Football, défense et identité de jeu nationale

En Afrique du Sud, personne ne sifflera la Marseillaise et c'est tant mieux, cela nous évitera de faux débats pour se concentrer sur le seul qui vaille en 2010: notre identité de jeu nationale.

 

Ne dites pas non à ce débat: le meilleur du football, ce n'est pas de « refaire le match ». C'est de l'imaginer. Et donc de sélectionner.

 

La polémique «Domenech or not Domenech» est derrière nous; il s'agit à présent de savoir qui jouera. Nous avons six mois pour trouver une équipe, six mois pour trouver une défense. Car si ça tient derrière, ça suivra devant.

 

Charnière axiale, débat central. Squillaci, Mexes, Abidal, Escudé ont des défauts propres mais un point commun: ils n'ont pas le niveau.

 

En revanche, il y a en France une charnière qui marche du feu de dieu: Marc Planus et Mickaël Ciani. Les défenseurs bordelais ont muselé les attaquants du Bayern et de la Juve. En championnat de France, ils se baladent. Ils ont des automatismes et ce qui manque à l'équipe de France : la confiance. Pourquoi ne pas les aligner ?

 

 

La réponse tient en une question: Que fait-on de Gallas? Eh bien, courageusement (vous pouvez toujours chouiner, Monsieur Titi) on le met sur le banc. Parce que les meilleurs joueurs ne font pas les meilleures équipes.

 

Bordeaux déchire? Profitons-en! Deux buts encaissés en six matches de Ligue des champions (meilleure défense de la compétition); 12 petits buts pris en championnat, 5 seulement quand Planus et Ciani jouent ensemble.

 

Ces deux joueurs qui ne se connaissaient pas en début de saison se sont trouvés en moins de temps qu'il n'en faut à Squillaci pour se retourner. Il faut les prendre tous les deux: aligner l'un sans l'autre serait aussi ridicule qu'imaginer un attaquant nantais réussir en dehors de son club d'origine.

 

Ca plane pour Marc Ca plane pour Marc

 

On ne défend pas qu'à deux? Très bien: étendons la logique. Parce que franchement, si Carasso avait autant d'arrêts à faire que Lloris, ce n'est pas devant le gardien lyonnais que toute la France se pâmerait. Chalmé, à droite, n'a rien à envier à Sagna, transparent sous le maillot bleu. Quant à Trémoulinas à gauche, ne riez pas : dans deux ans, il sera meilleur qu'Evra.

 

Avec un autre girondin Alou Diarra en milieu défensif, on prendrait à peine plus de risques qu'en ouvrant une bouteille de Château Margaux.

 

Quoi? Laurent Blanc sur le banc pendant qu'on y est?! Vous êtes incorrigibles.

 

 

 

 

 

 

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