Le Collectif “Touche pas à ma forêt” mobilise les Pyrénées d’Ouest en Est !

Voici tous les détails sur cette mobilisation pyrénéenne géante du 10 octobre 2020, présentés conjointement par quatre représentants du Collectif Touche pas à ma forêt : Pascal Lachaud, Dominique, Mathilde Gelamur et Christine Monlezun

Une foule déterminée venue en nombre © AB Une foule déterminée venue en nombre © AB

 

Une très importante mobilisation dans les Pyrénées

1300 personnes se sont réunies pour manifester contre le projet Florian, ce samedi 10 octobre, en quatre lieux différents : 400 à Oloron (Pyrénées-Atlantiques), 250 à St Girons (Ariège), 400 à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) et 250 à Aspet (Haute-Garonne)

Une large convergence des départements impactés par la perspective de ce projet s’est rassemblée le lendemain à Capvern (Hautes-Pyrénées) : 1100 personnes ont marché, pour défendre la forêt contre cette prédation pharaonique annoncée.

 

Les éléments nouveaux

Florian Inc. - le groupe industriel © Florian Inc. com Florian Inc. - le groupe industriel © Florian Inc. com

https://www.florianinc.com/image.php?objectType=content&imgname=435b9851aa47ac0436cb08006b129d18.jpg  

Anticipant une large mobilisation contre le projet de son groupe italien, « l’industriel s’est exprimé lors d’un communiqué de presse dans lequel il déclare vouloir respecter l’environnement, comme le groupe Total le fait.

« Il convient de préciser, en clarifiant d’éventuels doutes ou interprétations, que le groupe Florian n’effectue pas d’opérations mettant en péril l’environnement et la durabilité écologique des forêts, de plus le groupe lui-même n’opère que dans des conditions de régénération naturelle des forêts ou de reboisement maîtrisé.» 1

Communiqué_Florian_Lannemezan (pdf, 229.9 kB)

« Le Collectif attend des éléments factuels » répond Pascal Lachaud.

Le député Jean-Bernard Sempastous, de la première circonscription des Hautes-Pyrénées, s’est exprimé également sur le projet Florian : « En l’état actuel, ce projet m’apparaît trop volumineux et présente un risque écologique et économique pour notre territoire. Ce projet souffre aussi d’un manque de concertation en local.

En ce sens, je demande des échanges concrets entre tous les acteurs concernés notamment les élus, les industriels et les associations de protection de l’environnement, pour construire ensemble le projet le plus adapté à notre territoire2

La demande du Collectif « Touche pas à ma forêt » — qui attend cette prochaine réunion bien “concrète” concerne le cadre de la concertation et la méthodologie, l’usage du bois et le traitement des forêts., en liaison certes avec le député, mais aussi avec le préfet.

Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie, souhaite elle aussi une concertation et refuse en l’état tout financement du projet : elle « tient dès aujourd’hui à préciser les conditions préalables à sa réalisation et appelle à l’organisation d’une concertation locale impliquant l’ensemble des acteurs du territoire. La Région a fait de l’emploi la première de ses priorités [et] porte des exigences fortes en matière de protection de l’environnement et de la biodiversité. Toutes déclarations mentionnant le début imminent de ce projet et l’investissement du Conseil régional sont donc pour le moins déplacées ou mensongères.» [extraits de l'interview publiée par Petite République.com]

Le Collectif est sensible à cette réponse favorable, et tient à défendre une ambition alternative, ainsi qu’un moratoire sur le projet Florian.

« Nous ne sommes pas dupes quant à l’expression des souhaits de communication des acteurs institutionnels. Notre mouvement est reconnu pour sa crédibilité et son sérieux, c’est une évidence, il est devenu indispensable et incontournable. Le Collectif reste prudent avec ces effets d’annonces et les grandes phrases généralistes.

Nous exigeons des projets concrets qui amènent une mobilisation pratique des acteurs, dont ceux de la filière, lesquels doivent intégrer le devant de la scène. »

Le Collectif Touche pas à ma forêt rassemble désormais cinq collectifs qui ont à leurs actifs des réseaux d’organisations nombreuses : 23 dans les Pyrénées Atlantiques, dans les Hautes-Pyrénées et il s’en constitue de nouveaux encore, notamment chez les Catalans et dans l’Aude.

Des délibérations et des motions sont en cours d’élaboration avec de nombreux élu·e·s parmi les 630 communes forestières pyrénéennes et les Communautés de Communes. Elles convergent sur la question de ces prélèvements surdimensionnés qui vont déstabiliser la filière locale.

