« Je suis le facteur humain d’une histoire complexe, improbable et protéiforme dont personne ne peut prévoir l’issue. Cette histoire est universelle ». [Denis Robert]

 

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Hersonissos, Crête, mai 2006. Denis Robert goûte des vacances en famille, loin des agitateurs et de l’agitation médiatiques, loin de l’actualité, loin de la France. Avant que les affaires « ne le rattrapent » par télévision et coups de téléphones incessants interposés. Tel est le point de départ de L’Affaire des Affaires, de Denis Robert, Laurent Astier, co-écrit avec Yan Lindingre, premier tome d’un triptyque consacré aux arcanes et aux dérives du système financier, dans les antichambres du pouvoir, dans le monde secret de « l’hyperfinance ».

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Denis Robert mène l’enquête… sur Denis Robert. Décliné sous forme de bédé, ce « récit sur trame autobiographique » se présente comme un polar, noir, dense, clipé, livresque, documenté, précis. A l’origine du projet : le principal intéressé bien sûr, Yan Lindingre (scénariste de Chez Francisque), Philippe Ostermann et les éditions Dargaud (avec qui Denis Robert avait déjà travaillé pour Tout va bien : Yvan et la banquière chez Poisson Pilote). Après le travail de story-board assuré par Lindingre, ce dernier a estimé que son dessin trop « rigolo » (selon ses propres termes) ne servirait pas le propos de l’album et Laurent Astier (Cellule Poison, Cirk…) est arrivé pour compléter le duo initial.

 

 

 

Pour reprendre mais contredire Stéphane Beaujean* dans Les Inrockuptibles du 20 janvier 2009, la bande dessinée peut « se défaire de son statut d’adolescente des arts ». Preuve en est avec L’Affaire des affaires. Bande dessinée adulte, mature, au sujet en prise avec l’actualité, l’album de Robert, Astier et Lindingre est tour à tour didactique, poétique, allusif et offre plusieurs niveaux de lecture, quoi qu’en dise Denis Robert dans l’interview qu’il m’a accordée le 24 janvier 2009.

 

 

 

 

 

En épigraphe de l’album, cette citation :

 

 

 

 

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Clin d’œil ? Pied de nez ?

 

 

 

Le sujet et l’exercice s’y prêtent. En mettant en scène un pan précis de l’histoire nationale – le livre s’ouvre sur un Conseil des Ministres présidé par Jacques Chirac en mai 2006 –, L’Affaires des affaires prend le risque et ose le pari de la bédé réaliste, étayée, à destination d’un public large : les lecteurs de bande dessinée dite « classique » et un « nouveau » lectorat, davantage tourné vers les essais, vers l’actualité, voire la polémique. Comme la quatrième de couverture le souligne, L’Affaires des affaires est « l’histoire d’un journaliste qui essaie d’informer ses lecteurs dans le monde d’aujourd’hui. » En revenant sur deux ans de sa vie, deux ans pendant lesquels il a été acteur, victime, instrument… grain de sable métaphorique, Denis Robert brosse un tableau sombre du monde politique et financier. Les escrocs foisonnent, les circuits de blanchiment d’argent sont opaques, les requins de la finance beaux-parleurs ne sont nullement inquiétés, et seuls quelques rares, trop rares, moments de simplicité et d’innocence se détachent de cet obscur tableau.

 

 

 

 

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Dans sa dimension didactique, L’Affaire des affaires réussit son coup et tient le lecteur en haleine, en se situant bien avant les affaires Clearstream. En croisant l’histoire personnelle de Denis Robert avec son activité d’écrivain enquêteur, il nous plonge au cœur de ses motivations les plus profondes, les plus intimes : la quête perpétuelle d’une absolue vérité et une volonté farouche de rendre compte, depuis leur centre, des rouages et des mécanismes de la corruption et des paradis fiscaux. Les évènements s’enchaînent pendant que les « éléments » se déchaînent.

