Quel avenir pour nos démocraties ?

Trop de démocratie tue la démocratie: Les résultats serrés du PS pose le problème du vote démocratique en général. On sait que Louis XVI a été condamné à mort à une seule voix de majorité. On sait que le veto du vote du TCE en 2005 n’a pas abouti à éliminer le traité de Lisbonne, on sait que la révision constitutionnelle de juillet 2008 n’a été adoptée qu’à une voix de majorité. Alors qu’elle peut être la légitimité de pareils résultats?
Trop de démocratie tue la démocratie: Les résultats serrés du PS pose le problème du vote démocratique en général. On sait que Louis XVI a été condamné à mort à une seule voix de majorité. On sait que le veto du vote du TCE en 2005 n’a pas abouti à éliminer le traité de Lisbonne, on sait que la révision constitutionnelle de juillet 2008 n’a été adoptée qu’à une voix de majorité. Alors qu’elle peut être la légitimité de pareils résultats? Selon notre système électoral, un parti politique peut au total recueillir la majorité en pourcentage de l’ensemble la population supérieure à celui des autres formations, mais ne pas être majoritaire à l’assemblée nationale. Faut-il pour autant remettre en cause le principe du vote majoritaire adopté par tous ceux qui, depuis la démocratie Athénienne, se réclament de la souveraineté des populations et au moins de leurs représentants élus également ?
La question est dangereuse car sans ce système adopté par la plupart des pays modernes dits émancipés, sans démocratie, le spectre de la dictature resurgit. Même des pays dits démocratiques, puisqu’ils élisent leurs représentants et leur « chefs », peuvent être considérés comme des dictatures qui ne disent pas leur nom. Alors comment faire pour redonner un minimum de crédibilité à ce système ? Tout d’abord il faut constater que c’est la démocratie, qui a instauré le vote, mais ce n’est pas le vote qui a fait la démocratie.

A Athènes, les assemblées étaient souveraines, car elles n’avaient pas d’intermédiaires. Elles étaient en nombre correspondant aux conseils municipaux d’une ville moyenne en France. Le problème vient de la façon de représenter une population plus nombreuse. Ce qui nous ramène au vote majoritaire et à sa légitimité. Dans le cas du PS, on peut se demander pourquoi ce parti a adopté à plusieurs reprises le vote majoritaire ? Dans le cas des primaires pour la présidentielle, lors de la désignation de Ségolène Royal avec 60% de voix, comme dans le cas du vote interne pour ou contre le TCE (50% pour 50% contre), ensuite pour maintenant désigner un ou une secrétaire de parti, le vote marque les divisions. Lesquelles introduisent des frustrations parmi ceux qui perdent, surtout quand le score est très serré.
Le souci démocratique est noble en soi : la cohésion, si le résultat est nettement majoritaire. Il renforce l’action, mais il divise dans le cas contraire. Pour un parti politique qui par nature est composé de militants, il me semble que l’action prime, action que les discussions ont tendance à retarder, et rendre moins efficaces que la discipline. Le vote non seulement risque de diviser, mais, même si la majorité est importante, il semblerait vouloir indiquer que la vérité réside dans le nombre : plus il y a de gens d’accord sur un choix, plus celui-ci a des chances d’être la bonne. Or l’histoire nous montre que c’est quelquefois le mauvais choix, L’élection de personnalités en particulier, entraîne des risques comme on l’a dit, si la personne qu’on croit connaître change sa façon d’être une fois élue. Louis Bonaparte, Hitler, Pétain n’ont pas été des réussites, pour ne rester que dans l’Histoire récente. Pour sortir de cette difficulté, une des solutions serait que la durée du mandat de l’élu soit très courte, ou du moins qu’il puisse être destitué dès que l’expérience montre qu’il y avait erreur sur la personne. Ce qu’on appelle l’alternance. Une autre possibilité consisterait à établir un quorum, et à tenir compte lors d’un vote, des bulletins blancs, dont le signe prouve qu’il serait nécessaire, s’isl sont nombreux, de faire une proposition différente du choix des personnalités candidates. Enfin, reste une solution ultra démocratique, qui éviterait tout populisme et personnalisation excessive, celui d’une direction collégiale. Ou celle que je préconise sur mon blog : www.citoyenreferent.fr

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