Notre force incontournable constitue un exemple d’intelligence collective à l’œuvre, qui ne s’arrêtera pas.

Mathilde Gélamur, citoyenne représentante du Collectif, rappelle que cette organisation citoyenne s’est constituée en quelques mois, depuis juin. « Elle compte déjà cinq cents contacts, rassemblés autour de la forêt, ce patrimoine commun qui nous touche, d’une demande d’écologie et d’environnement. Que l’on y touche sans nous demander notre avis est mobilisateur. »

Pascal Lachaud revient sur la démarche du député Sempastous, qui semble prôner la concertation, mais a voté 3 entre temps à l’Assemblée Nationale pour la privatisation de l’ONF, la disparition des Commissions qui défendent chacune les libertés publiques (loi ASAP 4), et pour la ré-autorisation de l’utilisation des néonicotinoïdes 5. Sa crédibilité est donc entamée mais durant l’année qui se termine et celle qui vient, le Collectif attend, très concrètement, qu’il facilite la concertation, loin de toute politique politicienne.

Dominique rappelle « ce que signifie le terme de “concertation” : décider avec et non pas écouter et décider “nous, les grands”. Le terme constitue un défi de partager avec d’autres acteurs qui n’ont pas l’habitude. » 6

Christine Monlezun, maire de Fréchendets, ajoute « que les citoyens puissent faire pression sur les élu·e·s, c’est le moment. Son conseil municipal s’apprête à prendre une délibération concernant le bois communal qui serait prélevé . La mobilisation est très forte car il s’agit d’un combat qui dépasse largement une vision nouvelle de la société : « Il s’agit pour les citoyens d’une occasion de reprendre le pouvoir et pour les élu·e·s de demander davantage de démocratie.»

Pascal Lachaud développe ce dernier point : « Le Collectif ne peut être réduit à une atomisation dans la mesure où les manifestants sont tous dans la fraternité. »

 

Par ailleurs, le Code Forestier nouveau dispose que :

«D.231-1Décret n°2012-836 du 29 juin 2012 - art. (V)

Les délibérations relatives à la création d'un syndicat intercommunal de gestion forestière, ou à son extension à de nouveaux membres, sont prises au vu d'études préalables, réalisées pour le compte de l'Etat par l'Office National des Forêts dans les conditions fixées par la présente section.

Les frais d'études exposés par l'Office national des forêts lui sont remboursés par l'Etat, selon les modalités prévues par l'article D. 221-4.

 

D.231-2Décret n°2012-836 du 29 juin 2012 - art. (V)

Pour chaque projet de création d'un syndicat intercommunal de gestion forestière, le préfet demande à l'Office National des Forêts un rapport préalable qui comprend :

1° L'énumération des bois et forêts appartenant aux collectivités et personnes morales intéressées et formant un ensemble boisé susceptible de gestion commune ;

2° Un avis sur l'opportunité de l'opération ;

3° Une estimation du coût de l'étude à effectuer.

Lorsque le projet de création concerne des communes de plusieurs départements, le préfet de région désigne un préfet coordonnateur. Lorsque ces départements sont situés dans des régions différentes, le préfet coordonnateur est désigné par arrêté du Premier ministre.» 7

 

Vision économique et sociale, de formation et environnementale durable

« La vision économique, qui ne peut se situer en amont d’une réflexion de prospective écologique et d’emploi, va se décliner lors des débats et des concertations, selon deux modèles : l’industriel et le local, où l’usage du bois va être envisgé de façon diverse ; le premier, qui va générer son propre besoin de 11 millions de tonnes de bois pour alimenter la gigantesque scierie automatique et le second, qui va s’appuyer sur les besoins locaux de parquets, etc. et va exiger des emplois garantis dans le temps. » argumentent Mathilde et Dominique.

« Cette question des métiers est essentielle, reprend Pascal Lachaud, car le projet ne va pas créer d’emploi de bûcherons : avec 1200 € pour des heures de folie, asservis à l’alimentation d’une machine, c’est d’une réactualisation des Temps Modernes de Chaplin qu’il s’agit, un peu plus de 80 ans après 8

A contrario, il s’agit d’une opportunité pour reconstituer des métiers de transformation seconde, requalifiés vers la haute technologie. Des formations initiales dans les lycées techniques devront être développées (alors que seules trois sections seulement existent encore sur la chaîne pyrénéenne avec l’option bois. ainsi que des formations continues.