 

 

 

Pour qui ne serait pas au fait des choses, étant donné la complexité, les silences et les traitements médiatiques des dossiers, L’Affaire des affaires est un formidable retour en arrière, somme chronologique et explicative : nous suivons Denis Robert entre 1995 et 1997, de Metz à Paris pendant qu’il était à Libé ; puis de Milan à Madrid, enfin de Paris, encore, pour l’écriture de La Justice ou le chaos jusqu’à Genève le 1er octobre 1996, pour l’appel de sept grands magistrats anti-corruption en vue de la constitution d’un espace judiciaire européen.

 

 

 

 

 

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Plus de dix ans après, L’Affaire des affaires paraît. Avec un démarrage d’album en fanfare (Chapitre 1 : « Le Croc de boucher »), magnifiquement servi par le dessin tout en finesse, réaliste, précis de Laurent Astier, suivant le découpage initial du story-board de Yan Lindingre qui a séquencé, rythmé l’album dans le premier travail de mise en images. Laurent Astier et Yan Lindingre, que j’ai rencontrés le 23 janvier, m’ont parlé de cette reprise, de cette appropriation, de cette adaptation du dessin au propos.

 

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Le graphisme monochrome de l’album n’empêche pas l’animation. Laurent Astier a apporté un mouvement, une profondeur, avec des contre-plongées – à l’image de ce qu’il a déjà fait dans Cellule Poison chez Dargaud également –, avec le jeu des images débordant du cadre restrictif des cases… Il a créé le personnage du spectre, figure noire et sans visage de la corruption, figure du mal qui ronge et qui envahit, s’insinue. Les pages qui sont consacrées au « spectre » – ou lorsque ce dernier apparaît à l’occasion de digressions, de pensées du personnage central – renforcent l’impression d’emprise, d’oppression, contribuant au côté « roman » de l’album. Qui se lit comme tel. A l’inverse des bédés « financières » comme I.R.S. ou Section financière, qui, sans être dénuées de qualités, restent d’une facture très classique. Graphiquement L’Affaires des affaires possède un caractère « mobile », avec l’alternance de dessins réalistes ou cartoonesques pour souligner certaines situations et de passages clairs qui font retour au réalisme de l’histoire.

 

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Denis Robert a enquêté. Avec L’Affaires des affaires, il livre le fruit de dix années de réflexions qu’il couche sur papier avec Laurent Astier et Yan Lindingre. Il évoque ces (ses ?) années en offrant en creux des réflexions sur l’argent, le travail de journaliste, sur la finance et ses dérives, sur les médias – « A mon avis, la raison pour laquelle je n’ai jamais fait un ‘bon journaliste’, c’est que je passe trop de temps à rêver à une vie meilleure… » –, sur l’amitié, sur les « amis », sur les « prolos », spectateurs involontaires et impuissants, sur les magouilles, sur la politique. Le tome 1 est une ouverture. Une grande scène d’exposition qui jette les jalons de la suite de l’histoire... Des histoires : le tome 2 dont la sortie est prévue en septembre 2009, et l’Histoire – réelle – qui n’est pas écrite à ce jour. D’où l’interrogation sur le nombre de tomes de cette série : trois ? Quatre ? L’histoire et l’Histoire le diront.

L’Affaire des affaires n’est pas seulement une bande dessinée, ou une autobiographie, ou une enquête sur le milieu de la finance, ou l’exposé des doutes voire des regrets d’un homme pris dans un tourbillon médiatique et politique. C’est un peu tout cela à la fois.

 

DB

 

L’Affaires des affaires, tome 1 – L’Argent invisible. De Denis Robert, Yan Lindingre et Laurent Astier. Dargaud 2009. 22 €.

 

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* « La bande dessinée aimerait bien se défaire de son statut d’adolescente des arts ». A propos de la biographie de Charlie Schlingo par Jean Teulé et Florence Cestac, Je voudrais me suicider mais j’ai pas le temps, Dargaud 2009. Les Inrockuptibles, numéro 686 / 20 janvier 2009.

