Billet de blog 21 juin 2008

Ce qui s'est dit lors du séminaire du Club

Nous étions entre quarante et soixante, selon les moments, vendredi 20 juin, blogueurs réguliers de Mediapart et membres de l'équipe. Ordre du jour de presque quatre heures de discussion: le Club, son fonctionnement, son ergonomie mais surtout ses contenus.

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Journaliste à Mediapart

Nous étions entre quarante et soixante, selon les moments, vendredi 20 juin, blogueurs réguliers de Mediapart et membres de l'équipe. Ordre du jour de presque quatre heures de discussion: le Club, son fonctionnement, son ergonomie mais surtout ses contenus. Quels types de contributions, quelle modération, comment développer les éditions participatives, ce qui va et ne va pas? Dé couvrez le compte-rendu qui a été fait en direct de cette rencontre. Donc commencez à lire par la fin!

18h00. Pot de l'amitié (ou verres de contact).

17h50. - Serge Brière: «Le blog c'est une expression personnelle, lorsque vous écrivez dans une édition, vous devez respecter l'esprit et l'écriture de cette publication. Par ailleurs, j'entends qu'il peut y avoir des éditions ponctuelles, mais rien ne permet aujourd'hui de distinguer les statuts de ces éditions. Il faudrait pouvoir signaler que telle édition est temporaire, et telle autre pérenne. Voire pouvoir dire qu'une édition est fermée.»

Edwy Plenel propose de prendre un verre avant de se quitter. Et de se retrouver pour ceux qui le souhaitent, samedi à 14 heures, pour une série d'ateliers. Et après 18 heures, pour une série de concerts dans la cour de l'immeuble où est logé Mediapart, pour la fête de la musique.

17h45 - Edwy Plenel estime que l'édition participative n'est pas assez utilisée pour des événements ponctuels: «On aurait parfaitement pu envisager de créer une édition sur le référendum irlandais, pour fédérer les contributions sur le sujet. On peut multiplier les exemples: on va par exemple essayer de créer des éditions sur des festivals d'été, créer des partenariats sur des événements de grande qualité, publier des interviews, des vidéos. Mais on peut décliner cela pour des symposiums, des conférences...»

«Ca devrait être mortel une édition», juge Thierry Ternisien.

«On a pu faire venir à l'écriture, par ces éditions, des gens qui ne voulaient pas s'engager sur un blog, parce que c'est synonyme d'écriture un peu trop personnelle à leur goût, et d'engagement à un certain flux, une quantité trop importante», explique Sylvain Bourmeau.

«Il faudrait prendre l'engagement de publier au moins quatre ou cinq papiers par semaine pour garder un intérêt à l'édition», module Fred Oberson, citant l'exemple de son édition suisse qu'il tient depuis le sud de la France alors qu'il avait été invité à y participer par un blogueur qui s'est désengagé depuis lors.

17h30 -Edwy Plenel: «On ne lancera une société des lecteurs que comme un développement. Et je lance cette idée comme une provocation: et si on lançait une édition papier? Ce serait inédit, dans un paysage où précisement le papier est en repli. Pas sur un rythme quotidien, bien sûr, mais on pourrait envisager, sur un rythme mensuel.»

Bérénice estime que cela ne pourrait être envisagé comme une simple déclinaison du site, que cela demanderait de nouvelles fonctions, une sélection, une synthèse.

«Ce n'est pas de notre part, l'obsession du papier, mais il y a des choses qu'il faudrait garder. On invente quelque chose dans cette collaboration avec notre contenu et votre contenu», conclut Edwy Plenel.

Fred Oberson propose une vente groupée avec des abonnements à des fournisseurs d'accès.

«Il y a quelque chose à trouver dans les déclinaisons. Ca peut être le papier, ça peut être aussi des rencontres avec les lecteurs... Et même sur l'audiovisuel. Regardez Le Figaro: voilà un journal de qualité qui s'essaie désormais à faire du LCI en créant une émission politique quotidienne. Mais nous ne pouvons pas le faire n'importe comment. Il faut imaginer notre façon de la faire qui n'est celle d'aucun autre, pas copier ce qui est proposé gratuitement. Car je suis persuadé qu'a terme, la gratuité a une incidence sur les contenus. Si la valeur de l'information est égale à zéro, sa valeur d'usage tend vers zéro...»

