Billet de blog 6 mai 2022

Entretien avec Iván Guarnizo, réalisateur du documentaire "Del otro lado"

"Del otro lado", long métrage documentaire d'Iván Guarnizo, était en compétition en mars 2022 au festival Cinélatino, Rencontres de Toulouse. Il y est question de pardon et de processus de paix en Colombie.

cedric.lepine
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Cédric Lépine : À quel moment le projet documentaire est-il passé de quelque chose d'intime et familial à une dimension publique collective ?

Iván Guarnizo : J'ai commencé le film comme quelque chose de totalement personnel et intime où j'essayais de comprendre ma propre douleur et celle de ma famille. Très vite, j'ai réalisé que je ne voulais pas que mon film reste seulement dans le passé, mais plutôt qu'il soit un film tourné vers l'avenir en quelque sorte. Alors quand j'ai lu le journal intime de ma mère et que j'ai voulu rencontrer les membres de la guérilla qui s'occupaient d'elle, j'ai réalisé que je regardais vers l'avenir.

Iván Guarnizo © Francisco Muñoz

Au début, je voulais que mon fils, qui avait un an au moment où j'ai commencé le film, voie ce que je faisais, comme une façon de réécrire notre histoire de la douleur depuis un autre point de vue. Quelque chose a lentement commencé à se produire et qui consistait à socialiser la douleur. J'en ai d'abord parlé avec mon frère, puis avec ma famille. Je ne me suis rendu compte que plus tard que ce processus trouvait un écho chez d'autres Colombiens, au début de la présentation du projet encore inachevé dans différents ateliers dans des festivals, Ce n'était pas mon intention, mais à un moment j'ai pris conscience que ce désir de redonner un nouveau sens à la douleur et d'essayer de rencontrer une sorte d'espoir qui s'ouvrait avec les accords de paix de 2016, se transformait en quelque chose qui pouvait être collectif, dans le sens de nombreux efforts individuels tendus vers un même lieu. Je souhaitais que la première diffusion du film se fasse en salles de cinéma pour ainsi renforcer l'expérience collective de la catharsis. Les 30 dernières minutes du film sont ainsi consciemment présentées avec un niveau sonore plus faible que le reste du film. Ainsi, le public est obligé de se concentrer pour suivre attentivement ce qui est dit. Le mixage sonore a ainsi généré quelque chose auquel je ne m'attendais pas : dans la salle de cinéma, les personnes qui se retenaient de pleurer ont entendu d'autres qui commençaient à sangloter et alors elles ne se sont plus senties seules et ont pu lâcher prise et laisser sortir leurs émotions.

À la fin, lors des questions-réponses, la première chose que les gens ont faite n'a pas été de poser des questions, mais de parler de leur propre expérience et de la façon dont ce film leur a même permis de penser à un nouveau récit pour leur propre vie. Il est arrivé plusieurs fois que quelqu'un parle, lève la main et dise : « Les paramilitaires ont tué mon père il y a 16 ans et nous n'en avons jamais discuté avec ma famille. Et maintenant, ce film me donne l'envie d'aller leur parler. » Nous étions à un festival de cinéma à Ciudad Bolívar, quartier de Bogotá, le plus grand et probablement le plus pauvre. Ici, un garçon s'est approché de moi, n'a absolument rien dit, m'a serré dans ses bras et m'a chuchoté à l'oreille « Je rentre à la maison maintenant pour m'excuser auprès de ma mère. » Et ce genre de choses a commencé à se produire et j'ai vraiment réalisé à quel point je me connectais, mais je ne m'y attendais pas. Je pense que l'effort de paix est une association d'efforts individuels qui devient collectif. De toute évidence, des efforts collectifs sont nécessaires, mais je ne suis pas une institution. Je suis une personne seule avec ma famille et au final, c'est un effort individuel mais familial, qui a trouvé un écho chez d'autres personnes qui veulent aussi faire cet effort collectif.

