Enseigner:Pourquoi? Quoi? A qui? Par qui? Comment? 1/4

Chaque élection, chaque changement de gouvernement, chaque rentrée des classe, chaque flambée sociale dresse un bilan sévère du système scolaire assorti des mesures à prendre d'urgence pour le réformer.En vain.
Puisque les réformes censées l'améliorer ne font qu'en exhiber les failles, ne vaudrait-il pas mieux réformer les réformes? Cessons d'assujettir l'école à une vision globalement misérabiliste qui n'en retient que les dérives. Cessons de dévoyer le système scolaire en assouvissant, au détriment de sa fonction, consciemment ou inconsciemment, de vieilles et tenaces rancunes à l'encontre de la culture, des Humanités, accusées d'être ce qu'elles sont nécessairement:d'origine bourgeoise L'école ne saurait servir de terrain d'expérience de division sociale où le savoir avantagerait ceux qui en ont déjà le privilège et écraserait les faibles: Un sénatrice de gauche ne proposait-elle pas, il y a deux réformes, d'alléger le programme des enseignants affectés en banlieu, dans l'intérêt des élèves ! Inutile d'épiloguer.. Le système scolaire doit représenter le "préférable" d'une nation; et le préférable d'une nation.est rarement le reflet de son état réel; l'évolution de l'homme est soumise à des aléas, à des phénomènes de reculs inquétants. Aussi faut-il faire en sorte que l'institution scolaire donne d'autant plus de visibilité et d'actualité aux principes de la République, mette en relief l'indivisibilité républicaine dans un pays si divisé. C'est la partie difficile d'une mission polltique qui s'avèrera indissociable d'une autre vision de l'économie dont bénéficiera-bien entendu- l'économie en tant que disciline scolaire. 1/4. . .

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