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Billet de blog 10 mars 2022

Citoyens Libres des Pyrénées interpelle Cédric Villani et les parlementaires

L’association CLP souhaite contribuer au relais de ces informations essentielles auprès des citoyens, afin de susciter la réflexion et conduire ainsi vers un véritable débat démocratique sur la crise sanitaire. En Bigorre publie ci-après deux courriers adressés, le premier par le docteur Thierry Medynski au président de l’OPESCT et le second de la CLP à l’ensemble des parlementaires français.

BONNEAU Alain
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« L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), que je préside, est un organe d’information commun à l’Assemblée nationale et au Sénat, qui a pour mission d’éclairer le Parlement sur les questions scientifiques et technologiques afin qu’il puisse prendre ses décisions en toute connaissance de cause. En 2022, l’OPECST continue ses travaux d’étude sur l’épidémie de Covid-19. Nous avons récemment organisé une audition scientifique pour explorer le futur de la pandémie, à la lumière des connaissances accumulées jusqu'ici, et sur les perspectives d'évolution de la stratégie de lutte contre le virus. » peut-on lire ici de la main de Cédric Villani, député et président de l'OPECST.

Citoyens Libres des Pyrénées est un mouvement associatif qui se définit ainsi :

« L’association CLP a pour objet statutaire la défense des libertés publiques, individuelles et constitutionnelles des citoyens.

Apartisane et financée uniquement par les cotisations et dons de ses adhérents, l’association est née le 14 août 2021, soit quelques jours après l’entrée en vigueur de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire. Cette loi fut véritablement l’élément déclencheur de la création de l’association. 

En effet, si l’érosion progressive de nos droits et libertés est bien antérieure à la crise sanitaire Covid-19, cette loi du 5 août 2021, en instaurant l’obligation vaccinale pour un certain nombre de professions dont la plupart relevaient du domaine médical, allait directement à l’encontre de nombreux textes de droit français, européen et international (pour en savoir plus, cliquer ici). Cette violation frontale des textes de droit en vigueur poussa quelques collectifs locaux de la région paloise et tarbaise à créer une association loi 1901, dans le but de permettre aux personnes concernées par l’obligation vaccinale de contester cette obligation devant le tribunal compétent, avec l’appui d’avocats de la région.

L’association CLP souhaite contribuer à son échelle au relai de ces informations essentielles auprès des citoyens, afin de susciter la réflexion et conduire ainsi vers un véritable débat démocratique sur la crise sanitaire, débat qui n’a de fait jamais véritablement eu lieu. »

En Bigorre, souhaitant favoriser ce débat, s’en fait le relais en publiant ci-après deux courriers adressés, le premier par le docteur Thierry Medynski au président de l’OPECST et le second destiné à l’ensemble des parlementaires, alors même que le Sénat a déclaré son souhait de répondre aux inquiétudes des citoyen·ne·s en demandant la levée du Pass vaccinal “sans délai” dans un rapport qui tacle le Gouvernement : « La substitution du conseil de défense au conseil des ministres, et donc la soustraction de la décision au jeu normal des institutions, ne trouve sa justification que dans le caractère exceptionnel de la situation. Or l’exception dure depuis deux ans » insiste le rapport. 

La Commission d'enquête dénonce aussi « La place prépondérante du conseil de défense sanitaire », laquelle "achève de déséquilibrer les institutions” et critique « Le suivi tant qualitatif que quantitatif des effets du pass vaccinal largement insuffisant ».

* * *

Lettre ouverte du Dr Thierry Medynski au député et président de l'OPECST

Monsieur le président de l'OPECST,

Monsieur le député,

J'ai découvert l'OPECST en écoutant la vidéo du 3 février 2022 « Évolution du virus SRAS Cov2 et de l'immunité ». Je me permets de faire quelques remarques d'ordre général, des remarques qui sont partagées par nombre de professionnels de santé, d'associations et de citoyens qui souhaitent retrouver confiance dans la démarche scientifique.

Tout d'abord, je regrette que l'ensemble des scientifiques qui se sont exprimés n'aient pas mentionné l'existence éventuelle de liens d'intérêts.

