CRUAUTÉ à l'abattoir : on a le pouvoir d'arrêter ça!

Suite à la plainte déposée par L214 en 2019 dans le cadre du procès de l'abattoir d'Alès, le tribunal judiciaire de Paris a condamné l'État à verser 4200 € à L214 pour déni de justice. C'était hier, lundi 29 juin.

On pourrait penser que c'est une victoire, certes... mais si petite au regard des conséquences dramatiques immenses que perpétuent l'élevage industriel intensif d'animaux et ses abattoirs associés!

Extrait du Jugement :

"DÉCISION DU 29 JUIN 2020
1/1/1 resp profess du drt
N° RG 19/02826 - N° Portalis 352J-W-B7D-CPJFP
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Par avis du 12 novembre 2019, le ministère public conclut à l’absence de faute lourde et de déni de justice.
L’ordonnance de clôture a été rendue le 14 mai 2020.
SUR CE,
Aux termes de l’article L.141-1 du code de l’organisation judiciaire, l’Etat est tenu de réparer le dommage causé par le fonctionnement défectueux du service public de la justice ; cette responsabilité n’est engagée que par une faute lourde ou par un déni de justice.
La faute lourde est définie comme toute déficience caractérisée par un fait ou une série de faits traduisant l’inaptitude du service public de la
justice à remplir la mission dont il est investi.
Mais le jeu de l’article L. 141-1 du code de l’organisation judiciaire est limité par les recours effectifs et l’inaptitude du service public de la
justice à remplir la mission dont il est investi ne peut être appréciée que dans la mesure où l’exercice des voies de recours n’a pas permis de
réparer le mauvais fonctionnement allégué.
En l’espèce, l’Association L214 reproche, à la fois sous l’angle de la faute lourde et sous celui du déni de justice, le fait que le parquet a
tardé à poursuivre l’auteur des infractions.
Elle rappelle également que le rapport d’enquête relève 175 infractions et que le dirigeant de l’abattoir a été poursuivi pour 3 infractions."

Ce qui signifie que tous les « mauvais traitements » relevés par l’enquête ont quant à eux été écartés : pourtant répétés à de nombreuses reprises, les absences de contrôle de l’inconscience des animaux, les saignées tardives et les cisaillements de la gorge ne seront pas jugés.

Ne seront pas non plus évoquées les conséquences terrifiantes que ce type d'élevage et d'abattage produisent sur l'environnement (pollutions de l'eau, essentielle à la vie, destructions des forêts et de leur habitat vivant pour cultiver uniquement ce qui servira à alimenter les animaux d'élevage, etc.) et la santé humaine (accélération de la diffusion des virus vecteurs de maladies souvent mortelles, déshumanisation de tous ceux qui travaillent dans ces lieux où l'on n'entend que des cris de souffrance et où l'on est éclaboussé de sang).

Tout ceci a été prouvé par de nombreuses études/enquêtes, issues de plusieurs organisations indépendantes.

A tous ceux et celles en qui subsistent encore un peu de sensibilité, un peu de capacité à savoir considérer avec intelligence d'autres êtres vivants différents d'eux/elles-mêmes, je leur demande de regarder ce qui suit : 

On a le pouvoir d'arrêter ça!

Si vous n'êtes pas convaincu-e-s, alors quel espoir vous restera-t'il pour survivre dignement ?

 

 

 

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