Avant la quête, La Voie du Rige

La Quête de l’Oiseau du Temps est une référence pour tous les amateurs de bande dessinée et pour les fans ultimes, un mythe. Estampillée en 1984 première bd d’Heroic Fantasy franco-belge, La Quête opéra une révolution qui dépassa le simple cercle des lecteurs,

La Quête de l’Oiseau du Temps est une référence pour tous les amateurs de bande dessinée et pour les fans ultimes, un mythe. Estampillée en 1984 première bd d’Heroic Fantasy franco-belge, La Quête opéra une révolution qui dépassa le simple cercle des lecteurs, emmenant à sa suite nombre de scénaristes et dessinateurs qui marcheront sur les traces de Régis Loisel et Serge Le Tendre. En 1998, dix ans après avoir mis un terme au cycle des aventures de Pelisse, de Bragon, de Mara et du Rige, le duo d'auteurs avait repris l’écriture pour débuter un nouveau cycle, liminaire, celui d’Avant la quête.

Le tome 3 d’Avant la quête met en scène un des personnages les plus emblématiques de la série. Dessiné pour la première fois par Vincent Mallié, La Voie du Rige raconte la rencontre entre Bragon, chevalier en devenir avide de reconnaissance et de gloire désirant gagner le coeur de Mara, et son futur maître d’armes en la personne du Rige, cette énigmatique créature et mentor que Bragon tuera dans la série originelle.

Les thèmes sont universels et classiques : destinées, fidélité, bravoure, amour, trahisons, choix... Mais Loisel et Le Tendre les développent avec toujours autant de plaisir et d’inventivité dans un genre qui a aujourd’hui ses codes, ses références. L’occasion pour les auteurs de tordre le cou à certaines idées reçues… Auteurs rencontrés peu après la sortie de l’album le 26 mars dernier.

 © Loisel - Le Tendre - Mallié / Dargaud © Loisel - Le Tendre - Mallié / Dargaud

La Quête de l’Oiseau du temps a été une première dans la BD francophone, on peut parler de vos références ?

 

Serge Le Tendre : Ce sont surtout des influences, des lectures. Par exemple, je tiens à dire que Tolkien ne m’a pas influencé. J’ai lu Le Seigneur des Anneaux, mais au final, je n’ai pas peur de le dire : nous ne sommes pas les fils de Tolkien.

 

Vincent Mallié : je ne suis pas versé dans l’imagerie classique de l’Heroic Fantasy. Je ne suis pas à l’aise pour dessiner un dragon par exemple. Mes références sont plus du côté du cinéma fantastique, Alien par exemple. De la même manière, la scène d’ouverture de La Voie du Rige, pour moi c’est plus du western. Pour une scène dans la forêt avec des papillons, je trouve que ça tient davantage du film de samouraïs, je trouve que la quête emprunte à plusieurs genres.

 

Avant la quête n’est pas qu'une simple préquelle. Il s’agit avant tout de nouvelles aventures, qui peuvent se lire indépendamment du premier cycle et retracent les destins des personnages principaux mais également de certains protagonistes que l’on ne retrouvera pas dans le futur, et qui ont (ou ont eu) une influence certaine sur le cours de l’histoire. Amenant le lecteur à se tourner (ou à revenir) vers les premiers opus.

 

Serge Le Tendre : Avant la quête est une aventure qui dure depuis 1992, commencée avec Lidwine, cela fait donc 12 ans. Deux ans se sont écoulés depuis le tome 2, et on se retrouve aujourd’hui en plein milieu du second cycle.

 

Régis Loisel : on nous demande souvent de combien d’albums sera constitué le cycle Avant la Quête. Raisonnablement, je pense qu’on ne descendra pas en dessous de six. Rien n’est figé, mais il y a beaucoup de choses à raconter. Il faut que l’on se raccorde avec certains événements, éléments, et rencontres qu’on a pu raconter ou faire dans le premier cycle.

