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Billet de blog 7 nov. 2011

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dijOnscOpe évolue : L’éthique… ou rien

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Nouveau projet, nouvelle charte pour dijOnscOpe, qui change de modèle économique à compter du 1er décembre 2011 et renonce à la publicité pour dépendre uniquement de votre soutien actif, chers lecteurs. Si nous continuons à prendre position contre les pratiques aliénantes de la profession tels les privilèges divers – cadeaux et voyages de presse – ou les publi-rédactionnels – articles publicitaires payants -, nous avons choisi de renforcer notre charte des journalistes avec une charte des responsabilités et engagements fondamentaux de l’éditeur de presse. En effet, nous avons la conviction profonde que les journalistes ne sont pas les seuls dépositaires de l’indépendance d’une rédaction. La première responsabilité incombe à la direction. Dont acte.

Charte de l’éditeur de presse (Direction)

  • Un idéal exigeant

Fidèle à l’esprit des journalistes membres de la Résistance, qui s’insurgèrent face au spectacle de l'abaissement moral d'un pays et de sa presse, la direction de dijOnscOpe croit fondamentalement aux principes formulés dans le Projet de déclaration des droits et devoirs de la presse libre inclus dans le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), détaillés le 24 novembre 1945 par la Fédération nationale de la presse.
"Article 1 : La presse n'est pas un instrument de profit commercial. C'est un instrument de culture, sa mission est de donner des informations exactes, de défendre des idées, de servir la cause du progrès humain.
Article 2 : La presse ne peut remplir sa mission que dans la liberté et par la liberté.
Article 3 : La presse est libre quand elle ne dépend ni de la puissance gouvernementale ni des puissances d'argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs."
Afin de promouvoir ces principes qu’elle juge seuls pertinents, à la fois pour le bien commun de la société et les intérêts particulier de son média, la direction de dijOnscOpe a décidé de s’engager sur des pratiques garantissant à la fois l’indépendance financière et commerciale du journal tout en préservant l’indépendance rédactionnelle de ses journalistes, et assurant à ses lecteurs la transparence nécessaire à leur indispensable confiance dans les informations qui leur sont délivrées.

  • Indépendance financière & commerciale

Sur le plan capitalistique, la direction de dijOnscOpe s’engage – si elle ouvre le capital de l’EURL actuelle – à intégrer principalement en actionnaires de référence, directs ou indirects, des entreprises exerçant leur activité principale dans le domaine de la presse et des médias. A défaut, seules des entreprises ou particuliers s’engageant à respecter la présente charte pourront intégrer le capital de la société.
La direction de dijOnscOpe refuse de devenir un instrument de publicité ou de communication. A ce titre, elle s’interdit de céder en toute circonstance aux pressions des pouvoirs publics, politiques, financiers, commerciaux, industriels, bancaires, actionnariales ou autres. Pour ce faire, elle bannit toutes transaction commerciale du type bannières publicitaires payantes, publi-reportage ou publi-rédactionnel (article publicitaire payant), prestations de services commerciales, etc. et dépend uniquement de ses lecteurs. En conséquent, la direction fait le choix des lecteurs.
Enfin, les contributions extérieures assurées par l'éditeur (interventions, rédaction, consulting, formation, etc.), n’ont et n’auront aucun lien direct avec la sphère de la communication et de la publicité. dijOnscOpe s’engage à promouvoir l’information journalistique indépendante ; toutes les démarches auprès du public ou des professionnels s’inscrit dans ce but. Conformément aux usages de la profession, les subventions accordées dans le cadre strict de la profession d’éditeur de presse seront acceptées par la direction, à condition de ne pas positionner l’entreprise en situation de dépendance.

  • Transparence & ambition sociétale

Par principe, la direction de dijOnscOpe ne participe à aucun cocktail, déjeuner ou voyage de presse, et refuse systématiquement tous les cadeaux de presse. Les seules dérogations concernent les voyages, hébergements et frais courants liés aux formations, congrès, réunions de travail et autres interventions liées à la promotion directe du média ou de la profession, auxquels l'éditeur aurait été invité. Toute gratification – luxueuse ou non – destinée à s’attirer les faveurs de la direction sera systématiquement refusée.
De fait, la direction informera honnêtement et régulièrement ses lecteurs sur sa situation économique ainsi que ses perspectives de développement. Mentions légales, chiffres d’affaire, nombre d’abonnés, détail des subventions obtenues, etc. La direction de dijOnscOpe croyant fondamentalement que la performance d’une entreprise ne se mesure pas seulement à son chiffre d’affaire mais à ses ambitions sociales et sociétales, elle s’engage à répartir ses bénéfices de manière équitable entre ses salariés et ses actionnaires.
Soucieuse enfin de mettre en place les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle de ses journalistes, la direction s’engage à respecter la Convention collective des journalistes ainsi que la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes adoptée en 1971 à Munich (dite Charte de Munich) par les représentants des fédérations de journalistes de la Communauté européenne, de Suisse, d’Autriche, ainsi que de diverses organisations internationales de journalistes (Voir page suivante).