17h15- Edwy Plenel rappelle que le modèle payant sur internet est déjà une forme d'engagement. Il souhaite que l'action des lecteurs se fasse à travers un maximum de rencontres afin de faire vivre la communauté au delà de Paris. «Nous sommes prêts et disponibles pour satisfaire votre agenda. En revanche, je souhaite ne pas m'imposer systématiquement car Mediapart ce n'est pas que Plenel, il faut pouvoir montrer la diversité de l'équipe».

Au sujet de la création d'une société des lecteurs, souhaité par Jean-Louis Legalery: «Je ne l'exclue pas. Cela pourrait intervenir dans le cadre d'une relance de la société Mediapart. Ca sera le deuxième étage de la fusée, à envisager cet automne ou début 2009. Il ne faut pas que ce soit juste une aide des lecteurs». «Nous faisons nos tests économiques en direct. On regarde commercialement comment ça marche et nous savons que la fidélité prend du temps. Et de lancer cette idée pour une phase 2 de Mediapart: est-ce qu'il ne faudrait pas imaginer une vitrine papier pour Mediapart?

17h00 - Bérénice revient sur la question de la jungle. «Tous les internautes n’ont pas les mêmes comportements, de la fourmi errante au butinage de l’abeille, via la lecture systématique… Il est impossible de catégoriser sans restreindre ou appauvrir.»

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Fabien Jobard. «Si vous rationnalisez d'emblée la présentation du Club, cela m'empêcherait de tomber sur un billet comme celui, ce matin-même, sur le Cauchemar de Darwin. Il faut que vous gardiez votre liberté. En revanche, il faut nous donner les moyens de mieux classer, répertorier. Par ailleurs, depuis quelques semaines, j'observe une montée en puissance des blogs, et beaucoup d'éditions qui risquent de tomber en désuétude.»

16h30 - René Lorient : «Je suis persuadé que Mediapart pourrait être mieux diffusé auprès des étrangers. Comment peuvent-ils s’abonner ? Même à titre individuel ?»

Marie Hèlène Smiejian, directrice générale de Mediapart : «Nous sommes en train de développer des licences qui donnent un accès en lecture seule pour les bibliothèques, les institutions, les centres de documentation… Ce mode de connexion se fera par reconnaissance de l’adresse IP. Trois ou 4 tests cet été avec trois bibliothques et ce sera généralisé à la rentrée, pour faire un tarif attractif de lecture. Pour les universités étrangères je suis très demandeuse mais il faut trouver le bon contact. A titre individuel, s’abonner à l’étranger ne pose pas de problème dans la zone euro. Mais dans le reste du monde, il faut faire un virement bancaire, c’est plus compliqué, c’est vrai.»

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François Bonnet : Pensez-vous qu'il faille ordonner un peu la jungle Mediapart?

Tout le monde n'est pas d'accord, quelques mains se lèvent pour garder «le hasard, la rencontre» comme le dit joliment Bérénice.

Jean-Paul Yves le Goff : «Je trouve que le désordre actuel, c’est très bien comme ça et je crains que les améliorations soient pires.»

Claude Lelièvre :
«Je suis partisan de garder en partie la jungle... on peut la garder, mais il faut quelques améliorations.»
Benoît Thieulin, la Netsouade : La nouvelle formule du club a pour but de faire remonter davantage plus de contenus et de naviguer plus simplement.
Jacques se demande comment rendre Mediapart un peu moins triste.

16h15 - Fred Oberson note la moyenne d'âge élevée. «Pourquoi ne pas envisager des cadeaux d'abonnements ? Vous pouvez débitez mon compte si je veux offrir trois mois a quelqu'un par exemple».
Julien Revenu (qui dessine tous les intervenants au fur et a mesure qu'ils s'expriment. Va-t-on les retrouver sur son blog ?). «Comment attirer un public qui n'est pas spécialiste ? On tombe souvent sur un débat entre journalistes. Mediapart est une bonne source d'informations mais il faut être cablé, bien connaître le sujet pour entrer dans votre bulle».

Virginie Guiraudon: «Il faut que les journalistes s'enrichissent des chercheurs abonnés à Mediapart. Au sujet d'un travail de recherche : j'ai contacté directement une journaliste pour qu'elle s'en serve.»

