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C’est une première en France. Notre vénérable confrère a décidé de nous assigner en référé devant le tribunal de Grande Instance de Nancy mardi 1er juin 2010. Cramponnez-vous : notre revue du web porterait préjudice aux SA Le Bien Public et les Journaux de Saône-et-Loire. dijOnscOpe accusé de "contrefaçon" et "concurrence déloyale" : le poids des mots, le choc des générations?...

 

Haut les mains dijOnscOpe !


Surprise ! Nous avions déjà préparé les cotillons et les bouteilles de jus de pommes pour fêter notre 10ème mois d’existence mardi 1er juin quand nous recevons une lettre de nos confrères séculaires. Une invitation à nous rencontrer enfin ? Pas du tout. Une mise en demeure, suivie d’une assignation en référé.


Oups ! Aurions-nous osé "voler" indignement des articles de nos illustres confrères ? Non. Aurions-nous abusivement dénaturé leur travail journalistique ? Pas davantage. Aurions-nous tenté sournoisement de favoriser le référencement de notre site à leurs dépens? Absolument pas. Alors quoi ?

 

 

La revue qui fâche...


.... Et pas qu’un peu. Mais pourquoi au fait ? La revue de presse a toute sa légitimité sur dijOnscOpe : deux heures de recherche minimum chaque jour, une trentaine de médias épluchés sur le net, un choix d’articles qui ont attiré notre attention pour leur intérêt. Elle met en lien le travail de nos collègues médias, tout en encourageant la curiosité de nos lecteurs. Bref, pas de quoi fouetter un chat.


Sauf pour nos talentueux confrères. Alors que plusieurs médias sont favorables à cet usage journalistique, les deux titres de la presse quotidienne locale s’en offusquent. Ils considèrent que notre revue du web porte atteinte à leurs sites internet et à leur droit à la propriété intellectuelle. Citons-nous les publications ? Oui. Proposons-nous un lien direct vers leurs sites ? Obligatoirement. Respectons-nous le travail de nos confrères ? Incontestablement, oui.


Et pourtant, case tribunal. Sans aucune prise de contact préalable, histoire d’évoquer confraternellement cette affaire. Dans quel but au fait ? Nous interdire de reproduire, même partiellement, leurs articles ; nous empêcher de détourner, même potentiellement, leur clientèle, et cetera, et cetera. Cerise sur le gâteau : 20.000€ pour chacun de nos renommés confrères au titre de dommages et intérêts...

 

Touché-coulé dijOnscOpe ?


Certainement pas. Excessifs nos chers confrères ?... dijOnscOpe se défend de toute indignité et refuse d’aliéner sa ligne éditoriale, considérant qu’il s’agit d’une atteinte à la liberté d’informer et aux usages du journalisme. Nous faisons confiance à la Justice, en toute bonne foi, pour remettre les choses à leur juste place.


Nous voici en pleine jurisprudence. Pour la première fois en France, un média en ligne est donc attaqué par un confrère pour sa revue de presse. Soit, le droit et la bonne foi parleront. dijOnscOpe conservera son cap et encore plus ses valeurs que vous connaissez. En quelques mois d’existence, elles ont forgé la relation de confiance qui nous unit.


Indépendant, indiscret & incorruptible. Vilain dijOnscOpe...

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Si l'AFP portait plainte à chaque fois qu'on relègue leurs infos, les tribunaux ne seraient plus ou donner de la tête. Quoi ? C'est déjà le cas ? Alors pourquoi aller les "emmerder" pour une mauvaise interprétation de vos bonnes intentions ?