 

Serge Le Tendre : Il y a des pistes, des chausse-trappes aussi que l’on n’avait pas du tout prévues, et on revisite donc le mythe et on recolle les pièces du puzzle, et c’est vraiment intéressant.

 

Régis Loisel : il faut préciser que l’on n’essaie pas de raconter la jeunesse de Bragon, ce n’est pas du tout le but. La question qui nous intéresse, c’est de parler des personnages et de dire ce qui les a amenés à partir pour cette quête de l’oiseau du temps. Comment et pourquoi Mara est passée du côté sombre, qu’est ce qui fait que cette secte (NDR : L’ordre du Signe), de secrète, va devenir importante au fur et à mesure des albums, jusqu’à créer un personnage, Pélisse, pour pouvoir rallier Bragon à sa cause. On essaie d’expliquer…

 

Ce n’est donc pas la genèse, ni la jeunesse de Bragon, vous recréez un univers ?

 

Serge Le Tendre : on raconte le destin des personnages, à partir de là, il y a une lecture horizontale et une lecture verticale. L’horizontale, c’est l’aventure, les exploits, les conflits, les désirs. La lecture verticale, c’est comment on parvient à rattacher ces nouveaux épisodes au cycle originel. Cela donne souvent des frissons, un vertige, la magie fonctionne. On raconte l’histoire d’un personnage qui a un désir : vivre avec celle qu’il aime. Et tout va s’opposer à lui, et empêcher que ses rêves se réalisent : sa naissance, sa force, ses faiblesses, jusqu’à l’élue de son cœur qui va être un obstacle à cette réalisation. Jusqu’à la folie. On le prépare, on le découvre dans ce nouveau cycle. Comme on retrace la destinée des autres personnages de la quête initiale : le Rige, le jeune Bulrog qui deviendra ce personnage ambigu, cagoulé, passé sous les fourches caudines de Bragon lorsqu’il sera en passe de devenir un maître à son tour… D’autres personnages sont prévus, d’autres ne peuvent apparaître, comme Fol de Dol (malheureusement pour moi, car j’ai une tendresse particulière pour lui).

 

La Quête, c’est une envie, envie de raconter une histoire, l’histoire de personnages… D’ailleurs, tout ce que l’on fait, ensemble ou séparément, quel que soit le cadre, Régis dans Magasin Général, moi-même dans Tirésias, on est dans l’émotion, dans le non-dit même, tout cela s’inscrit dans la même veine. Après, dessiner un char, une 2CV ou un Lopvent, ce n’est qu’une question d’univers, au final ce sont les personnages qui priment.

Dans Avant la quête, on ne peut donc retrouver Pelisse ou Fol de Dol. Mais la nouvelle série prend le temps de poser l’action, d'explorer les personnages principaux, de les creuser, de nouer l’intrigue. De montrer le chemin parcouru et restant à parcourir. Dans un souci de cohérence comme de respect de l’univers, ce second cycle permet donc de découvrir les acteurs, passés et futurs, du cycle original, des personnages qui auront une influence. Par leurs actions, leurs liens avec les héros principaux, leur disparition parfois...

Vincent Mallié, lui, pour cette première collaboration avec les créateurs a quitté l’univers de la Science Fiction pour celui de l’Heroic Fantasy. Après Les Aquanautes, L’Arche et Le Grand Mort (avec Régis Loisel, déjà), ce jeune dessinateur a pris la suite de Lidwine et Aouamri.

 

 © Loisel-Le Tendre-Mallié / Dargaud © Loisel-Le Tendre-Mallié / Dargaud

Vincent, comment s’inscrit-on dans cet univers ?

 

L'univers est là, il y a un ton, un cadre, en place. Il faut se fondre dedans, arriver à dégager la même chose. Il y a un espace pour que le dessinateur apporte sa propre sensibilité mais il faut conserver un lien commun à tous les albums. C’est un avantage parce que le terrain est « balisé », débroussaillé en termes de graphisme, d’ambiance. Il s’agit toutefois de trouver sa place et pas seulement un travail d’illustration ou de copie. Il faut s’approprier les personnages, les décors, l’univers et les adapter à sa propre manière de faire.