A propos des commentaires : «Dans les dérapages, on trouve soit des commentaires de facho-négationnistes, soit des commentaires qui ne veulent rien dire sinon qu'ils servent à se donner des nouvelles. Je ne suis pas parisiano-centrée mais je trouve que des commentaires sont parfois hallucinants

Serge Brière :
«Je souhaite un vrai classement thématique du Club. Si vous aviez un fil éducation, ça serait possible de retrouver les billets éducation et savoir aussi quel est le dernier billet paru sur tel thème.»

Pierre Hivernat :
«A mon avis, ca diverge un peu. Je comprends qu'il y ait une urgence, celle d'avoir de plus en plus d'abonnés. En quoi pouvons-nous vous aider à gagner des lecteurs ? Je trouve que l'on pourrait avoir plus de choses sexy. Mediapart manque d'humour. Une note d'humour par jour, ça ne serait pas de trop.» Et de conclure avec une suggestion : «La critique du jour faite par les abonnés serait intéressante. Par exemple, tous les jours, un de nous mettrait en valeur un concert, un spectacle, un tableau.»

16h - Toujours en réponse à Nicolas Offenstadt, et à l'ouverture des éditions, François Bonnet explique que les parrainages, offerts aux abonnés et qui seront bientôt généralisés, peuvent être utiles.

Afin d'éviter une «privatisation» du Club entre certains abonnés, qui rebuterait les nouveaux arrivants, Patrick Rodel propose d'utiliser la messagerie pour tout ce qui est «sentimental» et de consacrer les commentaires à des débats de fond. «Je n'écris pas pour que l'on me dise ‘super ton article', mais que l'on se serve de mon article pour un débat de fond.»

Matthieu Potte-Bonneville : «Je vous soumets quelques idées pour organiser les choses. Les informations des contacts sont d'autant moins efficaces que les contacts sont nombreux. Est-ce que l'on pourrait regrouper par contacts (certains sont très actifs et prenent toute la place) ? Est-ce que l'on pourrait être alerté des réactions aux commentaires que l'on a laissés ? Il serait aussi intéressant de proposer aux blogueurs une palette de thème, proposer e amont un prérubricage, afin de mettre en cohérence les tags inscrits ?»

15h45 - Les éditions, on les améliore comment?

SylvN se demande comment «pêcher» des rédacteurs potentiels qui opnt les mêmes centres d'intérêt qu'elle pour son édition. «Je n'arrive pas à connaître leurs centres d'intérêt.»

Benoît Thieulin, de la Netscouade, explique que depuis le début de Mediapart, on s'est toujours demandé s'il fallait créer pour chacun une page personnelle spécifique, comme sur Facebook par exemple. Dans la nouvelle version du club, il y a désormais une photo et une biographie, mais peut-être pourrait-on intégrer d'autres éléments...

Claude Emmanuel Triomphe. «J'attendais plus des articles d'édition. Là on me propose une espèce de forum, j'attendais plus , j'attendais un débat plus volontairementé crit et argumenté.» Par ailleurs il trouve que la couverture social est très «franco-française». «On est un peu clochemerlesque sur ces sujets-là»

Mathieu Magnaudeix,
journaliste chargé du social (c'est aussi l'auteur de ces lignes) répond qu'il est ouvert à toute collaboration, à tout conseil, à tourte proposition.

Nicolas Offenstadt propose un peu plus d'organisation. «Il faut faire circuler sur Mediapart les infos de faço plus thématisée.Le rôle des journalistes de Mediapart ne serai-il pas de fluidifier un peu plus entre les blogs, les éditions et le journal?». Il pose aussi la question des collaboprateurs extérieurs, des spécialistes qui ne sont pas forcément abonnés, mais qui sur un sujet précis qu'ils connaissent très bien pourraient apporter beaucoup à Mediapart en terme d'expertise.


Sylvain Bourmeau, journaliste culture est d'accord sur le principe de fluidifier un peu plus, mais il souligne que que l'équipe éditoriale est peut-être un peu restreinte pour effectuer ce travail. Par contre, il est très «important de pouvoir faire bénéficier la communauté de textes plus ponctuels qui relèvent de l’expertise, ce qui correspond aux pages opinions d’un journal blogs. Tout cela aujourd’hui avec peu d’outils de classement n’est pas idéal.» Faudrait-il des pages opinion, comme dans un journal?

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15h30 - Plus de hiérarchie dans le Club ?

