apports de la grammaire

On pourrait croire que la grammaire,en raison de son caractère normatif, est une discipline ennuyeuse, qui mobilise la mémoire mécanique,fait partie d'un apprentissage où l'esprit d'initiative, l'imagination,n'interviennent pas etc:c'est une méprise,encouragée sans doute par une institution quil'a maintenue au diapason de sa propre "pesanteur"sans"grâce", alors qu'elle ne mérite pas moins son"bonnet rouge"que d'autres branches du savoir qu'elle a su renouveler,sous la pression incoercible des nouvelles tendances pédagogiques;on peut se risquer à dire que la seule concession institutionnelle faite à la grammaire est d'en avoir autorisé officieusement la disparition pure et simple des horaires de français ou sa réduction à une annexe du texte littéraire:c'est dire si la grammaire manque d'attraits subversifs et poétiques;d'ailleurs la grammaire est aussi desservie par les préjugés consternants entretenus par tous les frères ignorantins sur un dix septième siècle sous le joug des Anciens,assombri par cette morale des extrêmes:le jansénisme aussi caricaturé que la fameuse "grammaire de Port Royal",au titre défrisant, disqualifiant son objet,et participant à la mythologie d'une grammaire aux connotations dépréciatives:conservatrices, normatives, passéistes. Mais l'essentiel de la faillite de la grammaire dans sa compétence à former les idées claires et distinctes, à les écrire, à savoir puiser pertinemment dans "l'arthrologie" de la langue et à stimuler le meilleur des facultés spéculatives, repose sur les dérives d'un engouement linguistique ayant placé la grammaire sous l'empire du structralisme qui a logiquement perdu de son aura mais n'a pas effacé les traces de ses dérives.Les exemples grammaticaux feront l'objet du billet suivant assortis des éclaircissements sur l'impasse de l'enseignement de la grammaire. 

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