La Parenthèse, Prix BD 2011 des lecteurs de Libération

Le Prix BD 2011 des lecteurs de Libération & Virgin Megastore a été décerné à Elodie Durand pour son premier album intitulé La Parenthèse, publié chez Delcourt. « Aborder la maladie est un exercice difficile, sauf pour cette jeune auteur qui réussit un premier album tout en générosité et en maîtrise graphique » ont commenté Enki Bilal, Emile Bravo et Killofer, membres du jury 2011. 

Le Prix BD 2011 des lecteurs de Libération & Virgin Megastore a été décerné à Elodie Durand pour son premier album intitulé La Parenthèse, publié chez Delcourt. « Aborder la maladie est un exercice difficile, sauf pour cette jeune auteur qui réussit un premier album tout en générosité et en maîtrise graphique » ont commenté Enki Bilal, Emile Bravo et Killofer, membres du jury 2011.

 

Parenthèse : (substantif féminin) procédé stylistique consistant à insérer dans le corps de la phrase principale un élément grammatical autonome (mot, proposition, phrase...) qui en précise le sens ou introduit une digression.

Par analogie : épisode plus ou moins long de l'existence, qui est considéré comme accessoire ou extérieur au déroulement normal de cette existence...

 © Elodie Durand / Delcourt © Elodie Durand / Delcourt
La Parenthèse est une histoire personnelle. L’histoire d’une maladie, l’histoire d’une mémoire qui a fait défaut à Elodie Durand, auteur de cette histoire intime, de ce roman graphique sensible (sans pathos). Emouvant et pudique.

 © Elodie Durand / Delcourt © Elodie Durand / Delcourt
La maladie a un nom, elle se nomme épilepsie. Elle se double d’une autre maladie, tumeur, astrocytome. Elle appelle des effets secondaires, dont le premier : l’effacement de la mémoire. Et puis il y a les pertes d’équilibres, les phases de sommeil intense, les crises, la perte de repères.

 © Elodie Durand / Delcourt © Elodie Durand / Delcourt
Elodie Durand raconte l’histoire de Judith, jeune étudiante confrontée à sa maladie qui voit sa vie mise en parenthèse. Sobrement, justement, elle raconte la perte, les examens, l’entourage, les oublis, l’espoir, l’attente, la rechute, l’espoir encore. Et les conséquences : ne plus être tout à fait la même, comme avant. Essayer de se reconstruire.

Le dessin, en traits fins ou en crayonnés, aux effets de fusain par endroits, déroule le fil de l’histoire d’une manière quasi hypnotique avec ces textes explicatifs, ces dialogues terribles où l’on devine un quotidien douloureux. L’histoire d’une guérison autant que celle d’une souffrance qui restera à jamais présente.

Mais La Parenthèse est un cri de victoire, une célébration de l’espoir, un livre magnifique.


En compétition avec Gaza 1956, en marge de l’histoire de Joe Sacco (Futuropolis), War songe d’Ivan Brun (Drugstore), Le Montespan de Philippe Bertrand et Jean Teulé (Delcourt), Quai d’Orsay de Christophe Blain et Abel Lanzac (Dargaud), La mort de Staline de Fabien Nury et Thierry Robin (Dargaud), Journal d’Italie de David B. (Shampooing), Omni-visibilis de Mathieu Bonhomme et Lewis Trondheim (Dupuis), Asterios Polyp de David Mazzucchelli (Casterman) et Lo de Lucie Durbiano (Gallimard), La Parenthèse a recueilli plus de 24% des votes. – D. B.

La Parenthèse d'Elodie Durand, éditions Delcourt, 14 € 95

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Comme chaque année depuis quinze ans et à l'occasion de l'ouverture du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, le journal Libération remplace les photos par des dessins et ouvre ses pages à une vingtaine de dessinateurs de bandes dessinées parmi lesquels David B, Catel, Gibrat, Hyman, Killoffer, Luz, Pétillon, Yannick Rigour, Schuiten, Trondheim, Vuillemin, Marcelino Truong, Boucq, Micol, Poincelet...

Jeudi 27 janvier dans Libération, pas de photos, que des dessins, pour l'édition annuelle du Libé tout en BD ou l'actu du jour vue par les auteurs de bande dessinée.

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