Cerveau

Une fois encore les chaînes d’information en continu ont usé et abusé de mots et de métaphores littéralement élimées par une utilisation excessive et très souvent impropre. Ainsi en va-t-il de cerveau. Le cerveau est en anatomie la partie antérieure et supérieure de l’encéphale et, par extension, toujours dans le même domaine, désigne l’ensemble de l’encéphale.

Une fois encore les chaînes d’information en continu ont usé et abusé de mots et de métaphores littéralement élimées par une utilisation excessive et très souvent impropre. Ainsi en va-t-il de cerveau. Le cerveau est en anatomie la partie antérieure et supérieure de l’encéphale et, par extension, toujours dans le même domaine, désigne l’ensemble de l’encéphale. Au sens figuré, le cerveau peut devenir dénombrable et un cerveau est alors synonyme d’instrument mental, c’est-à-dire d’intelligence, d’esprit, de raison. Donc qualifier de cerveau un assassin, qui a vraisemblablement organisé le massacre de 129 personnes, est non seulement une erreur sémantique mais une faute de goût et une insulte à l’intelligence et à la raison. Le terme d’organisateur semblerait plus approprié, ce qui conduit à se demander si, dans les rédactions des chaînes d’information en continu, où l’on pétrit, ressasse, répète jusqu’à ce que la nouvelle ainsi manipulée ne soit plus qu’une bouillie infâme, il y a encore des cerveaux…

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