Sur Mediapart, ce soir: en Grèce, la revanche des rêves

« Revanche » commence comme « rêve », celui d'un poète grec, Odysseus Elytis. C'est le refus de se résigner et d'accepter une vie étriquée, l’espoir solaire, ce que Camus a appelé la « pensée de midi », méditerranéenne, lucide mais optimiste. « La poésie, disait-il, commence là où la mort n’a pas le dernier mot. » Ce diagnostic, posé au plus profond du gouffre douloureux de l'œuvre majeure de Odysseus Elytis, Axion Esti, trouve un écho tout particulier, quand son pays se noie dans les comptes obtus de la finance, des banques et des bourses.

« La poésie vient se dresser là où le rationalisme dépose ses armes, prend la relève pour avancer dans la zone interdite, faisant ainsi la preuve que c'est elle qui est encore le moins rongée par l'usure. Elle assure, dans la pureté de leur forme, la sauvegarde des données permanentes par quoi la vie demeure œuvre viable. Sans elle et sa vigilance, ces données se perdraient dans l'obscurité de la conscience, tout comme les algues deviennent indistinctes dans le fond des mers. »

Et les rêves prendront leur revanche. Angélique Ionatos, mercredi 13 juin sur Mediapart © Mediapart

Cette poésie qui soigne et qui sauve, cet appel à l’utopie concrète d’un bouleversement des vies, Angélique Ionatos la chante dans un spectacle unique, créé mercredi 13 juin, au Théâtre de la Ville, Et les rêves prendront leur revanche. Et Mediapart la fait sortir de ces murs: nous diffuserons, en direct et en accès libre, ce concert exceptionnel de solidarité avec la Grèce, à partir de 21 heures, mercredi.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.