Charte des journalistes (Rédaction)
I. Cadre général

  • Charte des devoirs professionnels des journalistes français

Les journalistes de la rédaction de dijOnscOpe s’engagent à respecter la Charte des devoirs professionnels des journalistes français, élaborée en 1918 par le Syndicat national des journalistes (SNJ), puis révisée et complétée en janvier 1938. Ce texte est reconnu par l’ensemble des syndicats de journalistes et plus généralement par l’ensemble des journalistes français :
"Un journaliste, digne de ce nom :
- prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ;
- tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;
- ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel ; n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ;
- s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ;
- ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ;
- ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ;
- ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ;
- ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ;
- garde le secret professionnel ;
- n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
- revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ;
- tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;
- ne confond pas son rôle avec celui du policier."

  • Déclaration des devoirs et des droits des journalistes

Les journalistes de la rédaction de dijOnscOpe s’engagent également à observer strictement, sans dérogation aucune, la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes adoptée en 1971 à Munich par les représentants des fédérations de journalistes de la Communauté européenne, de Suisse, d’Autriche, ainsi que de diverses organisations internationales de journalistes.
"Préambule
Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.
Ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.
La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.
La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici.
Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration des droits qui suit.
Déclaration des devoirs
Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont :
- respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître ;
- défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;
- publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;
- ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;
- s’obliger à respecter la vie privée des personnes ;
- rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;
- garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;
- s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;
- ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;
- refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.
Déclaration des droits
Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés.
Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.
Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience.
L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journaliste.
En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique."
II. Cadre spécifique à dijOnscOpe
Les journalistes de la rédaction de dijOnscOpe s’engagent enfin à respecter le cadre déontologique spécifique à l’entreprise.
Collaborations extérieures
Les contributions extérieures des journalistes de dijOnscOpe (articles, vidéos, photos, livres, guides, émissions de TV, etc.) doivent faire l’objet d’une autorisation expresse et écrite de la rédaction en chef. Elles seront rejetées – sauf dérogation – dans le cas de collaboration à des organes entrant en concurrence avec une des activités de dijOnscOpe, quel qu’en soit le support.
Voyages de presse
Par principe, les journalistes de dijOnscOpe ne participent à aucun voyage de presse. Les seules dérogations concerneront les voyages de presse susceptibles d’apporter un accès à l’information impossible par les biais classiques (accès à un site d’ordinaire fermé aux journalistes, déplacement avec une personnalité, etc.). D’une façon générale, toute participation à un voyage de presse doit faire l’objet d’une autorisation écrite de la rédaction en chef, qui en définira les modalités avec le journaliste. Tout voyage de presse dont le caractère disproportionné visera à s’attirer les faveurs du journaliste sera systématiquement refusé.
Invitations, cadeaux de presse
Les journalistes de dijOnscOpe n’accepteront, dans le cadre de leur travail, aucune invitation à déjeuner ou à dîner, quelle qu’elle soit. Les seules dérogations concernent les invitations liées à une recherche d’informations dont l’accès est impossible par les biais classiques, et ne peuvent en aucun cas être assimilées à une gratification luxueuse. Il en va de même des cadeaux de presse, pour lesquels les journalistes refuseront tant les envois promotionnels courants que les cadeaux dont le caractère disproportionné visera à s’attirer leurs faveurs.
Services de presse
Si, dans un but professionnel, le journaliste a besoin d’un objet du type livre, cassette vidéo, CD, DVD, logiciel, ou d’un service tel que billet de spectacle, de cinéma, etc. pour réaliser un sujet, il s’assurera qu’ils ne s’apparentent en aucun cas à une faveur consentie. Dans ce dernier cas, soit il s’assurera que l’objet ou le service est bien facturé à dijOnscOpe, soit il effectuera une demande de prêt, soit il s’acquittera lui-même du paiement, remboursé ensuite par la direction – après validation de la rédaction en chef. L’achat comme le prêt doivent êtres approuvés par écrit par la rédaction en chef.
Conflits d’intérêts
En aucun cas, un journaliste de dijOnscOpe ne devra traiter d’entreprises, d’entités commerciales ou politiques dans lesquelles il a des intérêts personnels, qu’il s’agisse d’actions cotées en bourse ou de participations personnelles directes. De la même façon, le journaliste de dijOnscOpe ne pourra traiter d’associations ou d’organisations dont il est membre. D’une façon générale, le journaliste de dijOnscOpe a l’obligation expresse de signaler à la rédaction en chef toute source de conflit d’intérêt potentiel.

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