Précisions sur l’émergence des mouvements d'(ex)-usagers de la psychiatrie

Ces mêmes antipsychiatres des années 1960 - 1970 devenus hommes et femmes de pouvoir se sont pour la plupart vivement opposés à l’émergence en autonomie de mouvements d’usagers et ex-usagers de la psychiatrie... Les alliés ne sont pas toujours celles et ceux qu'on pense.

Précisions sur les courants antipsychiatriques des années 1960-70 et l’émergence des mouvements d’usagers et ex-usagers de la psychiatrie française

Les courants antipsychiatriques des années 1960 et 1970 ont été vivement contestés par le Groupe information asiles (GIA) des années 1970 en tant qu’écoles de professionnels qui entendaient aussi bien se faire un marché sur l’ouverture des établissements psychiatriques.

Au demeurant au début des années 1980, la plupart des antipsychiatres des années 1960-70 sont rentrés dans le rang et ont pris sinon le pouvoir sur la psychiatrie française sous les deux septennats de François Mittérand (1981 - 1995), du moins un authentique pouvoir structuré en citadelles successives. Ces mêmes antipsychiatres devenus hommes et femmes de pouvoir se sont pour la plupart vivement opposés à l’émergence en autonomie de mouvements d’usagers et ex-usagers de la psychiatrie. Le Groupe information asiles - nous autres en somme - qui avons été vivement combattus par les détenteurs du pouvoir psychiatrique en savons quelque chose.

La FNAP PSY (fédération nationale des associations de patients et ex-patients des services de psychiatrie) n’a pu décoller à partir de 1996 qu’avec les feux verts successifs non pas des courants issus de l’antipsychiatrie mais bien par ceux du Ministère de la Santé, de la direction générale de la santé, ainsi que par quelques directeurs d’hôpitaux psychiatriques et quelques patrons de la psychiatrie française, tel le Dr Edouard Zarifian (médecin-chef au CHU de Caen).

Heureusement qu’un psychiatre éclairé d’exercice privé, qui n’avait pas d’obédience psychiatrique fixe, le Dr Jean-Michel Cahn, a dynamisé la FNAP PSY entre les années 1994 et 1998. On lui doit beaucoup. Au moins le Dr Jean-Michel Cahn a eu cette honnêteté de considérer qu’il fallait appuyer la lutte juridique du Groupe information asiles pour que les droits des malades en psychiatrie prennent un sens concret et ne soient pas de simples effets rhétoriques.

Rien n’est simple. Il arrive qu’on ait des alliés inattendus et que celles et ceux dont on attend un renfort s’avèrent être tout sauf des alliés.

Cf. Wikipedia sur les mouvements de survivants de la psychiatrie, cliquer sur ce lien

Site de la FNAPSY, cliquer sur ce lien

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