Centre Afrique, Mali, Lybie, Syrie, Irak.

Autant de fiascos.... Mais ce n'est pas de sa faute, il "travaille"... si ça ne donne que de mauvais résultats, c'est juste que les autres sont des feignants...

 

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