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En Bigorre

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Billet de blog 10 mars 2022

Protéger « quoi qu'il en coûte » ?

En Bigorre s'associe au travail persévérant des Citoyens Libres des Pyrénées afin de questionner des sujets qui ont fragilisé durablement l'économie du pays tout en instaurant de toute pièce un apartheid inédit en France. La période ne serait-elle pas propice à ce débat de société ?

BONNEAU Alain
Je suis attentif à la défense de la dignité et de son expression, par la démocratie, le dialogue et la paix et tente de comprendre les ressorts profonds qui meuvent les événements.
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En Bigorre s'associe au travail persévérant des Citoyens Libres des Pyrénées afin de questionner des sujets, non qui fâcheraient, mais qui passent sous le tapis des consciences volontairement en état de déni, de refus, de réveil ou d'éveil, (même si toutes peuvent également vivre la sidération). Et nous dirions presque "malgré les confinements et les diverses assignations à résidence" qui ont fragilisé durablement l'économie du pays tout en instaurant de toute pièce un apartheid inédit en France, des lieux de travail jusqu'aux lieux d'éducation, de culture et de sport, mais plus insidieusement jusqu'au sein des familles et des couples, entre les"injecté·e·s" et les "objecteur·rice·s".

La période ne serait-elle pas propice à ce débat de société ?

En Bigorre Comme nous l'avons déjà publié à plusieurs reprises, les CLP développent un argumentaire rigoureux, médical, scientifique et juridique à destination des citoyen·ne·s et des élu·e·s, élaboré collectivement lors de réunions de travail désormais à l'échelle de plusieurs départements. Pouvez-vous en retracer les grandes lignes et faire ce que nous appellerions un "point d'étape" ?

CLP Nous avons envoyé plusieurs lettres aux députés et aux sénateurs entre juin et décembre 2021 (voir ici) pour mentionner beaucoup d'incohérences et d'erreurs dans la gestion de la crise de la Covid 19 par le gouvernement. Une gestion que l'on peut qualifier de catastrophique. Nous avons régulièrement sollicité, en vain, les parlementaires pour réclamer le respect des règles de l'expertise sanitaire et la nécessité d'un débat contradictoire.

Avec la disparition des fondements de la science, nous avons finalement été amenés à conclure qu'il s'agissait en fait, non pas d'une crise sanitaire, mais d'une crise de civilisation (voir ici) consécutive à une perte des valeurs démocratiques et éthiques sous l'emprise d'un système pathocratique (voir ici). Derrière les erreurs et les incohérences apparentes se cache en réalité une gestion délibérément orientée. Ceci explique qu'il ne soit jamais question d'agir sur les causes possibles de la pandémie (développement des zoonoses, fuite de laboratoire), ce qui nécessiterait :  

     • de stopper la destruction des écosystèmes et donc changer notre modèle économique basé sur un capitalisme financier prédateur et destructeur de l'environnement (dégradation de l'alimentation, pollution majeure de la terre, de l'eau, de l'air, des océans...)

     • d'interdire les recherches en laboratoire sur les gains de fonction (voir ici).

En Bigorre Il y a quasiment quatre ans, le 5 avril 2018 lors d’une visite au CHU de Rouen, le chef de l’État avait expliqué à une soignante qui l’interpellait sur le manque de moyens :

    « À la fin, les moyens, c’est vous qui les payez aussi vous savez ! Il n’y a pas d’argent magique (…) un pays qui contrairement à toutes les économies autour de lui, va vers les 100% de dette publique rapportée à son produit intérieur brut, il faut pas croire… C’est vos enfants qui payent quand c’est pas vous ! ».

Comment les CLP s'interrogent-ils sur l'endettement et sur l'évolution de la qualité des soins pour l'ensemble de la société ?

CLP Puisque nous entrons dans l'ère des pandémies (voir ici), et si le gouvernement voulait vraiment protéger les Français « quoi qu'il en coûte », ces questions devraient être au cœur des débats pour les présidentielles d'avril 2022. Or il n'en est rien.

De plus, considérant que la pandémie de la Covid 19 est en fait une syndémie (voir ici), c'est-à-dire une situation où un virus vient toucher un organisme fragilisé par l'âge ou des comorbidités (cancer, maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité), si le gouvernement voulait vraiment protéger les Français, il mènerait depuis longtemps une politique de prévention et de promotion de la santé (ce d'autant plus que les cancers et les maladies cardio-vasculaires entraînent une mortalité bien supérieure à celle provoquée par les maladies infectieuses). Ce n'est pas le cas.