Ma question principale touche au respect des règles de l'expertise scientifique qui doit être dénuée de tout conflit d'intérêt, de type financier ou de type école de pensée (voir ici) selon la terminologie de la Haute Autorité de Santé. Comme vous l'avez vous-même mentionné, l’expertise doit s’appuyer sur la confrontation des différentes opinions. Le respect du principe contradictoire et l’expression des avis divergents sont des fondements de l’expertise collective et tout ceci est largement codifié (voir ici ou ici ou ici).

Or, toutes les présentations de cette séance du 3 février 2022 étaient centrées quasi exclusivement sur la vaccination, avec à la fin une perspective sur les nouveaux antiviraux, à l'exclusion de toute autre approche, en particulier celles qui n'ont aucun intérêt pour l'industrie pharmaceutique (comme le repositionnement d'anciennes molécules, les vitamines...) car non rentables sur un plan financier (il faut d'ailleurs noter que l'Agence européenne du médicament est principalement financée par l'industrie pharmaceutique).

Je suis médecin retraité depuis 2 ans. J'ai été touché par la Covid il y a un an, puis j'ai été amené à soigner des membres de ma famille et des proches, à l'époque tous non vaccinés. J'ai été surpris de l'amélioration rapide des formes symptomatiques avec manifestations respiratoires basses, suite à des traitements précoces (macrolides ou ivermectine). De nombreux médecins, en France comme dans d'autres pays, ont fait les mêmes constatations.

Je suis donc surpris de l'absence de représentants de médecins hospitaliers et libéraux qui s'appuient sur leur expérience de la prise en charge de la maladie pour proposer une approche différente, une approche plus globale : la vaccination chez les personnes à risques avec une liberté de choix (nous sommes toujours en essai clinique de phase 3 et la balance bénéfices/risques ne sera connue qu'en 2023), d'autres approches de prévention des formes graves (Vitamine D3, zinc, traitements ciblés au niveau des mitochondries...), et des traitements précoces pour les formes symptomatiques de la maladie, traitements qui pourraient être utilisés dans le cadre d'une recommandation temporaire d'utilisation pour faire une évaluation sur des études observationnelles.

On pourrait d'ailleurs faire la même remarque au sujet de la composition du conseil scientifique présidé par le Pr Delfraissy, puisqu'on y trouve que des représentants d'une seule école de pensée.

Enfin, pour finir, j'ai vu que des internautes pouvaient poser des questions via la plateforme de questions en ligne de l’Assemblée nationale. Ayant moi-même participé à un groupe de travail à la Haute Autorité de Santé, je me demande pourquoi ne pas suivre la procédure habituelle de toute expertise sanitaire avec, à côté des scientifiques et des professionnels de santé de différentes écoles de pensée, la présence de représentants d'associations de malades qui ont développé leur propre expertise citoyenne sur la Covid 19.

En vous remerciant pour votre réponse. Bien cordialement

Dr Thierry Medynski

* * *

Lettre envoyée par l'association Citoyens Libres des Pyrénées à tous les députés et à tous les sénateurs de France

Madame la députée, Monsieur le député,

Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur,

Suite à une pétition déposée sur la plateforme du Sénat sur les effets secondaires des vaccins et la pharmaco-vigilance, le 9 février 2022, la commission des affaires sociales a décidé de saisir l'Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) pour « répondre aux inquiétudes qui s’expriment ».

Rappelons que des collectifs citoyens avaient déjà exprimé leurs inquiétudes dans un rapport adressé aux parlementaires en juin 2021 (voir ici).

Nous espérons que le rapport mentionnera l'absence de liens d'intérêt des 36 députés et sénateurs membres de l'OPECST avec l'industrie pharmaceutique, ainsi que des experts invités à ce débat.

L'OPECST dispose également d'un conseil scientifique avec des scientifiques de diverses disciplines, membres d'organismes tels que le CNRS, le CERN, le CEA, l'INRAE ... mais très peu de médecins (voir ici), ce qui, pour examiner une question de santé, est pour le moins surprenant.

