«La nuit sécuritaire», pour sortir de l'enfermement

Ils semblent très déterminés, les "psy". Et ils seront plus de 1.300 ce samedi à Montreuil pour répondre, plus de deux mois après, au discours de Nicolas Sarkozy à l'hôpital d'Antony résumant la réforme des soins à un dispositif de surveillance et d'enfermement. Le premier meeting de "La nuit sécuritaire"
Ils semblent très déterminés, les "psy". Et ils seront plus de 1.300 ce samedi à Montreuil pour répondre, plus de deux mois après, au discours de Nicolas Sarkozy à l'hôpital d'Antony résumant la réforme des soins à un dispositif de surveillance et d'enfermement. Le premier meeting de "La nuit sécuritaire" (près de 20.000 signatures ce jour) est organisé ce samedi 7 février de 14 à 18 heures à Montreuil sous bois (93) dans la salle "La parole errante à la Maison de l'Arbre" 9 rue François Debergue.
Il faudra suivre de près les interventions des professionnels du champ psychiatrique (infirmiers, éducateurs, psychiatres, psychanalystes, psychologues cliniciens, assistants sociaux... venant aussi bien du public que du privé ou du médico-social -dont beaucoup participent d'ailleurs à cette édition de Mediapart) de même que ceux des patients et des familles. On y verra aussi Jean Oury de la Clinique de Laborde, Dominique Voynet, sénatrice-maire de Montreuil, le sénateur PC Jack Ralite, la déléguée du PS à la Santé, Mireille Le Corre...
En juin 2003, à Montpellier, des Etats généraux de la psychiatrie avaient permis à près de 2000 professionnels d'élaborer 22 propositions pour améliorer leur pratique. Aucune ne parlait de chambre d'isolement, de bracelet électronique... Toutes parlaient du soin. Et toutes sont restées à ce jour lettre morte. Il ne sera sans doute pas trop difficile, cinq ans après, de les réactiver. Pour répondre au plus haut responsable de l'Etat non pas sur le terrain politique, mais sur celui des pratiques, le seul qui importe aux soignants, aux patients et aux familles.

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