C. L. : Comment a commencé l'écriture du scénario ?

I. G. : La première fois que j'ai écrit le film, c'était le lendemain de la signature des accords de paix. Le film était un récit du passé et de notre douleur. Puis j'ai commencé à penser mon film, à la fois avec mon producteur, avec mon frère, avec d'autres personnes, et à faire des recherches dans les journaux, puis à regarder ailleurs. Et quand j'ai trouvé le titre Del otro lado [traduction littérale : De l'autre côté], je me suis rendu compte qu'il était très polysémique parce qu'il parlait de beaucoup de choses : il parlait de ce côté où ma mère avait vécu et du côté où j'étais. Mon frère le voit comme les deux côtés où nous étions tous, alors qu'il était en Colombie et que je vivais en Espagne à cette époque. C'est un film qui part de l'individu et va chercher cet autre côté de la Colombie. Dès lors, j'ai décidé d'aller à l'endroit où ma mère avait été kidnappée et de parler aux personnes que j'y ai rencontrées. J'ai aussi commencé à ouvrir un peu mon histoire, à écouter les histoires des autres. Et quand vous trouvez cela, il y a un terme qui est beaucoup utilisé dans les processus de paix et de réconciliation, qui est l'écoute active. Lorsque vous faites de l'écoute active dans le sens que vous ne faites pas que recevoir, mais que vous recevez pour rendre quelque chose. Je rencontre des gens qui ne sont pas seulement colombiens qui se connectent avec le film, par exemple, avec des choses qui n'ont rien à voir avec le conflit. Au Canada, par exemple, une femme a déclaré que l'une des choses qui l'avait le plus impressionnée était de voir trois hommes exprimer leurs émotions d'une manière si vulnérable, en disant "c'est un exemple d'une nouvelle masculinité". C'est quelque chose auquel je n'avais pas pensé, mais j'aime ça parce que j'ai l'impression que oui, que nous construisons cela, surtout dans un pays et dans une région comme l'Amérique latine, où la figure de l'homme est toujours celle qui ne pleure pas et répond à une attaque violente. Nous essayons alors de briser ce moule, non consciemment, mais simplement parce qu'il est sorti de nous. Et dans le processus de réconciliation en cours, mon frère a expliqué, quand nous avons présenté le film en Espagne, que le documentaire parle aussi de petites choses qui ne concernent pas seulement un conflit armé : il est question d'une tentative d'écoute de l'autre dans des petites situations du quotidien.

C. L. : L'histoire est celle de deux hommes qui en rencontrent un troisième et tous évoquent la figure d'une femme, leur mère.

I. G. : Au cœur du film film se trouve une femme. Oui, je pense que ce que vous dites est très fort, car le film est aussi très masculin dans le sens où mon frère et moi sommes les protagonistes et ensuite arrive Güérima. Mais ma mère est vraiment celle qui donne le ton à tout le film. Nous suivons non seulement sa piste, mais aussi celle de son pardon. C'est comme l'héritage qu'elle nous a laissé, pas seulement à mon frère et à moi. C'est pourquoi cette dernière image du film où nous sommes tous les trois assis autour de la table était très importante pour moi. Je pense qu'à ce moment-là, nous pensons tous les trois à la même chose sans le dire. Ce n'est pas explicite, mais c'est clair à travers la façon dont nous sommes assis après avoir parlé : nous pensons à ma mère, nous sommes là grâce à elle. C'est un film masculin, mais grâce au pouvoir de quelque chose de très féminin à l'instar du soin par lequel elle était capable de donner et de recevoir.