 

Tu as tes séries, qui semblent très loin de l'univers de La Quête, comment as-tu abordé cet album ?

 

C’est la première fois que je fais de l’Heroic Fantasy à proprement parler. Auparavant, j’étais plus sur des séries fantastiques, de la science fiction. Serge et Régis m’ont beaucoup guidé au départ.

 

Régis Loisel : Au début, Serge et moi on se voyait, on se racontait l’histoire, le scénario s’établit sur plusieurs rencontres, sur plusieurs mois. D’ailleurs, pour le prochain tome on en est déjà à une vingtaine de pages, on définit la trame, où on veut aller, sans rentrer dans le détail. Dans la phase d’écriture du scénario, Vincent propose des idées, Serge et moi on n’est pas fermés sur ce que peut apporter Vincent. Au contraire. Ensuite, Vincent commence à nous proposer des planches, il y a des allers et retours.

 

Serge Le Tendre : il y a des impasses, des moments où on n’avance pas. Et puis il y a des états de grâce.

 

Vincent Mallié : quand j’ai repris la suite, j’étais très intimidé. Au début, j’essayais vraiment de suivre les indications. Je pense qu’il fallait que j’arrive à m’approprier le scénario, j’étais un peu paralysé par l’enjeu, par la série, par les albums précédents. Il fallait que je trouve mes marques en termes graphiques. Petit à petit je me suis senti à l’aise, j’ai pu proposer des choses : sans changer ce qui est écrit, amener un cadrage différent. Vers la moitié du livre, j’ai commencé à sentir vers où ils voulaient aller. On a alors commencé à échanger davantage, Régis et Serge ont commencé à me demander des choses plus précises.

 

Régis Loisel : le design de La Quête est souvent sobre. C’est un choix, on privilégie la cohérence dans l’univers. Pour la faune par exemple, sans parler des monstres, on veut qu’il y ait des références à quelque chose de terrestre. On ne veut pas de choses interplanétaires. Les oiseaux des marécages, dans La Quête, sont adaptés. Il faut que ce soit simple. Et Vincent a su capter ce qu’on voulait et où on ne voulait pas aller. Au niveau architectural par exemple, il a su aller à l’essentiel : susciter des choses chez le lecteur qui soient parlantes, créer de la proximité, de la sympathie. On peut se laisser aller à une certaine forme de liberté, mais tout existe déjà dans la nature et parfois, la simplicité commande. Pas besoin d’aller très loin dans l’imaginaire.

 © Loisel - Le Tendre - Mallié / Dargaud © Loisel - Le Tendre - Mallié / Dargaud

Le Rige est le personnage central du tome 3. Enigmatique et froid, il est un des préférés des lecteurs, par son charisme et sa part de mystère. Par le secret qui l’entourait lors de la joute finale contre Bragon, où l’on percevait en creux le lien qui les unissait, et qui est aujourd’hui révélé.

Régis Loisel : ce qui est intéressant, c’est de voir comment le public, les fans ont été touchés par ce qu’on leur propose. J’aime beaucoup écouter les lecteurs et connaître leur ressenti. Quand on a créé, écrit, dessiné, on ne sait pas vraiment si l’histoire est bonne. C’est le public qui nous renvoie cela. Quand des lecteurs nous disent : « c’est une bd qui m’a marqué, dont je me souviens... », ça fait chaud au cœur. On a des bons souvenirs bien sûr, mais on a aussi des souvenirs pénibles, ça n’a pas été que du plaisir. Quand le public est au rendez-vous, c’est une récompense pour nous.

