Valls et la laïcité : assez d'hypocrisie

 

Manuel Valls en octobre 2014 © Briand (CC) Manuel Valls en octobre 2014 © Briand (CC)
Les pires atteintes à la laïcité de ces dernières années ont été le fait de Manuel Valls et de son gouvernement.

Le dimanche 27 avril 2014, par exemple, alors qu'il venait juste d'être nommé premier ministre, il annonçait, depuis le Vatican, qu'il n'honorerait pas la promesse de François Hollande d'ouvrir la PMA aux couples de femmes, honorant ainsi une demande du pape et des manifestants catholiques intégristes. Quelques mois plus tard, son gouvernement cédait une fois de plus au lobby religieux en retirant le projet des ABCD de l'égalité, outil de lutte contre les inégalités fondé sur la notion scientifique de genre.

Manuel Valls n'a donc aucune légitimité à distribuer des bons ou des mauvais points en laïcité.

Nous rappelons que le débat pluraliste est un droit fondamental de la démocratie, que la laïcité fait l'objet de discussions et que les représentant-es de l'observatoire de la laïcité se sont contenté-es d'un recadrage juridique et historique des propos d' Elisabeth Badinter.

Les propos de Manuel Valls lors du dîner du CRIF, le lundi 28 janvier, sont anti-démocratiques et anti-laïques.

Une pétition de soutien à Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène a été lancée à l'initiative de la Ligue de l'enseignement. Vous pouvez la signer ici.

 

Grégory Bekhtari, Anaïs Flores, Paul Guillibert, Caroline Izambert, Florine Leplâtre, Jérôme Martin, membres du CEAL

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