Basket protestant et football catholique ?

Il ne fait aucun doute que le sport s'apparente de plus en plus à une religion, comme la coupe du monde de football en Afrique du Sud nous le montre, comme cela été développé par Jacques Ellul dès 1973 dans son étude sur les religions séculières1 de la modernité ou plus récemment par Sergio Levinsky et Luis Martinez Andrade2. Mais quelles religions ?
Il ne fait aucun doute que le sport s'apparente de plus en plus à une religion, comme la coupe du monde de football en Afrique du Sud nous le montre, comme cela été développé par Jacques Ellul dès 1973 dans son étude sur les religions séculières1 de la modernité ou plus récemment par Sergio Levinsky et Luis Martinez Andrade2. Mais quelles religions ? Prenons une clé théologique pour entrer dans une question religieuse. Dans l'Evangile de Luc (Luc 9,18-22), Jésus – qui s'y connait en foules aliénées par la religion - interroge ses disciples : « Qui dit la foule que je suis ? ». Les disciples font le constat que la foule a du mal à faire la différence entre les différents niveaux de sainteté. Jésus est-il seulement un prédicateur errant, un prophète, le messie de la fin des temps ou carrément le fil de Dieu ? ¨Pour les foules, tout est au même niveau, tout à un seul degré. Le football ne fonctionnerait-il pas dans la même confusion, le basket pas tout à fait la même, et le rugby pas du tout ? Comme tous les sports, ce sont des religions séculières, mais pas les mêmes. Le football serait plutôt un catholicisme, le basket et le rugby plutôt des protestantismes, et pas seulement en raison de leur régions de naissance ou de pratique les plus importantes. C'est mon hypothèse.
Religion au premier degré

1Jacques Ellul, Les nouveaux possédés, Paris, Mille et une nuit, 2003

2http://www.contretemps.eu/culture/sur-football-alienation

3Introduction à Stéphane Lavignotte, Au-delà du lesbien et du mâle, Paris, Van Dieren, 2008.

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