De quoi serais-je mort, dans 40 ans?

Vient de paraître, quarante ans après l'exposition aux fumées des incinérateurs d'ordures ménagères, le rapport définif de l'Institut de Veille Sanitaire (InVS).

Celui ci met en évidence une correlation entre l'exposition aux rejets des incinérateurs d'ordures ménagères dans les années 70, et l'augmentation, dans les années 90, du risque de développement de certains cancers, dont les cancers du sein et les lymphomes.

Par comparaison avec la situation des années 1970, il est vrai que la pollution liée à l'élimination des ordures ménagères est maintenant très largement diminuée, du fait du tri préalable, de l'augmentation de la part du recyclage, et des limitations de rejet dans l'atmosphère de ce type d'installation.

Il n'en reste pas moins qu'il faut pas loin de quarante ans, et vraissemblablement quelques décès dans l'interval, pour aboutir à une étude scientifique difficilement contestable de l'impact sanitaire d'une installation industrielle.

Ce temps important est lié à plusieurs types de délais, dont un semble incompressible, c'est le temps de latence entre l'exposition à l'agent pathogène et le developpement de la maladie.

Il me semblait important de rappeler ce délai, dans le contexte français de discussion sur les OGM, ou sur l'intéret du principe de précaution.

 

Pour en savoir plus sur l'étude:

http://www.invs.sante.fr:80/display/?doc=publications/2008/rapport_uiom/index.html

 

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