Des Dieux et des hommes

Jean-Pierre Dionnet est non seulement l'emblématique présentateur des Enfants du Rock et de Cinéma de Quartier, mais également (et surtout) le mythique fondateur de Métal Hurlant avec Moebius, Druillet et Farkas dans les années 80... Il est également le scénariste d'albums phares de cette génération conjuguant bande dessinée et esprit rock (pour Bilal, Margerin, Got, Solé, Theureau, Pirus...). 

Jean-Pierre Dionnet est non seulement l'emblématique présentateur des Enfants du Rock et de Cinéma de Quartier, mais également (et surtout) le mythique fondateur de Métal Hurlant avec Moebius, Druillet et Farkas dans les années 80... Il est également le scénariste d'albums phares de cette génération conjuguant bande dessinée et esprit rock (pour Bilal, Margerin, Got, Solé, Theureau, Pirus...).

 

 

En 2011, Jean-Pierre Dionnet revient au scénario avec cette fresque puissante, chorale, fortement inspirée des comics américains, avec une verve subversive, décalée et pleine d'humour, Des Dieux et des hommes (Dargaud, sortie le 17 janvier). En une année, pas moins de quatre albums se succéderont avec en ouverture, ce premier opus d’une saga chorale : La Fin du commencement, avec Laurent Theureau (son complice déjà pour L'Ange de Miséricorde chez Casterman) au dessin.

 

 © Dionnet - Theureau / Dargaud 2011 © Dionnet - Theureau / Dargaud 2011
Des Dieux et des hommes est une uchronie. L’histoire se réécrit en 2047 et l’Amérique vit peut-être ses derniers jours. Depuis celui, pendant la grande crise de 1929, qui a vu naître soixante-six créatures… le long de la route 66 ! Les Dieux sont nés au siècle dernier. Et l’humanité a commencé à s’éteindre.

 

Passionné de Comics américains, Jean-Pierre Dionnet a façonné, construit cette fable emprunte d’un humour désabusé et ironique. Le dessin de Laurent Theureau rappelle celui des DC Comics dans l’épure du trait, et évoque Moebius (auteur du projet de couverture de l’album) dans les perspectives architecturales. Il se fait flamboyant dans les scènes de combat ou quand il dépeint les grandes étendues désertes sur lesquelles les Dieux et la solitude règnent en maîtres.

 

Car les Dieux s’ennuient. Ils assistent, indifférents à la disparition de la vie. Leur cynisme et leur ennui sont à la hauteur de leurs pouvoirs : illimités et éternels. Une somptueuse mise en abyme finale clôt ce premier épisode, La Fin du commencement, sorte de Who’s who divin, fin et drôle, et pose la première pierre de cette fresque mythologique, et invite le lecteur à la découverte de ce monde passionnant, étrange, esthétique. Fascinant.– D. B.

 

 

 

 

Des Dieux et des hommes, La Fin du commencement, Jean-Pierre Dionnet & Laurent Theureau, Dargaud 2011, 13 € 95

 

Chaque album pourra se lire indépendamment des autres. Les dessinateurs qui se joignent au projet se nomment Roberto Baldazzini, Ivo Millazzo, Daniel Zezejl, Annie Goetzinger, Carlos Nine, Juan Gimenez, Tanino Liberatore et peut-être Jim Steranko…

 

Déjà parus :

Tome 2, Entre Chiens et loups, dessin de Baldazzini et Mastantuono.

Tome 3, Une petite ville en Amérique, dessin de Zezejl.

 

A paraître:

Tome 4, Viva Las Vegas, dessin de Theureau et un(e) invité(e). 2012

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