C. L. : Cela révèle le processus thérapeutique du cinéma qui permet d'exprimer ses émotions.

I. G. : Je pense que le fait que les hommes en Colombie comme dans n'importe quelle partie du monde soient vulnérables devrait être davantage considéré comme normal. Je pense que la vulnérabilité brise de nombreuses autres réactions qualifiées jusque-là comme typiquement masculines quand on pense aux réactions violentes, autour de la défense de l'honneur, de la vengeance, etc. Il y a une chose qui m'a vraiment impressionné. Il existe un groupe qui travaille en Espagne, en Angleterre et en Norvège, ainsi qu'en Belgique, qui s'appelle Mujer Diáspora. Il s'agit d'un groupe de femmes colombiennes qui ont commencé à se rencontrer avant la signature des accords de paix et qui ont continué depuis à œuvrer ensemble. Elles se sont rendu compte d'une chose : la majorité des Colombiennes de la diaspora ou des Colombiennes qui avaient quitté la Colombie n'avaient jamais parlé de leur expérience dans le conflit. Alors elles ont commencé à recueillir patiemment leurs témoignages d'une manière très différente. Pour éviter de faire du témoin seulement une victime, elles ont développé une autre manière de parler. Il s'agit par exemple de cuisiner ensemble, de manger et à la fin du repas de commencer à discuter. Alors les barrières tombent et les personnes parlent d'un autre endroit : c'est ainsi que j'ai eu l'idée de la séquence avec ma famille au début du film.

"Del otro lado" de Iván Guarnizo © DR

Si cette guerre a tant duré, c'est qu'elle est devenue fratricide, avec par exemple un homme qui tue le père d'une famille, puis quelqu'un de cette famille qui se venge et a tue le fils de l'autre. Pour briser ce cycle de vengeance et de représailles, les femmes sont parties et se sont tues pour briser le cycle de la violence. J'aimerais que nous, les hommes, commencions à résoudre les choses d'une manière différente aussi. En fait, Güérima dit des choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord et je dis des choses avec lesquelles il n'est pas d'accord. En revanche, c'est mon ami et je l'aime beaucoup et il m'aime. Mais souvent, nous pensons différemment, car nous sommes capables de résoudre nos différends en parlant.

C. L. : Cela reprend l'idée que bien des fois en Amérique latine, face à l'injustice, les hommes prennent les armes, tandis que les femmes manifestent pacifiquement pour réclamer leurs disparus en pleine dictature, par exemple.

I. G. : Bien sûr, et utiliser la caméra, qui est mon métier, est ma façon de traduire la réalité. Je comprends la réalité grâce au fait que je fais des films. J'aimerais que les hommes puissent faire d'autres choses et utiliser davantage d'outils considérés comme féminins. En ce sens, je dis que le film possède l'enseignement d'une femme en particulier, ma mère, et que les trois hommes se l'approprient. Je ne crois pas que nous soyons les trois seuls hommes en Colombie ou dans le monde à faire cela. Il y en a tant d'autres qui commencent à utiliser d'autres types d'outils ou même transforment les outils de la mort, comme le fait dans le film Güérima, qui transforme une balle en une aiguille à tricoter, un crochet.

L'écrivain colombien Fernando Vallejo a réalisé une biographie du poète et écrivain colombien Porfirio Barba Jacob, où il raconte comment en Colombie, les hommes ont transformé les objets de travail en objets de mort. Par exemple, les machettes comme les houes servaient à labourer la terre mais les hommes les ont transformées en objets de mort. Une des choses que j'aime le plus, c'est de montrer que Güérima fait le contraire : il prend un objet de mort, une balle, et le transforme en objet de vie, car au final utiliser une aiguille c'est créer la vie. J'aimerais que plus d'hommes soient capables de faire ce genre de choses. Je pense que c'est un acte poétique incroyable de l'avoir fait, et je pense que la vie devrait être pleine de ce genre d'actes poétiques.

C. L. : Existe-t-il d'autres initiatives comme la vôtre pour soutenir la Commission de la Vérité en Colombie ?

I. G. : Je pense qu'il y a beaucoup d'initiatives similaires à la mienne. Peut-être ne sont-elles pas tous publiques au sens où toutes ne se transforment pas en films qui ont vocation à devenir une histoire publique mais il existe de nombreuses initiatives personnelles.