 

Prolonger : Interview de Denis Robert à l'occasion de la sortie de L'Affaire des affaires

 

 

 

 

 

 

Images © Robert – Lindingre – Astier – Dargaud 2009

 

 

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Coïncidence : alors que Dargaud sort le second tome de la trilogie L’Affaire des affaires, BD de Denis Robert et Laurent Astier, les Nations Unies proclament que 352 milliards d’USD (€ 240 Md) ont été blanchis par les banques, via des caisses de compensation (Madoff avait un compte dans l’une d’elles, Clearstream Banking, au Luxembourg), afin de rétablir leurs comptes « au bord de l’effondrement ». Denis Robert aurait-il été en deçà de la vérité ?

 

Depuis Vienne, Antonio Maria Costa, directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Office on Drugs and Crime, UNODC), en liaison avec le Réseau international d’information sur le blanchiment de l’argent (IMoLIN), a estimé que les ressources du crime organisé ont constitué « les seules liquidités » à disposition de certaines institutions financières et banques l’an dernier, et qu’elles ont été injectées dans le système économique. Un article du Guardian daté du 13 déc. 2009 reprend les déclarations du directeur exécutif dont « l’attention avait été attirée par des services de renseignement et des magistrats voici environ 18 mois. ». Dans de nombreux cas, « l’argent provenant du trafic de drogues a constitué l’unique capital disponible en liquidité au second semestre 2008, » a déclaré Antonio Maria Costa.

Les prêts entre banques « provenaient du trafic de drogues et d’autres activités illégales, » a-t-il poursuivi. Le directeur exécutif s’est refusé à « identifier les pays ou les établissements bancaires qui aurait pu recevoir ces fonds, » indique The Guardian. Les montants blanchis via ces prêts interbancaires sont désormais absorbés par les circuits financiers officiels, le crime organisé ayant pu, via des établissements bancaires, mobiliser ses ressources en argent liquide ou placé dans des paradis fiscaux. Selon Antonio Maria Costa, les informations sur ces vastes mouvements lui ont été fournis principalement officiellement par Royaume-Uni, la Suisse, l’Italie et les États-Unis.

Le Guardian cite un porte-parole de la British Banker’s Association qui réfute que les banques britanniques aient pu contribuer à fournir des renseignements allant en ce sens et indique que, d’évidence, « il y avait un manque de liquidités et il fut largement comblé par les interventions des banques centrales. ». Cette affirmation ne peut bien évidemment laisser penser que les banques centrales aient pu procéder de la sorte à l’insu des établissements bancaires…

De quelle manière s’effectuent des prêts interbancaires ? Via des caisses de compensation, dont Clearstream Banking est l’une des principales. Comment procèdent-elles ? Selon Denis Robert, et d’autres, en masquant des transferts. Tout à fait légalement et en toute transparence, affirment ces organismes et Clearstream Banking a obtenu plusieurs fois en justice des condamnations de Denis Robert, ce dernier ayant toutefois été relaxé à diverses reprises. Denis Robert s’est porté en cassation et, alors que Clearstream Banking était représentée lors du procès dit des « listings » (sur lesquels figurait notamment le nom de Nicolas Sarközy), il a été estimé qu’il était de bonne foi et aucune peine n’a été requise contre lui.

Le deuxième tome de L’Affaire des affaires, intitulé L’Enquête, permet de se faire une idée de certains mécanismes du monde de la finance. Il se lit de manière autonome, même si l’abondante actualité des dernières années à propos des démêlés de Denis Robert avec Clearstream Banking, ou les dénégations de Dominique de Villepin d’avoir manqué à ses obligations dans l’affaire des listes trafiquées de détenteurs de comptes au Luxembourg, auraient pu échapper au lecteur. L’ouvrage est préfacé par Roberto Saviano, auteur de Gomorra, enquête sur la mafia, qui salue le courage de Denis Robert et estime que la trilogie constitue « un travail très utile pour la lutte contre la criminalité organisée qui a permis de manière originale et circonstanciée de connaître les circuits financiers de l’argent invisible. ». Robertio Saviano ajoute : « je trouve invraisemblable le procès qui lui est fait… ».

