Les rails du Burkina sont propriété bretonne

Clin d'œil appuyé aux enquêtes de Martine Orange, depuis Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina, à quelques encablures de la Côte d'Ivoire. Depuis 1995, Sitarail, le réseau ferré de Côte d'Ivoire et du Burkina, est propriété de Vincent Bolloré.

Clin d'œil appuyé aux enquêtes de Martine Orange, depuis Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina, à quelques encablures de la Côte d'Ivoire. Depuis 1995, Sitarail, le réseau ferré de Côte d'Ivoire et du Burkina, est propriété de Vincent Bolloré. Il n'est pas certain que la concession accordée à l'homme d'affaires breton se soit révélée très rentable jusqu'à présent, plombée par la crise ivoirienne de 2002. Mais les perspectives sont autrement plus réjouissantes, puisque l'axe reliant sur plus de 1200 kilomètres Ouagadougou au port d'Abidjan est stratégique pour l'économie de toute la sous-région (transport d'hydrocarbures, de mil, de riz).

 

 

Quitte à ce que les voyageurs en fassent les frais. Dans la touffeur de mars, les halls des grandes gares ferrovières de Bobo (photo) et de Ouagadougou sont déserts. L'essor du fret a relégué le transport des voyageurs au second plan, plongeant les lieux dans un sommeil de plomb. A peine trois trains par semaine relient Ouaga à Abidjan, via Bobo... Les liaisons vers le Bénin et le Mali sont encore plus rares. Les Burkinabè préfèrent donc le bus, plus fréquent et surtout plus fiable, pour voyager.

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