«Salut, je suis Nitnit, alias Johnny 23»

Si vous n'avez pas soupé de Charles Burns (la critique de Toxic, l'exposition à la galerie Martel...), voici la rencontre (en vidéo) avec l'auteur d'El Borbah et de Black Hole.

Si vous n'avez pas soupé de Charles Burns (la critique de Toxic, l'exposition à la galerie Martel...), voici la rencontre (en vidéo) avec l'auteur d'El Borbah et de Black Hole.

 

Vignette de «Toxic», où Rob est grimé en Nitnit (Tintin). Vignette de «Toxic», où Rob est grimé en Nitnit (Tintin).
Charles Burns était pour deux jours à Paris. La discussion s'est engagée à la librairie de bandes dessinées Le flâneur des deux rives, près du Luxembourg, peu avant la sortie (mondiale, en 1.700 exemplaires!) de Johnny23, la version «pirate» de Toxic: Burns a recadré, remonté les vignettes dans un ordre différent, avec son rythme propre, en noir et blanc alors que Toxic est son premier album en couleur (en violet ronéo et blanc plutôt, hommage aux mangas des années 1970 et 1980), traduit dans une langue imaginaire composé dans un alphabet artificiel.

 

Nitnit dans «Johnny23» Nitnit dans «Johnny23»
Manière de rendre hommage à une contre-culture faite de détournements, de piratages, de reprographie bon marché. Manière aussi de reproduire l'expérience de Burns enfant, lisant ses premiers Tintin dans une langue qu'il ne connaissait pas (le français) avant même de savoir lire.

Clin d'œil: la couverture de Toxic faisait référence à L'Étoile mystérieuse, avec son champignon explosif rouge et blanc, celle de Johnny 23 reprend explicitement L'Île noire.

 

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