Centres de rétention: Ouvrez les portes! On a le droit de savoir!

L'Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau, la LDH Orsay, RESF91, l'UL/CGT/Massy et Mediapart vous invitent à un Ciné-débat à Cinépal le 24 juin à 20h00, à Palaiseau, autour du film Contre les Murs. Claire Rodier, Carine Fouteau et Neus Viala, réalisatrice, débattront de la situation des étrangers sans papiers, des expulsions qui se poursuivent, des centres de rétention et de la prochaine loi sur l’immigration. 

L'Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau, la LDH Orsay, RESF91, l'UL/CGT/Massy et Mediapart vous invitent à un Ciné-débat à Cinépal le 24 juin à 20h00, à Palaiseau, autour du film Contre les Murs. Claire Rodier, Carine Fouteau et Neus Viala, réalisatrice, débattront de la situation des étrangers sans papiers, des expulsions qui se poursuivent, des centres de rétention et de la prochaine loi sur l’immigration. 

 

Contre les murs, film documentaire de Neus Viala, 52 min, 2013.

 

Avec la participation de

Claire Rodier, juriste au GISTI, cofondatrice de Migreurop 

Carine Fouteau, journaliste à Médiapart

Neus Viala, documentariste

Centres de rétention administrative  : Ouvrez les portes ! On a le droit de savoir !

Parce que les citoyens ont le droit de connaître les conséquences des politiques mises en place en leur nom, l’accès aux centres d’enfermement est demandé pour les journalistes et la société civile.

Claire Rodier, Carine Fouteau et Neus Viala seront présentes le 24 juin à Cinépal pour débattre avec nous de la situation des étrangers sans papiers, des expulsions qui se poursuivent,  des Centres de rétention et de la prochaine loi sur l’immigration qui interviendrait  à la rentrée prochaine. 

Les deux premières intervenantes ont participé à la réunion qui s’est tenue le 4 juin dernier place Beauvau à Paris entre des conseillers de Manuel Valls et des représentants de la campagne  Open Access Now, où il a été annoncé que le ministre serait prêt à autoriser les journalistes à entrer et à enquêter dans les centres de rétention administrative (CRA) et les zones d'attente, lieux d'enfermement des étrangers en France. 

Claire Rodier pour le GISTI et  l’OEE et Carine Fouteau, de Mediapart, comme journaliste, ont mené la Campagne open Access. La cinéaste Neus Viala, elle-aussi, l’année dernière aux côtés des associations du Cra de Cornebarrieu/ Toulouse, filmant les différentes démarches et les manifestations de différents intervenants,  recueillant les témoignages de sans papiers ayant été enfermés au Cra, le désarroi des familles, des avocats, policiers et juges … 

Elle en a fait un film : « Contre les murs » où nous nous retrouvons au cœur de cette campagne pour obtenir un droit de visite des journalistes dans ces centres fermés, ainsi que pour revendiquer l'accès à ces centres d' ONG, d'associations issues de la société civile. En revanche aujourd'hui encore le ministre de l'Intérieur ne semble toujours pas disposé à reconnaitre  à des associations citoyennes la possibilité de pénétrer dans les lieux de rétention dans des conditions appropriées ; rappelons que seules  cinq organisations chargées du soutien juridique sont habilitées à intervenir dans les CRA.  

 Pour l’instant nous nous posons beaucoup de questions sur ce que va devenir le prochain CESEDA (Code d'Entrée et de Séjour des Etrangers et des Demandeurs d'Asile).  La réforme en profondeur tant espérée ne parait pas se profiler. Même si développer les assignations à résidence parait être une tendance mise en avant aujourd'hui, supprimer les CRA n'apparait pas comme à l'ordre du jour ; quant à la durée de rétention, l'on ne sait où l'on va : demeure-t-elle inchangée ? Ou passerait-elle de 45 à 30 jours ou à une durée moindre ? 

Des rumeurs  contradictoires circulent sur le contenu de la prochaine loi sur l’immigration. Un titre de séjour pluriannuel serait établi. La plupart des  questions essentielles demeurent en suspens. Nous en discuterons ensemble  le 24 Juin prochain à 20H00 à Cinepal’. 

Rappelons que l'enfermement d'un étranger en situation irrégulière ne relève pas d’une décision judiciaire mais administrative, qui n’est pas censée avoir de valeur punitive, sa légitimité reposant sur la nécessité pour les policiers de dégager du temps pour organiser la reconduite à la frontière. Le seul délit reproché est le maintien irrégulier sur le territoire. « Retenus » sur ordre de l'État, les sans-papiers risquent d'être expulsés sans passer devant le juge des libertés et de la détention (JLD), seul garant des libertés individuelles. En 2012, 62 % d'entre eux ont été dans ce cas. La même année environ 50 000 personnes sont passées par les centres de rétention français, et 600 000 partout en Europe. 

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