Une vision éloignée de tout court-termisme est indispensable, qui réfléchisse prospectivement à une consommation écologique intégrée des produits du bois, éloignée des pratiques de grands groupes, qui exportent la matière première pour la faire transformer en Chine avant de la rapatrier à gros frais (coûts économique et environnemental) vers le consommateur français.

« La Région doit être un levier qui réinitialise les nouveaux usages du bois, et organise leur poids national et international. Il s’agit d’un paradigme culturel auquel est couplée la durabilité de tout projet. » précise Pascal Lachaud. « Car l’utopie du projet Florian est bien peu en lien avec nos gênes de cueilleurs-chasseurs, attachés à notre environnement à taille humaine, pour y créer des emplois durables et locaux. »

En quelques dizaines d’années à peine, une surexploitation de la ressource en bois s’est faite jour : les diamètres des troncs autorisés pour la coupe sont passés de 70/80 à 50/55 cm.

Dominique rappelle que, pour que la scierie automatisée fournisse 50 000 m3 de bois d’œuvre, ce sont 300 000 à 400 000 m3 qui devront être coupés, au vu des diamètres disponibles : la forêt pyrénéenne n'a que 150 ans. Or, les deux tiers des petites entreprises de câblistes ont périclité, même si l’ONF vient d’en créer une nouvelle depuis trois ou quatre ans. Florian Inc. risque donc d’aller chercher des grumes sur des zones laissées vierges d’exploitation - en “libre évolution” - depuis cinquante ans (4 % de la surface en zone de montagne), afin de marchandiser tout le vivant qui reste. Et tout ceci lors que le WWF et l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, en anglais) ont déjà annoncé une disparition de 60 % des espèces sauvages en moyenne sur la planète en 44 ans, dont 89 % en Amazonie ! 10

Ce projet doit donc être abandonné purement et simplement, repensé et reconstruit de fond en comble pour valoriser les filières existantes, en remettant à plat l’ensemble, de la formation à la production et à la distribution, dans un souci de durabilité sur un temps long, à la fois environnementale, sociale et économique. Le Collectif fondé sur l’horizontalité constitue une force de proposition solide pour fédérer des forces politiques diverses.

 

                                                                                                                                      * * *

Ci-joint le communiqué de presse conjoint du / des

• Collectif de Lutte du Haut-Adour

• Gilets Jaunes de Bagnères-de-Bigorre

Un projet anachronique | Collectif de Lutte du Haut-Adour & Gilets Jaunes de Bagnères-de-Bigorre © CLHA & GJ de B2B Un projet anachronique | Collectif de Lutte du Haut-Adour & Gilets Jaunes de Bagnères-de-Bigorre © CLHA & GJ de B2B

 

                                                                                                                                      * * *

 

Je vous propose en conclusion de juger, par ces quelques clichés, de la mobilisation importante du samedi à Bagnères-de-Bigorre, puis de la manifestation, géante, qui a rassemblé plus de 1100 personnes venues de toute la chaîne des Pyrénées, dimanche, à Capvern… malgré la pluie annoncée et battante.

 

Bagnères-de-Bigorre

 

Bagnères, LA manif pour la forêt 2 © AB Bagnères, LA manif pour la forêt 2 © AB

 

Bagnères, LA manif pour la forêt 1 © AB Bagnères, LA manif pour la forêt 1 © AB

Bagnères pour la forêt pyrénéenne © AB Bagnères pour la forêt pyrénéenne © AB

 

Bagnères-de-Bigorre, être ensemble pour le hêtre et le chêne © AB Bagnères-de-Bigorre, être ensemble pour le hêtre et le chêne © AB

 

Touche pas à ma forêt ! © AB Touche pas à ma forêt ! © AB

 

Militantisme à B2B © ?? Militantisme à B2B © ??