À l’occasion de la sortie de ce second tome et à la suite de la comparution, aux côtés de Dominique de Villepin et de nombreuses personnalités, mais aussi de son informateur, Florian Bourges, ancien du cabinet d’audit Arthur Andersen, nous avons demandé à Denis Robert s’il pensait que la position de Clearstream Banking était ressortie consolidée ou affaiblie. Voici sa réponse…

« La question posée, avant d'être celle portant sur Clearstream, c’est celle de la presse et du rapport à l'Information. Les médias présents en nombre au procès se sont focalisés sur l'insignifiant, le politique, et ont laissé de côté le signifiant, le financier. Ils ont joué leur rôle de “storytelleur”, participant ainsi à la grande fable qu'on nous sert depuis toutes ces années : cette guerre des chefs – réelle – entre deux candidats à l’élection présidentielle. Cela laisse effectivement de côté le rôle de Clearstream dans l'émergence et la fabrication de la crise financière. Ce n'est pas qu'un problème d'évasion fiscale. C'est un problème structurel de fonctionnement des outils financiers. Le public est à l'évidence désinformé. Je ne donne qu'un exemple facilement vérifiable. Lors de la première semaine d'audience, André Roelants, président du CA de Clearstream, a fini par convenir à la barre, contraint de répondre aux questions des avocats, que l'audit d'Arthur Andersen (celui qui allait être à l'origine de la fuite des listings) n'avait servi à rien mais que la firme l'avait payé 16 millions d'euros. Un avocat a fait le calcul, ça représente environ 500 000 euros par auditeur. C'est énorme. C'est l'audit le plus cher jamais payé en rapport au travail fourni. Cette information est publique, accablante pour Clearstream. Elle est accessible dans les minutes d'audience. Elle n'a été reprise par personne. Reprendre ce genre d'information aurait nécessité une explication et un peu de travail.

Je ne veux pas épiloguer mais Clearstream, compte tenu de la faible volonté d'informer, ne sort ni affaiblie, ni renforcée du procès. Elle en sort soulagée, je crois. À un moment, quand les questions de la cour se sont faites précises, cela aurait beaucoup plus mal tourner pour elle. Je note aussi que, malgré tous les efforts déployés pour me faire condamner pour recel de vol – je leur dois ma présence dans le box –, le parquet a demandé ma relaxe en expliquant que mon rôle dans ce dossier avait exclusivement été celui d'un journaliste. J'attends le jugement avec sérénité en sachant que l'histoire n'est pas finie. »

Non, l’histoire n’est pas finie. Le jugement du 16 octobre 2008 de la cour d’appel de Paris (un extrait figure en annexe de la BD) qui condamne solidairement Pierre Lescure, Canal+ et Denis Robert pour diffamation à l’encontre de Clearstream Banking sera examiné par la Cour de Cassation. Il portait sur le film documentaire Les Dissimulateurs. Aujourd’hui, les Nations Unies estiment qu’il y a eu des dissimulations. Mais les caisses de compensation peuvent rétorquer qu’elles ne sont que des intermédiaires parfaitement ignorants des transactions entre les banques, leurs clientes. Ou elles ne le pourront pas durablement, ce qui restera à vérifier : de même que c’est tout à fait légalement que des fonds transitent par ces caisses en direction de paradis fiscaux hors d’atteinte, il est fort possible que le système bancaire ait été conçu pour que la légalité des transactions, y compris les plus secrètes et confidentielles, ne puisse être remise en cause… C’est en tout cas ce que pourrait laisser supposer L’Affaire des affaires. Toutefois, l’exemple que donne Denis Robert mérite de tempérer cette présomption. En effet, certaines opérations auraient pu être tout à fait sciemment dissimulées, oblitérées, mises à l’abri de toute espèce d’investigation de la part d’autorités nationales ou internationales.