En Bigorre La jeunesse a payé un lourd tribu, démesuré même de par l'impact symbolique, sanitaire et social qu'elle a été contrainte d'endurer. Le lieu neutre et relativement distancié des protocoles d'Éducation a été très sévèrement malmené. Diverses couches de la population en ont aussi fait les frais. Qu'en pensez-vous désormais, alors que la vague épidémique semble tarir durablement ?

CLP Comme le montre dans son livre1 Pierre Meneton, chercheur à l'INSERM, tout ceci pointe l'importance mise sur une gestion managériale de la santé au détriment de la santé de la population et de la lutte contre les principales causes de mortalité et de morbidité (ce qui impliquerait bien sûr une remise en question de notre modèle économique néo-libéral).

Si le gouvernement prenait soin de la santé mentale des Français, il y aurait une incitation au développement des compétences psycho-sociales dès l'enfance et du sens critique, à la gestion du stress, au travail sur l'esprit par la réflexion philosophique ou par la prise en compte des besoins existentiels. Ce n'est pas le cas. L'enseignement est même devenu un marché selon les termes du cabinet McKinsey qui, décidément, infiltre de nombreuses sphères de l’État (voir ici).

Comme le souligne donc Pierre Meneton, loin de l'idée d'un État providence, « nous avons plutôt affaire à une organisation totalitaire au service des intérêts économiques qui se préoccupe très peu du bien-être de la population et nous mène, les nouvelles technologies aidant, vers le cauchemar décrit de main de maître par Georges Orwell ». Autrement dit, un système pathocratique dénoncé par certains députés européens (voir ici), le CSAPE (voir ici) ou encore par l'enquête du Grand Jury menée par un juge et un groupe d'avocats internationaux pour présenter toutes les preuves disponibles de crimes contre l'Humanité commis lors de la gestion de la crise Covid 19 (voir ici).

Ce système pathocratique mène une politique délibérée de destruction générale de la planète, du vivant, de la société avec maintenant le clivage entre vaccinés et non vaccinés. La jeunesse est fortement impactée par la crise de la Covid 19 alors que la mortalité des moins de 25 ans a baissé en 2020 par rapport à 2019 (ils sont peu concernés par les formes graves de la maladie).

En Bigorre L'hôpital en crise aiguë a fait l'objet de plusieurs publications et enquêtes dans nos colonnes. Où en est-on désormais de cette casse institutionnalisée ?

CLP Le système de santé est également une cible de ce système pathocratique : démantèlement de l'hôpital, dénigrement des médecines traditionnelles, médecins empêchés de prescrire, obligation vaccinale pour les professionnels de santé alors que les vaccins sont toujours en phase 3 d'essai clinique et qu'ils n'empêchent pas la transmission du virus... Enfin, l'identité de l'espèce humaine est menacée depuis qu'elle fait l'objet de manipulations génétiques avec la création de chimères en laboratoire (voir ici).

Nous évoluons ainsi vers une société de contrôle, ce qui est l'objectif caché d'une oligarchie. Pour que le système pathocratique puisse dérouler cet agenda, il lui faut donc maintenir les citoyens dans l'ignorance, les infantiliser, les maltraiter, les culpabiliser, et tester une soumission toujours plus grande des esprits.

Et comme la perversité de ce système ne doit pas être révélée au grand jour (un gouvernement ne peut pas reconnaître ouvertement que la gestion de la crise a été délibérément orientée), toute opposition à cet agenda caché doit être censurée ou discréditée (elle sera par exemple qualifiée « d'extrême-droite » ou de « délire complotiste »). C'est la stratégie habituelle de diffamation qui consiste à émettre un jugement pour décrédibiliser les opposants et éviter d'avoir à répondre aux questions gênantes.

Avec l'évolution vers une société de contrôle total, le monde serait dominé par une minorité oligarchique, les hommes augmentés. Le nouvel « Homo Deus2 » aurait accès à une promesse de bonheur et d'immortalité grâce au transhumanisme et à son combat contre la mort. L'immense majorité des « inutiles » serait ramenée au statut de « parasites ».

Cette volonté de contrôle, de puissance et de démesure s'effectue contre les peuples, ouvrant la porte vers de nouvelles formes de colonialisme, voire de nouveaux types de génocides. La population est donc face à un choix existentiel : sacrifier volontairement sa liberté et devenir une victime consentante de ce système, ou bien lutter contre ce système pathocratique pour retrouver son identité d'être humain, construire collectivement un nouveau projet de société et élaborer de nouvelles institutions à même de porter ce projet.

Association « Citoyens libres des Pyrénées » https://citoyenslibresdespyrenees.fr

notes :

1 Pierre Meneton, 2084 Pourquoi l'Etat joue avec votre santé, Humensciences Editions, 2021.

2 Yuval Noah Harari, Homo Deus, Albin Michel, 2017.

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