Domnique Wittorski : «Il me semble que le hasard fait parfois mieux les choses que les hiérarchies. Sinon on a vite tendance à devenir fainéant. (...) Mais cela pourrait être intéressant de faire un distingo rapide entre un article de Claude Lelièvre, où je sais que je vais apprendre beaucoup de choses, et par exemple des billets comme les miens, qui sont plus sur le mode du point de vue.»

Claude Lelièvre : «Est-ce que le Club peut se contenter d'éditer ? Il y a bien deux ou trois classemrnts qui sont des mises en vitrine, dautant de façon de mettre en avant des blogs, et rien d'autres ? Je me demande si certains d'entre nous ne pourraient pas aller plus loin que ce type d'édition ?»
Dominique Bry : «Ce qui m'intéresse dans le Club, c'est la diversité entre des avis d'experts et des choses plus légères, type ce qui a été fait pour l'Euro de football ces derniers jours».

15h15

Premier tour de table.

Bérénice : «je pense que les journalistes doivent rester subjectifs, nos commentaires doivent leur servir à s'impliquer»

Florent Pommier : «Il serait intéressant pour les journalistes de fouiller un sujet qui a été ‘signalé’ à travers un blog ou une édition, comme on dit sur Rue 89. Surtout dans le cas des régions.

Mathieu Magnaudeix, journaliste chargé du social, explique comment la rédaction et une blogueuse, Markène Benquet, sociologue, ont travaillé ensemble sur le travail dans la grande distriution. C'est elle, abonnée à Mediapart, qui a proposé un article sur le sujet. Elle a ensuite proposé de chroniquer le livre d'Anna Sam sur les caissières : c'est un très bon exemple de collaboration entre le club et le journal.

François Bonnet, directeur éditorial de Mediapart, insiste : au-delà de la fonction d'alerte, il peut y avoir un vrai travail de «coproduction» entre le club et le journal. Avec des écritures et des temporalités différentes, mais c'est cette diversité de regards qui est intéressante.


Fred Oberson se dit satisfait du nouveau visage du club. le tri des blogs est salutaire. Mais peut-être faudrait-il aussi les classer par thème, dit-il.

Benoît Thieulin, de la Netscouade, explique que la navigation par thème est possible à travers un nuage de tags dans le Club.

Thierry Ternisien explique que lui aime beaucoup naviguer dan le site à travers la rubrique «infos des contacts. C'est extraordinaire pour naviguer»

15h - François Bonnet, directeur éditorial, lance la discussion, autour des «contenu du Club». «Notre envie, au départ, avec la Club, était de mêler plusieurs types de contenus, d’engagements, de champs d’intervention et d’étude. Ce qui nous intéresse, c’est la grande variété de contenus, avec des interventions sur des modes très personnels, ou au contraire, très universitaires.»


«Première question : est ce que ce voisinage entre différents genres fonctionne ? Est-ce que c’est un voisinage correct, riche, ou que vous trouvez trop brouillon ? Est-ce qu’il faut davantage organiser cela ?
Deuxième question : nos choix de mise en valeur de tel ou tel billet sont-il pertinents ou est-ce que certains contenus ne sont pas assez valorisés ?
Et troisièmement, l’équilibre entre les articles légers et graves vous semble-t-il pertinent ?
»

14h50 - Tour de table et présentation, à tour de rôle, de l'équipe de Mediapart et de la quarantaine de blogueurs présents, réunis dans le «Central» de la rédaction.

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14h30 - Ouverture du séminaire par Edwy Plenel, qui déroule le programme de l’après-midi. «On a besoin de réfléchir avec vous sur les manières de faire vivre et avancer le Club». Après s'être félicité des trois premiers mois de vie du Club, Edwy propose de réfléchir à trois questions dans les heures à venir : Comment modérer le Club si nécessaire ? Comment l’animer et l'améliorer pour qu’il ne tourne pas à la forêt vierge ? Comment fait-on pour que cela ne se limite pas à un club privé ?

13h55 - Mediapart a invité ses blogueurs les plus actifs le temps d'un après-midi dans ses locaux du 12e arrondissement de Paris. Une quarantaine d'entre eux sont attendus dans un gros quart d'heure. Nous allons tenter, dans ce billet, de vous faire vivre à distance ce séminaire en léger différé. N'hésitez-pas à participer vous aussi et intervenir dans la conversation, en laissant des commentaires au fil de la séance.

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