Une partie importante de la population a directement souffert de la guerre en Colombie, avec 8 millions de victimes, sur un pays de 52 millions d'habitant.es. C'est un pourcentage très élevé ! Ce registre des victimes ne prend en considération que la période qui s'étend de 1964 à 2016, où 6 millions de personnes ont été contraintes de se déplacer en raison de la violence. Certaines personnes ont subi plusieurs types d'agressions : viol, déplacement, disparition, torture, meurtre. L'enlèvement est l'une des formes de violence au plus faible pourcentage par rapport aux autres cas en Colombie, mais il a eu une importance nationale, car au début, les enlèvements ont touché la bourgeoisie et les propriétaires des médias. À l'époque, on en parlait davantage que les personnes déplacées, mais cela ne veut pas dire que c'était le plus grand nombre, même si cela reste un crime terrible.

Les initiatives sont nombreuses et la Commission de la Vérité a réalisé ou accompagné de nombreux cas. La Commission de la paix en Colombie est divisée par région : pour les Caraïbes, pour le Pacifique, etc. Le commissaire à la paix qui travaille avec la diaspora colombienne est Carlos Martín Beristain, Espagnol basque, qui a accompagné de nombreux processus de paix, par exemple au Guatemala, ainsi qu'au Pays basque où il a été l'un des organisateurs avec le Groupe d'action communautaire pour les rencontres entre les membres de l'ETA et leurs victimes au début des années 2000. Récemment, le film d'Icíar Bollaín, intitulé Maixabel, fait référence à cela. Ces rencontres entre victimes et responsables des crimes ont été réalisées dans de nombreux processus de paix en Afrique du Sud, au Guatemala, et Carlos nous a dit que différentes choses ont été apprises lors de ces processus : tout d'abord, il ne peut pas s'agir de réunions forcées, elles ne peuvent pas être institutionnelles. L'une des choses essentielles pour une victime est qu'elle doit avoir le pouvoir absolu de vouloir pardonner ou non. Personne ne peut forcer quiconque à pardonner. Ce n'est qu'un processus que vous pouvez accompagner. Quand des gens comme moi ou mon frère arrivent à pardonner, ce qu'on peut faire, pour les personnes qui n'ont pas pu, qui ne veulent pas ou qui ne peuvent pas, de leur montrer notre propre expérience.

Bien qu'il ne soit pas obligatoire, je peux dire que le pardon est quelque chose de sublime et qu'il transforme une personne. Quand j'ai pardonné, j'ai enlevé une montagne sur mes épaules et je suis devenu une meilleure personne, parce que j'ai enlevé la haine. La Commission de la Vérité a accompagné de nombreux processus comme celui-ci, et certains n'ont pas abouti : il faut savoir que tous les processus ne se terminent pas nécessairement comme le nôtre.

J'ai eu beaucoup de chance dans le sens où j'ai trouvé une personne, Güérima, qui avait eu lui-même la chance de rencontrer ma mère. J'ai eu aussi la chance que ce qui nous est arrivé ne se soit pas terminé par une tragédie, par la mort de ma mère dans la jungle, par une maladie ou un meurtre. Je pense que dans la guérilla, il y avait beaucoup plus de gens comme lui et c'est quelque chose qu'en Colombie qui a été caché. J'étais intéressé de pouvoir raconter mon expérience de l'humanisation de l'autre parce que là où j'ai grandi, en Colombie, durant mon adolescence dans les années 1990, au moment où la guérilla avait le plus de poids dans l'histoire de la Colombie, j'ai diabolisé et déshumanisé la guérilla. Puis j'ai dû revenir en arrière. Dans le film, j'ai consciemment montré ce qui m'était arrivé : l'humanisation de cette autre personne en face de nous.

Del otro lado

Réalisé par Iván Guarnizo
2021, Colombie
Durée: 83'

Scénario: Iván Guarnizo, Núria Polo
Images: Carlos Villaoslada
Montage: Ariadna Ribas, Iván Guarnizo
Son: Alejandro Castillo, Alejandro Molano
Musique: Nicolás Muñoz M
Production: Gusano Films
Producteurs : Jorge Caballero, Iván Guarnizo

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