exclusion de la psychanalyse

L'approche scientifique soumise au nombre de pétitionnaire. L'exclusion des psychanalystes des tribunaux, des lieux de soins et de l'Université soumise à une décision gouvernementale. Les méfaits d'un lobbying tenace.

 

 

Après les réactions du SIUERPP à la pétition demandant l'exclusion des psychanalystes des tribunaux, de l'université et des lieux de soins et d'éducation, après l'interpellation de Martine Wonner, députée signataire de cette pétition, après les textes de R Gori, de R Machto, du Pr Patris, voici le communiqué du "groupe de contact". Son existence a été pertinente et utile concernant la réglementation des psychothérapies en évitant pour la psychanalyse une mise sous tutelle. Actuellement, il entend exercer, par rapport aux tentatives de mise à l’écart de notre discipline, le rôle de "lanceur d'alerte" vis-à-vis des pouvoirs publics et des médias et ne pas laisser sans réponse certaines contre-vérités concernant la psychanalyse. 

Communiqué du Groupe de Contact

 29 novembre 2019

Mi-octobre, des universitaires ont publié dans un hebdomadaire un texte demandant l’exclusion de professionnels qui, intervenant dans les tribunaux à la demande des magistrats, se réfèrent à la psychanalyse. La violence de leurs propos est totalement incompatible avec la rationalité du débat scientifique. L'essentiel des sociétés françaises de psychanalyse, rassemblées depuis 15 ans dans une formation dite "Groupe de contact" (GC), s’élève contre la multiplication de ces discours qui, dans la presse, n’ont d’autre objectif que de censurer les contributions et les pratiques professionnelles inspirées par la psychanalyse. Le GC estime qu’il est urgent d’attirer l’attention du ministère de la Recherche et du ministère de la Santé sur ces attaques injustifiées et incessantes, qui visent la psychanalyse et les psychanalystes. En 2018, un document signé par la quasi-totalité des sociétés psychanalytiques, y compris de l’IPA (International psychoanalytical association), a été remis aux parlementaires, membres de la Commission des Affaires Sociales. Ce texte qui peut être consulté sur les sites des sociétés signataires, expose en détail l'activité des psychanalystes sur le territoire français, et mentionne toutes les références scientifiques nécessaires. Leur légitimité et la rigueur de leur travail (trois sociétés signataires sont reconnues d’utilité publique) sont incontestables. Devenu un ouvrage intitulé Ce que les psychanalystes apportent à la société, le texte a été publié le 3 octobre par les éditions érès. Le 22 novembre, cet ouvrage a fait l’objet d’un colloque à l’Assemblée Nationale, sur l’initiative de Brahim Hammouche, député et président de la mission d’information sur l’organisation de la santé mentale. 

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