Tintin et Milou au Haut-Karabakh

Trouvez les fautes, répondez aux questions qui se posent. Optez pour l'admiration et le respect, ou au contraire pour la rigolade. Réponses, votes, en commentaires.

Voici un texte intéressant à plus d'un titre. D'abord, si on fait le choix de croire qu'il ne s'agit pas d'une galéjade, c'est admirable, dangereux, assez poignant. Ensuite, le texte intéresse tous les élèves et étudiants, qui vont endosser la robe de docteur et aller à la chasse au fôtes et coquilles. Nombre incroyable dans un si petit texte. Enfin, justement, sujet de dissertation, récit ou discours, spéculation, fiction : est-ce que c'est vrai, est-ce qu'il vont bel et bien rapporter un film ?

À mon avis, c’est Stéphane Simon qui a rédigé ça. Le nombre impressionnant de fautes et de coquilles dans un si petit texte en atteste.
Mais bon. Je fais l’hypothèse que ce n’est pas du pipeau. Je vois bien Simon dans une galéjade, mais pas Onfray. Alors je dis bravo. J’espère qu’il ne leur arrivera rien de fâcheux.

Michel Onfray en reportage dans le Haut-Karabakh

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Accompagnés de Stéphane Simon et du réalisateur Alexandre Jonette, Michel Onfray vient d'arriver dans le Haut-Karabakh pour y filmer les événements tragiques qui s'y déroulent.

Publié le 15 novembre 2020 par Front Populaire

Notre présent se joue aussi à 5.000 kms de la France. Dans le Haut-Karabakh. Il y a un mois et demi, ce territoire, qui a proclamé son indépendance par référendum en 1991 après la chute de l'Union soviétique, s’est trouvé agressé par la dictature azerbaïdjanaise voisine, alliée à la Turquie. Des forces hétéroclite, notamment composées de mercenaires djihadistes débauchés par le régime d'Erdogan, ont pénétré dans le pays, où ils ont tué de nombreux civils appartenant à la majorité chrétienne arménienne.
Face à eux, la population a résisté en constituant une armée de fortune. Des combats inégaux ont fait rage pendant des semaines avant de tourner à l'avantage des assaillants, dotés d'un matériel militaire beaucoup plus performant (dont des drônes vendus par Israël: lire notre article du 3 novembre) et dopés par une prime de "100$ pour toute tête d’Arénien tranchée" ainsi que la promesse de recevoir la nationalité turque pour les mercenaires.
Début novembre, l’intervention de Vladimir Poutine a sonné la fin des hostilités et un cessez-le-feu a été imposé aux belligérants. Résultat, le Haut Karabakh se trouve à présent dans l’obligation de donner les 3/4 de ses terres millénaires à l’Azerbaïdjan, qui ne cache pas son intention d'en "chasser les chiens d'Arméniens" (pour reprendre l'expression de son président dictateur Aliyev). Depuis, l’exode est massif, les Chrétiens emportant avec eux jusqu’aux pierres tombales de leur famille et brûlant leurs maisons plutôt que de les voir confisquées par des Azéris.
Alors que le premier ministre arménien Pachinian se désole d’avoir signé un "texte incroyablement douloureux", Erdogan se réjouit quant à lui triomphalement de "voir le Haut Karabakh redevenir un pays de l’Islam et reprendre sa place sereine à l’ombre du Croissant". Quelle lâcheté a pu saisir la France et surtout l’Union européenne, qui refusent de voir que ce qui se produit là-bas est un épisode de plus dans la retauration de l'Empire ottoman par le sultan d'Ankara?
Michel Onfray est son équipe ont atterri hier à Erevan avant de gagner Stepanakert, capitale du Haut Karabakh, par la route ce dimanche. Leur objectif: témoigner de l'expansionisme islamiste à l'oeuvre dans la région. Un expansionisme qui n’est pas sans rapport avec ce qui se passe en France. Peut-on dès lors parler d'une guerre de civilisations? C’est à cette question majeure qu’il s’agira de répondre.

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