 

Vincent Mallié : je me souviens, quand je recevais le scénario, j’étais dans la position du premier lecteur en fait. Je découvre l’histoire, j’ai des images qui commencent à venir. Ou pas. Il y a des émotions qui naissent à cette première lecture. Personnellement, je trouve que Régis et Serge amènent extrêmement bien l’arrivée du Rige. D’emblée, on sait qu’on va découvrir le Rige dans ce tome, et on cherche moins à savoir quand il va arriver que comment. De quelle manière. Graphiquement, c’est un jeu de piste : on commence à la lisière d’une forêt, on y entre, il y a une bataille, la force des auteurs c’est d’arriver à faire oublier que le Rige va arriver. Il y a un timing et un crescendo qui est très bon en termes de narration et de suspense.

 

Serge Le Tendre : pour moi, le moment important n’est pas l’arrivée du Rige proprement dite. Ce n’est pas la rencontre avec Bragon, ni le piège tendu par le Rige à son futur apprenti. C’est le moment de la confession de Bragon faite au Rige de son envie de devenir quelqu’un. Quand il lui parle de ses souhaits, de ses objectifs. Cela ramène le Rige à ce qu’il fut à une époque, à ce qu’il a perdu quand son maître est mort et l’envie avec lui. En écoutant Bragon, cela va déclencher quelque chose qui va être déterminant pour la suite. Suite qui est inéluctable : en prenant Bragon comme élève, en devenant maître à son tour, le Rige sait qu’il y aura un affrontement.

 

Il y a donc une sorte de fatalisme chez le Rige ?

 

Vincent Mallié : j’ai souvent dit à Serge et Régis que le Rige est un 'personnage dépressif à tendances suicidaires'. Il est inexpressif. Il attend. On peut croire qu’il attend en permanence, qu’il attend que quelqu’un vienne le tuer. Le Rige est non seulement un personnage complexe dans ce qu’il est, dans ce qu’il représente, mais c’est aussi un personnage difficile à appréhender graphiquement, même s’il est venu assez vite (au contraire de Bragon pour lequel j’ai eu plus de mal). Par exemple en dessinant Le Rige, je me suis rendu compte qu’il a toujours les manches baissées et qu’il m’aurait été impossible de le dessiner bras nus, manches relevées. C’est un détail important. Il est monolithique, il ne sourit jamais, il est constamment présenté dans l’ombre, il ne montre aucune expression, si ce n’est le rictus triste de sa bouche.

 

D’ailleurs, je me suis fait la remarque tout au long du dessin de l’album, je me suis rendu compte que le Rige, à aucun moment, ne touche Bragon. Jusqu’au moment où il décide de prendre ce dernier comme élève, quand il lui met la main sur l’épaule. Un autre rapport vient s’installer entre eux deux. Comme un adoubement. On parlait d’échanges sur la mise en scène, je leur ai proposé des choses et Serge et Régis m’ont aidé. J’ai eu du mal à cerner Bragon par exemple. Graphiquement. Le Rige est venu très vite. J’imagine que les autres dessinateurs ont eu des difficultés ou plus de facilité.

 

Serge Le Tendre : ce qui compte, ce sont les personnages. Dans la voie du Rige, le lecteur découvre la naissance de la relation entre Bragon et le Rige. Qui prendra tout son sens dans le premier cycle. En quelque sorte, c’est inscrit dans les gênes des personnages.

Le Tendre explique également qu’il lui aurait été impossible d’écrire une nouvelle série intitulée « les fils de la quête de l’oiseau du temps ». L’histoire est belle et bien terminée et il ne s’agit nullement d’exploiter un filon. Les auteurs ont beaucoup travaillé sur les différents niveaux de lecture, en revenant sans cesse aux fondamentaux de l’histoire et aux traits de caractères des personnages. Jusqu’à boucler la boucle. Pour tendre vers l’inéluctable : ce qu’il advient des protagonistes Après la quête (Régis Loisel me confie qu'il dessinera lui-même cet ultime album) pour clore définitivement la saga commencée il y a plus de vingt-cinq ans avec La Conque de Ramor.

