BUOUX 27/28 août, deuxième édition des rencontres de CAMédia ou carrefour de l’inattendu.

 

Mais que diable les quelques 15O participants à ces rencontres étaient-ils allés faire dans ce château ? Qu’étaient-ils allés chercher ?

Comprendre la nature et les enjeux des révolutions arabes grâce à Pierre Puchot, journaliste de Médiapart et admirer les caricatures d’ Ali Farzat, à qui étaient dédiées ces journées, victime de l’ensauvagement du régime syrien, découvrir l'exposition de dessins dédiée à KAIS jeune grapheur libyen de talent tombé dans un piège tendu par des miliciens aux ordres qui l'ont assassiné.

 

Réfléchir sur l’extraordinaire outil participatif que constituent les blogs et éditions sur Médiapart, autour de Sébastien Rome, enseignant indigné et Bernard Elman cofondateur du lycée autogéré de Paris, qui tous deux défendent sur leurs blogs une autre vision éducative ?

Mieux appréhender les ressorts de la machine à punir mise en place inexorablement par ce régime grâce à la participation de Gilles Sainati animateur d’une édition participative( ici) sur Médiapart ?

Savourer « la poétique devenue politique » d’Edouard Glissant dans un duo harmonieux conteur/journaliste, Estelle Bonnier Bel-Hadj (comédienne) et Edwy Plenel ,sous le grand cèdre bleu?

Découvrir les réalités de l’Algérie, de la Tunisie, de Marseille à travers la projection de courts métrages( l'un d'eux ici) sélectionnés par Didier Zuilli et Brigitte Vitabelle.

Sans doute, mais bien plus encore.

Mettre du vivant dans le virtuel, se rencontrer, s’écouter, flâner, rire et fatiguer ensemble sous les assauts bienveillants du mistral avec dans le lointain, le braiment de l’âne et les sonnailles du troupeau de chèvre qui saluaient ainsi la table ronde sur la réforme éducative.

S’inscrire dans la beauté du lieu, des visages et des paroles.

Laisser se dérouler l’imaginaire, accepter de se laisser décentrer juste le temps d’un week-end, faire place à l’émotion à travers le cinéma et la très belle pièce Saltimbanque interprétée par Estelle Bonnier Bel-Hadj.

Et puis, apprendre l’inattendu.

A défaut de révolution, c’est sous la forme d’une bête étrange qu’il nous est apparu.

Elle nous observait de ses petits yeux globuleux perçants dans le vaste escalier de la tour nord, comme tétanisée par notre irruption incongrue. Entre souris transgénique, lémurien anachronique, chauve -souris amphibie, écureuil rachitique, rat atteint de priapisme ou taupe qui rêverait d’Icare, aucun des promeneurs nocturnes ne put identifier l’étrange animal. Les supputations les plus folles circulèrent pendant deux jours, la rumeur, à l'heure du sirop, allant même jusqu’à parler d’une taupe genre Sarkiédinne ( à cause des oreilles de l’animal….).

Ce qui est sûr, c’est qu’elle court toujours et qu' un mythe et une tradition sont nés grâce à un journal, Médiapart.

NB : Une photo de l’animal prise par une abonnée dans des conditions extrêmes devrait bientôt nous aider à élucider ce mystère en attendant la prochaine rencontre de CAMédia. Des vidéos et des photos de ces rencontres, des synthèses des ateliers suivront dans les jours à venir.

Merci à tous les participants et organisateurs dont la liste exhaustive n'apparait pas dans ce billet léger mais dont les coordonnées seront très bientôt diffusées sur l'édition. En attendant, vous pouvez relire les billets précédents pour davantage d'informations.

 

 

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