 

Les pages 158 et 179 (notre illustration) de l’album Dargaud font clairement référence à cet audit. Dans les pages précédentes, le personnage d’un directeur informaticien de la société à laquelle Clearstream a succédé (un peu comme l’UMP a succédé à un RPR ayant bénéficié de financements occultes, mais dresser un parallèle serait hasardeux, si ce n’est abusif, ce que Denis Robert ne fait pas), raconte comment des transactions sont effacées des disques à l’occasion de pannes très intentionnellement provoquées. La page 158 met en scène un entretien entre le directeur de Clearstream et une journaliste de télévision. Ce directeur affirme « l’audit que réalise sur nos comptes la société Arthur-Andersen fera taire nos détracteurs… ». La journaliste du Tageblatt relève : « Clearstream paiera très cher pour se débarrasser de son ancien Pdg… ». La page 159 est consacrée au personnage de Florian Bourges, ancien d’Arthur Andersen, qui narre qu’il s’est rendu compte, au siège de Clearstream « des erreurs informatiques ou des pannes répétées des centaines de fois. ». Florian Bourges (ici son personnage) confie à Denis Robert que « des comptes, mêmes fermés, semblent actifs », que des intitulés « ne ressemblent à rien… ». Les auditeurs se sentaient épiés, et les mémoires ayant remonté au siège sont restés lettre morte. De ces faits, le lecteur peut déduire que l’audit aurait servi de paravent, de rideau de fumée. Échaudé, Denis Robert se garde bien de l’énoncer. De même ne peut-on pas déduire absolument, en lisant la page 184, que, en confidence, hors antenne, Jean-Claude Trichet (alors gouverneur de la Banque de France) ait bel et bien confirmé à Denis Robert, ce que la question de son personnage laisse entendre : « Comment vous contrôlez les banques françaises qui ont des filiales dans les paradis fiscaux ? ». On ne saura donc pas, de la « bouche » du personnage BD de l’actuel président de la Banque centrale européenne, si oui ou non « les banques se contrôlent elles-mêmes au-dessus des États. ».

De fait, la déclaration de l’association britannique des banques au Guardian pourrait laisser imaginer que les banques centrales, au-dessus des banques, font ce que bon leur semble. On pourrait donc imaginer que Denis Robert, lors d’une future rencontre avec Jean-Claude Trichet, poserait la question suivante : « Puisque les banques n’avaient pas de liquidités, selon les Nations Unies, et que celles injectées l’auraient été, selon l’Association britannique des banques, par les banques centrales, est-il loisible de penser que les liquidités pointées par les Nations Unies l’aient été par les banques centrales ? ». La réfutation de Jean-Claude Trichet serait-elle, cette fois, publique ? On se gardera bien de tomber dans ce genre de fiction. Mais nos ex-confrères de La Vie publique, de La Tribune-Les Échos, et de la presse financière française en général, ont toute notre confiance. Ils sauront certainement nous éclairer sur ce point, ne serait-ce que pour éviter que de telles spéculations donnent naissance à des rumeurs devenant incontrôlables et mettant gravement en cause des institutions financières qui, comme Clearstream, ainsi que la confirmé la cour d’appel de Paris, sont au-dessus de tout soupçon. Si de telles allégations venaient à troubler l’ordre public, nul doute que Libération, Le Figaro, Le Monde, le JDD et d’autres s’empresseraient d’y mettre un terme…

Pour sa part, Denis Robert, devenu romancier, scénariste de BD et peintre plasticien (représenté par la galerie parisienne W), que l’on voit sur notre photo prise à la galerie W en train de croquer un « financier » (eiswisskuche, en alsacien), à la poudre d’amandes et non de perlimpinpin à jeter aux yeux des gogos, a – provisoirement ? – tourné la page du journalisme et d’une profession qu’il n’exerce qu’à l’occasion, dans les colonnes de Siné Hebdo. Place aux jeunes qui sauront ne pas nous laisser, sur cette affaire comme sur d’autres, sur notre faim…

 

source : http://www.come4news.com/l-affaire-des-affaires,-t-2,-l-enquete-denis-robert-dit-il-toute-la-verite-961697