 

Capvern

 

La puissance du dragon qui s'étire La puissance du dragon qui s'étire

 

Défendre la forêt © AB Défendre la forêt © AB

être chêne © AB être chêne © AB

Le soutien massif à la forêt © AB Le soutien massif à la forêt © AB

 

Remonter le courant et reprendre la main, ensemble © AB Remonter le courant et reprendre la main, ensemble © AB

Le défilé des innombrables pour protéger la forêt © AB Le défilé des innombrables pour protéger la forêt © AB
 

revolución © AB revolución © AB
 

Projet Florian ? NON !! © AB Projet Florian ? NON !! © AB
 

Motivé·e·s, décidé·e·s, engagé·e·s © AB Motivé·e·s, décidé·e·s, engagé·e·s © AB
 

Décidé·e·s malgré la pluie © AB Décidé·e·s malgré la pluie © AB
 

Une force innombrable descendue des montagnes © AB Une force innombrable descendue des montagnes © AB
 

Des orgas de tout horizon © AB Des orgas de tout horizon © AB
 
Convergences joyeuses © AB Convergences joyeuses © AB

 

 

Les joyeux·ses représentant·e·s du Collectif © AB Les joyeux·ses représentant·e·s du Collectif © AB

 

 

 

COMMUNIQUÉ

ENSEMBLE NOUS RÉUSSIRONS... À PRÉSERVER LA FORÊT

Samedi 10 et dimanche 11 octobre, le collectif  TOUCHE PAS A MA FORÊT a organisé un week-end de mobilisation contre le projet d'implantation de la scierie industrielle Florian à Lannemezan.

5 marches de protestation ont eu lieu en forêt, sur 4 départements (65,64,31,09). 43 organisations ont pris part aux actions. 2500 personnes ont défilé malgré une météo capricieuse. A l'épicentre du collectif, sur la commune de Capvern, c'est une douzaine d’événements/animations qui ont été organisés dans le respect du protocole sanitaire COVID. 70 bénévoles ont créé les conditions d'une rencontre conviviale.  

Le collectif tient à remercier toutes celles et ceux qui ont œuvré pour la réussite de cette manifestation. Ainsi que les femmes et les hommes qui sont rassemblé.e.s autour de cette cause commune.

Assuré·e·s de la justesse de cette première dynamique, nous appelons les citoyens·ne·s, les élu·es, les structures sensibles à cette problématique à nous rejoindre et à s'impliquer dans la lutte.
Nous appelons tout particulièrement les bûcherons, débardeurs, chauffeurs de grumiers, scieurs, ébénistes, menuisiers, et travailleur·ses du bois à venir au sein du collectif pour échanger sur une vision alternative à ce projet.
Un autre monde doit naître et nous le construirons dans le respect du vivant par notre intelligence collective.

 

Le collectif Touche pas à ma forêt - Pyrénées

www.touchepasamaforet.com

 

 

Non au projet de méga-scierie à Lannemezan ! © AB Non au projet de méga-scierie à Lannemezan ! © AB

 

Notes :

1extrait : https://www.lasemainedespyrenees.fr/2020/10/08/lannemezan-scierie-industrielle-le-groupe-florian-reagit-face-aux-detracteurs-du-projet/

2http://www.jeanbernardsempastous.fr/conference-de-presse-sur-le-projet-florian/

3http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/2941

4https://www.fonction-publique.gouv.fr/loi-de-transformation-de-la-fonction-publique

« Nombreux sont les députés de l’opposition à dénoncer une « loi fourre-tout ». « Ce sont 50 articles qui vont dans tous les sens. S’il y avait une seule ligne directrice dans ce texte, ce serait celle de la modernisation à tout prix avec la volonté de réduire la place de l’Etat dans la vie des Français », dénonce Mathilde Panot, députée La France insoumise.« La loi ASAP incarne une stratégie politique où l’on profite du choc provoqué par la crise pour introduire des cavaliers législatifs », condamne-t-elle.. […] « Ce n’est plus une loi de simplification mais de dérégulation », estime Emilie Carriou, députée de la Meuse et ex-LRM, passée à Ecologie Démocratie Solidarité (EDS), qui cite des entorses potentielles au droit environnemental, au secret des affaires et aux marchés publics. » https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/06/loi-asap-l-opposition-et-les-ong-denoncent-un-projet-fourre-tout-et-une-deregulation_6054940_823448.html

Une fois cette loi votée, le gouvernement pourra prendre des mesures par ordonnance dans un délai d’un an. Selon le compte-rendu de Synergie FO, présent lors de la réunion, des modifications législatives seront prévues spécifiquement pour l’ONF. « Leurs conséquences pourraient être dramatiques, disent à Reporterre les syndicalistes. Elles entérineraient le processus de privatisation en cours. […] Depuis plusieurs années, le service public forestier se fait progressivement démanteler Des 15.000 salariés que comptait l’office en 1985, il en reste moins de 9.000. La baisse des effectifs s’est couplée à « une crise de sens ». De nombreux gardes forestiers dénoncent une gestion productiviste à court terme qui transforme les forêts publiques en « usines à bois ».