Alors que la campagne de vaccination est particulièrement avancée, l'OPECST va donc pallier au manque d'études des laboratoires sur leurs propres produits, et se pencher sur les défaillances de la pharmacovigilance ! En effet, dans un monde normal, les laboratoires mènent des études sur l'efficacité, la tolérance et la sécurité des produits qu’ils veulent vendre, et les professionnels de santé signalent tout effet secondaire aux services de pharmacovigilance qui, eux, sont ensuite censés faire une évaluation. Mais pour la crise de la Covid, il n'en a pas été ainsi puisque les laboratoires ont mené des études incomplètes avec de nombreux biais. Quant aux effets secondaires, ils sont d'une manière générale sous-déclarés (voir ici). Cela est encore plus vrai pour les vaccins Covid et une lettre avait été envoyée au conseil de l'ordre des médecins à ce sujet (voir ici).

Nous espérons néanmoins que le conseil scientifique de l'OPECST va prendre connaissance des effets secondaires graves des vaccins Covid 19 sur l'ensemble des bases des données, françaises (ANSM), européennes (EMA) et américaines (VAERS).

Nous espérons que le conseil scientifique de l'OPECST va examiner le nombre de morts suspectés d'être liés à la vaccination Covid 19.

Nous espérons que le conseil scientifique de l'OPECST va comparer le nombre d'effets secondaires liés aux vaccins Covid 19 et ceux liés à des vaccins classiques utilisés dans le monde entier depuis des décennies, comme par exemple le vaccin Diphtérie Tétanos.

Nous attendons une comparaison des effets secondaires graves, et des morts, entre les vaccins Covid eux mêmes.

Dans le passé, des campagnes de vaccination ont déjà dû être arrêtées pour la survenue de morts suspectés d'être liés à un vaccin. Cela a été le cas en 1976 avec le vaccin pour le virus de la grippe porcine après une trentaine de morts. Le nombre de décès suspectés d'être liés aux vaccins Covid est très largement supérieur. Nous nous demandons pourquoi cette vaccination n’a donc pas été arrêtée. Nous attendons de savoir à partir de quel seuil de mortalité suspectée une campagne de vaccination doit maintenant être interrompue.

Nous espérons que le conseil scientifique de l'OPECST va se pencher sur la mortalité des moins de 25 ans en 2021 dans la mesure où l'on sait que la mortalité des moins des 25 ans a baissé en 2020 en comparaison à 2019. Nous attendons également une analyse des répercussions des vaccins sur les performances des sportifs de haut niveau. Il serait également utile de se pencher sur les décès foetaux.

Nous espérons que le conseil scientifique de l'OPECST va se pencher sur les études qui montrent la toxicité de la protéine spike, sur les troubles vasculaires (voir ici) ou sur le génome (voir ici), ainsi que sur les risques de vaccinations répétées de façon rapprochée sur l'immunité (voir ici), ou encore sur les risques de pénétration du vaccin à ARNm dans les organes, et d'intégration dans l'ADN (voir ici).

Nous espérons que l'analyse de l'OPECST va prendre en compte l'ensemble du contexte, à savoir que

  • l'estimation de l'efficacité vaccinale sur l'ensemble de la population est en cours, nous sommes toujours en phase 3 d'essai clinique et la balance bénéfices/risques des vaccins Covid ne sera connue qu'en 2023

  • 85,70 % des recettes de l'Agence européenne du médicament provenaient en 2019 de redevances payées par l’industrie pharmaceutique (voir ici)

  • l'on a refusé de faire des études observationnelles avec des traitements précoces utilisés dans un certain nombre de pays, pour attendre plusieurs mois avant qu'une vaccination Covid soit disponible et l'utiliser comme solution unique

  • la crise de la Covid s'inscrit dans un contexte global de manquements scientifiques avec une absence du débat contradictoire (voir ici la lettre envoyée aux parlementaires pour demander le respect des règles de l'expertise sanitaire), de conflits d'intérêt, et de manquement à l'éthique (voir ici la lettre envoyée aux parlementaires).

Nous regrettons que les signaux d'alarme tirés par des scientifiques, des médecins et des collectifs citoyens depuis près d'un an n'aient pas été entendus, et nous nous demandons pendant combien de temps encore la science va être instrumentalisée, ou si elle va retrouver son indépendance et son intégrité.

Cordialement

Association « Citoyens Libres des Pyrénées »

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