 © Loisel - Le Tendre - Mallié / Dargaud © Loisel - Le Tendre - Mallié / Dargaud

La Quête est un drame, l’humour n’est pas absent, mais ces aventures possèdent une gravité que l’on ne retrouve pas dans d’autres séries…

 

Vincent Mallié : dans La Quête, il y a une logique interne du point de vue du bestiaire, comme de celui des personnages.

 

Régis Loisel : cette logique est importante. Si on prend l’exemple de Lanfeust, je pense que si on mettait un animal de Lanfeust dans La Quête, ou que l'on pratiquait le même type d'humour, avec des jeux de mots, ça ne fonctionnerait pas. Et inversement. Il s’agit de deux logiques, de deux univers bien distincts.

 

Serge Le Tendre : La Quête se termine d’une manière tout à fait tragique. Les lecteurs ont été très surpris d’ailleurs quand les premiers albums ont paru. Dans La Voie du Rige l’humour est absent. Le propos ne s’y prête pas. Il n’y a pas de faire-valoir, ni contrepoint comique, c’est vraiment un face à face terrible.

 

 © Loisel - Le Tendre - Mallié / Dargaud © Loisel - Le Tendre - Mallié / Dargaud

Régis Loisel : au début des années 80, on avait proposé notre projet, quelques planches à Métal Hurlant, à plusieurs autres éditeurs, on a été refusés partout. A l’époque, on n’osait même pas prétendre se présenter chez Dargaud. Et puis, un jour, plus d’un an après avoir présenté nos premières planches à Claude Moliterni, on nous a dit banco pour publier dans Charlie Mensuel, qui préparait une thématique sur 'le retour de la grande aventure'. On a alors commencé à produire huit planches par mois... Dès le second épisode on s’est rendu compte qu’il y avait un souci, qu’on allait vers une impasse. Mais avec l’apparition du personnage de « l’inconnu », son côté badin, l’humour, paradoxalement, nous a permis de redémarrer. Les personnages se sont mis en place : Pelisse, Bragon, l’inconnu, Fol de Dol… au milieu de cette épopée, on a trouvé le ton qui permettait de continuer l’histoire, entre le côté dramatique et le côté léger. On a d’ailleurs été critiqués sur ce point, sur le fait qu’il y avait peu d’humour. Je trouve cela très bien en fait, de surprendre le lecteur.

 

Vincent Mallié : pour moi, ça soulève une question importante. En tant que lecteur, est-ce que tu as envie d’être surpris ou de relire toujours la même histoire ? Le lecteur oscille toujours entre l’envie d’être surpris et l’envie de retrouver le même univers. C’est paradoxal parce que si on fait toujours la même chose on déçoit, et si on innove, on déçoit aussi. Dans La Quête, il y avait tellement de fantasmes projetés sur le personnage du Rige qu’il fallait être vigilant. Pouvoir satisfaire les lecteurs du premier cycle et les nouveaux lecteurs. Le cycle Avant la quête est une autre histoire à part entière et le ton est forcément différent. Les personnages ne sont pas les mêmes, et pour cause, mais on pourra trouver d’autres ressorts pour la suite.

 

Serge Le Tendre : La quête n’est pas une histoire classique, notamment par son final dramatique, quand le narrateur explique qu’il a accompli sa destinée et qu’il souffre d’un mal que seuls les humains connaissent : la nostalgie. Tout en jouant d'une mise en abyme, dès le début de la quête, on savait où on allait. La logique voudrait même que l'on termine ce cycle en arrivant quelques instants avant la première scène de La Conque de Ramor : « c’est maintenant que tout commence mon petit Maître… »

Plus que jamais, la quête continue.

 

DB

 

Propos recueillis par Dominique Bry.

 

 

Avant la Quête, tome 3, La Voie du Rige. De Régis Loisel, Serge Le Tendre et Vincent Mallié. Dargaud 2010, 68 pages couleur, 13 € 50.

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