Mercredi 22 janvier [2020], une nouvelle étape a été franchie, mettant en péril les fondements mêmes de l’établissement public. Le gouvernement prépare une modification du Code forestier pour permettre aux salariés de droit privé d’effectuer des missions identiques à celles des fonctionnaires. Le nombre de fonctionnaires diminuerait alors au profit des contractuels, qui vont devenir majoritaires au sein de l’Office. » https://reporterre.net/Le-gouvernement-accelere-la-privatisation-de-l-Office-national-des-forets

5« Malgré le vote contre ou l’abstention de nombreux parlementaires pourtant soutiens du gouvernement, les deux députés du département des Hautes Pyrénées, Jeannine Dubié et Jean Bernard Sempastous ont eux voté pour la réintroduction de ce produit.» 7 octobre 2020 https://www.tarbes7.fr/neonicotinoides-sempastous-dubie/

6extraits du « Nouveau Code forestier, en date du 2 octobre 2020 :

«  L.322-1Ordonnance n°2012-92 du 26 janvier 2012 - art. (V)

Les chambres départementales et régionales d'agriculture ont compétence pour contribuer à la mise en valeur des bois et forêts et promouvoir les activités agricoles en lien avec la forêt. Elles conduisent des actions concernant :

1° La mise en valeur des bois et forêts appartenant à des particuliers ;

2° Le développement des activités associant agriculture et forêt, notamment l'agroforesterie ;

3° La promotion de l'emploi du bois d'œuvre et de l'utilisation énergétique du bois ;

4° L'assistance juridique et comptable dans le domaine de l'emploi en forêt ;

5° La formation et la vulgarisation des techniques nécessaires à la mise en œuvre de ces objectifs.

Ces actions sont mises en œuvre par les chambres d'agriculture en liaison avec les centres régionaux de la propriété forestière, les organisations représentatives des communes forestières et l'Office national des forêts. Elles excluent tout acte relevant du secteur marchand de gestion directe, de maîtrise d'œuvre de travaux ou de commercialisation.»

L.331-1Ordonnance n°2012-92 du 26 janvier 2012 - art. (V)

Un groupement forestier est une société civile créée en vue de la constitution, l'amélioration, l'équipement, la conservation ou la gestion d'un ou plusieurs massifs forestiers ainsi que de l'acquisition de bois et forêts.

Il est régi par les articles 1832 et suivants du code civil, sous réserve des dispositions particulières figurant au présent chapitre.

Il est constitué pour une durée maximale de quatre-vingt-dix-neuf ans.

L.331-8Ordonnance n°2012-92 du 26 janvier 2012 - art. (V)

Lorsque des bois et forêts sont indivis, les indivisaires, représentant au moins les deux tiers de la valeur de l'immeuble, peuvent décider de faire cesser l'indivision en constituant selon des modalités fixées par des dispositions réglementaires un groupement forestier auquel est apporté cet immeuble. Les statuts du groupement sont soumis à l'approbation préalable de l'autorité administrative.

http://codes.droit.org/CodV3/forestier.pdf page 109 sqq / 322

7page 237 / 322 http://codes.droit.org/CodV3/forestier.pdf

8https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Temps_modernes_(film) 1936

9LPO Cantau 64600 ANGLET - Lycée des métiers de l'habitat 64110 GELOS - CFA BTP Pyrénées-Orientales 66100 Perpignan

10https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/des-eco-systemes-sont-en-train-d-etre-completement-ravages-deplore-la-wwf-7795375599

et «  Plus de 40 % des espèces d'insectes sont menacées d'extinction.Les lépidoptères, les hyménoptères et les coléoptères sont les taxons les plus touchés. Quatre taxons aquatiques sont en péril et ont déjà perdu une grande partie des espèces. La perte d'habitat par la conversion à l'agriculture intensive est le principal facteur de la baisse. Les polluants agrochimiques, les espèces envahissantes et le changement climatique en sont des facteurs aggravants. »

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0006320718313636

et « En moins de trente ans, de 1989 à 2016 en Allemagne, on constate une diminution de plus 75 % de la biomasse moyenne d’insectes volants sur l’année ; 82 % pour le milieu de l’été.. […] Notre compréhension de l'étendue et des causes sous-jacentes de ce déclin repose uniquement sur l'abondance d'espèces uniques ou de groupes taxonomiques, plutôt que sur les changements de biomasse d'insectes, qui sont plus pertinents pour le fonctionnement écologique. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0185809

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.