Julien Robbé : développer un tourisme et des emplois ainsi, c’est une mauvaise idée

J. R.- Déjà c'est le deuxième salon à Bagnères-de-Bigorre et le quatrième dans les Hautes-Pyrénées, pour lequel il y a un engagement des communes et de la Communauté de Communes. Personnellement je considère que c’est très problématique, je suis foncièrement contre un salon pro 4X4 et SUV en 2020.

En B.- Q1 D’un point de vue général, comment envisagez-vous la tenue de ce 2e salon pro 4x4 et SUV prévu les 19 et 20 septembre prochains ?

J. R.- Déjà c'est le deuxième salon à Bagnères-de-Bigorre et le quatrième dans les Hautes-Pyrénées, pour lequel il y a un engagement des communes et de la communauté de communes. Personnellement je considère que c’est très problématique, je suis foncièrement contre un salon pro 4X4 et SUV en 2020. Pour moi, c’est anachronique, c’est suicidaire, ça n’a pas de sens. On sait que les 4X4 et SUV représentent la plus grande hausse d’émission de CO2 en France, sur les dix dernières années, écrivait le Monde il y a quelques mois.1 2

Très concrètement, moi, l’année dernière, j’étais acteur de l’action contre ce salon. J’étais aussi un acteur sur les réseaux sociaux : sur Facebook, il y a eu l’an passé de nombreux échanges entre les “pro-salon” et les “anti-salon” ; parmi les “pro-salon”, il y a Jean-Jacques Sabatier, qui tient le site Bagneres-adourcom, et puis UlTeam 3 qui est une société dont je ne sais qui il y a derrière, probablement des gens qui doivent avoir un intérêt économique à cette activité. Moi, je ne suis pas contre cette activité économique, la question est comment on adapte l’activité économique de notre territoire aux enjeux d’aujourd’hui ; comment on a un discours précis, clair, complexe sur le sujet. Donc les personnes avec lesquelles j’ai discuté jusqu’ici, pendant le confinement — « débats » biaisés qui n’ont eu lieu que sur Facebook — j’ai hâte de les rencontrer, vraiment, avant le salon si possible ».

 

En B.- Q2 L’aspect économique local est-il important pour vous, en tant que maire/candidat à la mairie, dans l’organisation de ce salon ? comment le comprenez-vous ?

J. R.- Ce qui est légitime, c’est que les personnes aient les moyens de vivre. Aujourd'hui, il faut de l’emploi, parce qu’on n’a pas de revenu d’existence autre que l’emploi. Par contre, il faut aussi prendre en compte la donnée climatique ou la donnée écologique ; or, jusqu’à preuve du contraire, s’agissant des 4x4 et SUV, développer un tourisme économique et des emplois à travers ces moyens-là, c’est une mauvaise idée. Mais surtout si c’est pour répondre à la baisse de l’activité du domaine skiable, qui est amenée sinon à disparaître du moins à diminuer fortement, comment prendre en compte la baisse de l’emploi dans l’activité ski et comment on la diversifie pour conserver les moyens économiques des habitants de la vallée et des saisonniers, etc ? C’est une pensée globale et l’on n’est pas les seuls à penser ça. Souvent, on fait la course avec des hélicoptères qui ramènent de la neige comme à Super-Bagnères 4… donc, soit on sort du déni et on a un vrai discours :

En B.- À mon sens, il ne peut y avoir de réponse individuelle qui ne s’intègrerait pas dans un projet global de développement du territoire, en cohérence avec le réchauffement climatique.

 

Q3 Le 26 mai, le gouvernement a décidé de soutenir l’industrie automobile à hauteur de plus de 8 milliards d’euros […] Cependant, depuis le 24 décembre 2019, la loi d'orientation des mobilités 1 prévoit […] Dans ce contexte contradictoire, quelle direction votre décision peut-elle prendre ?

J. R.- Non, en 2020 à Bagnères, soutenir l’industrie automobile à hauteur de 8 milliards d’euros plutôt que les mettre dans la diversification des activités de mobilité, par exemple, – l’automobile individuelle, c’est un vrai problème du point de vue climatique car cela représente 40 % de l’effet de serre – . Ensuite, je ne sais pas ce que Julien Robbé, candidat à l’élection municipale de Bagnères, colistier, adjoint, a à dire du plan de soutien à l’industrie automobile post-Covid. Le député, oui.

 

En B.- Q4 Comment envisagez-vous l’articulation de cette richesse patrimoniale de l’air de la montagne, boisée, avec le développement d’un “tourisme motorisé durable 5 ?

L’apposition du logo de la ville sur l’affiche du salon pourrait être considérée ainsi. 6

J.R.- Je voudrais comprendre ce que signifie « un tourisme motorisé durable » : comment le développement peut être durable et comment le tourisme motorisé pourrait être durable.

En B.- C’est une expression que j’ai lue mais en fait, c’est une forme d’oxymore rhétorique, comme du « tourisme motorisé de pleine nature”, ou tout simplement l’intitulé de l’association “Pyrèn’Évasion Tout Terrain”, qui est calqué à une apostrophe près sur celui d’un autre organisme d’accompagnement en montagne (avec guide). 7 Cette novlangue commerciale qui court-circuite les référentiels est l’un des outils managériaux des organisateurs du Salon, qui ambitionnent de perdurer dans les vallées pyrénéennes : appuyés par le marketing national de la FF4x4 et les lobbies industriels, le seul but de ce double discours est d’ancrer un commerce désuet et factice dans un territoire encore préservé de ses toxicités 8. C’est tout un jeu rhétorique autour d’une industrie fallacieusement durable.

