Comment s'en sortir

Actuellement tout le monde retient son souffle, puisqu’ aucune décision de fond n’est prise par les gouvernements du groupe G 20 à part celle d’aider les banques en difficultés, par des injections massives de liquidités. Comment cette telle situation est-elle possible quand on sait que les « caisses sont vides » ? Nous a-t-on menti ?

Actuellement tout le monde retient son souffle, puisqu’ aucune décision de fond n’est prise par les gouvernements du groupe G 20 à part celle d’aider les banques en difficultés, par des injections massives de liquidités. Comment cette telle situation est-elle possible quand on sait que les « caisses sont vides » ? Nous a-t-on menti ? Non. Il en résulte, comme chacun sait, un déficit budgétaire accru qui devrait être en partie financé par un emprunt national bouche trou, dont il ne faudra pas attendre des résultats spectaculaires : les dépenses budgétaires a priori ne se décident jamais a priori : ce ne sont que bonnes ( ?) intention. Rien n’oblige ceux qui votent le budget national de tenir des promesses. Ce qui est sûr c’est que cela augmente une dette déjà considérable, problème que s’efforceront de résoudre ceux qui prendront les manettes par la suite.
Certes, pour le gouvernement d’un pays dont l’Economie représente une potentialité importante de production et d’échanges commerciaux, il est relativement facile de trouver des prêteurs : de l’argent, il en reste dans le monde. Système classique, presque sans limite, puisqu’il suffit de réemprunter pour rembourser les premiers prêteurs. Toutefois les intérêts s’accumulent au fur et à mesure que la dette augmente. Qui paye et va payer ces charges ?
Il suffit d’augmenter les prélèvements fiscaux. Mais promis par le Président de la République actuel (il ne risque rien car ses chances de le rester en 2012 sont faibles), il n’est pas question d’augmenter les impôts…pendant la présente législature, s’entend. Tant que les classes dirigeantes seront les classes possédantes, elles repousseront toute décision le plus longtemps possible.
Aux successeurs de choisir entre deux maux : soit augmenter tout de même ces impôts différés, soit payer en « monnaie de singe » en faisant marcher la « planche à billets » solution extrême peu prisée des prêteurs qui voient leur argent fondre de valeur rapidement . avec comme conséquence, l’inflation honnie de l’Allemagne en particulier, et repoussée par la France depuis la fin des trente glorieuses. Encore faudrait-il que la BCE accepte de fournir les fonds demandés.
Les lobbys financiers, ceux qui ont mis en place le système du « tout sauf l’inflation » en instituant cette règle absolue pour la BCE, continueront à influencer les gouvernements dans ce sens. A moins que la France ait le courage de sortir de la zone Euro.
Où l’on retrouve le même problème, celui du déséquilibre entre la rente et les revenus du salariat, au détriment de celui-ci. Sachant que c’est ce qui a enclenché la crise des subprimes, on peut se demander comment pourrait être résolue la crise suivante, forcément d’ampleur encore supérieure ?
Nous rencontrons une fois de plus la façon dont un système agit : accumulation d’effets secondaires tendant à sa propre disparition par explosion. Ou, avant que cela ne se produise, remplacer ou améliorer ce système, à commencer par changer la politique D’ou ce que nous considérons comme la seule solution dans l’état actuel des choses : prendre les mesures draconniennes pour faire basculer le système en faveur du salariat.
(www.voixcitoyennes.fr)

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