J. R.- Pour moi, c’est le contraire de la durabilité : si c’est durable, c’est sur cinq ans, peut-être ; sur trente ans, ça me paraît compliqué.

 

En B.- Q5 Concernant le tourisme, également, la Bigorre est très attractive. Comment imaginez-vous la cohabitation entre des personnes soucieuses du calme, de la relation à l’environnement naturel et celles qui privilégient l’accès motorisé aux chemins ?

J. R.- Je l’imagine mal. C’est la cohabitation entre les personnes qui ont conscience de la problématique climatique et les personnes qui préfèrent rester dans le déni, voire d’être sceptiques par rapport aux données scientifiques. Et là, avec le cas de Jean-Jacques Sabatier et d’autres personnes qui le soutiennent – je pense notamment à Jean-Sébastien Gion 9 – pour moi, c’est ce débat qu’il faut avoir : sur quoi on base la discussion : est-ce qu’on est d’accord sur le problème climatique ? et si l’on ne parle que de ça et pas de biodiversité, est-ce que le problème climatique est validé pour la suite de la discussion ou est-ce que c’est d’abord de ça qu’on va parler ? Parce que très concrètement, la réponse aux écolos publiée mi-octobre sur le site de J-J. Sabatier sur son site en réponse aux critiques faites à son salon, elle est clairement climato-sceptique à 100 % ; et c’était il y a huit mois. Et c’était l’un des deux frères Gion qui sont apparemment des stars locales, mais je ne les connais pas : ils sont assesseurs de M. Cazabat 10 depuis le 1er tour. Donc sur ce territoire, il y a déjà un problème de constat.

En B.- Quelle sera donc la position de la mairie, si un clivage fort s’installe entre deux parties opposées ? Est-ce que la population sera associée à la discussion ?

J. R.- Pour moi, c’est très clair. Moi, si je suis élu municipal adjoint à une commission qui parle d’écologie, d’urgence écologique et que le conseil municipal a son mot à dire sur la tenue d’un salon qui promeut les loisirs motorisés en Haute Bigorre, en tout cas, pour moi, ce salon ne peut pas avoir lieu si la mairie a les moyens d’agir sur la tenue de ce salon. Ça ne veut pas dire que rien ne se passe ; et c’est là ce salon peut être remplacé par une espèce de grand débat sur quel tourisme on peut créer dans notre vallée qui participe au besoin de conserver une activité économique, des emplois, mais qui en même temps prend en compte l’avenir des enfants d’aujourd’hui.

En B.- C’est une façon d’associer la population à des choix qui engagent globalement l’avenir des vallées.

J. R.- Clairement, et comme ce salon cristallise ce sujet-là, le déni face à une exaspération militante citoyenne, on ne peut plus continuer comme ça.

En B.- C’est le sens de mon interview : ce débat pourrait être organisé pour éviter des conflictualités ouvertes, de façon à ce qu’il aille dans le sens d’une prospective ouverte d’un vivre-ensemble.

J. R.- Tout à fait. C’est le principe même de la liste d’union qu’on présente : on a l’intention de travailler avec tout le monde. Par contre, on ne mettra pas les sujets existentiels sous le tapis mais sans aller au carton et sur de bonnes bases : c’est-à-dire que le sujet du climato-scepticisme, c’est un sujet qui n’a jamais été traité, pour ne pas déranger et ne pas risquer des inimitiés. Ce qui lie ces gens entre eux, les mairies et la Communauté de Communes au Carré Py, il faudra mettre tout un tas d’éléments sur la table, pour se réunir et avoir un vrai débat, car je ne pense pas que ces gens-là soient suicidaires : de ce que j’ai compris du texte de Jean-Sébastien Gion, ils ont des croyances qui aujourd’hui ne sont plus justifiables, en fait.

 

En B.- Q6 Ici, la montagne est, pour les locaux, une ressource. Comment les loisirs motorisés, qui par leur passage répété creusent des ornières, fragilisent les écosystèmes déjà soumis aux exigences du réchauffement climatique, peuvent-ils s’inscrire selon vous dans le développement durable des vallées ?

J. R.- Ces loisirs motorisés ne peuvent que mal s’inscrire dans le développement durable des vallées ; surtout si l’on sait la problématique actuelle n’est pas la problématique climatique mais celle de la biodiversité : si depuis cinquante ans, entre 60 % et 80 % des vertébrés 11 et des autres espèces ont disparu, c’est une extinction de masse qui est en cours. Et ce n’est pas une question climatique, c’est en rapport avec l’occupation de l’espace.

Donc, les ornières et les écosystèmes, comment est-ce que déjà on les perçoit et les regarde, dans quel état ils sont aujourd’hui et qu’est-ce qu’on peut penser et mettre en œuvre comme activités qui en prennent soin ?

En B.- L’an dernier, j’avais rencontré un élu qui disait : « Moi, je ne me positionne ni pour ni contre les 4x4 ; je me positionne par rapport aux investissements communaux : j’ai eu du mal à réhabiliter un certain nombre de chemins abîmés par l’érosion, qui peut être assez violente ; j’ai fait des investissements publics et j’entends qu’ils soient respectés : je demande donc qu’il n’y ait pas de passage sur ma commune, même si les routes goudronnées ne posent pas de problème»

Je pense que le problème est plus global, et nécessite une vision générale, dans un endroit qui est plus impacté que dans d’autres régions de France : on sait en effet que les montagnes ont un réchauffement bien plus rapide que les plaines ou les bords de mer ; en exemple, je me souviens de Gaston Rébuffat qui avait ouvert cent voies dans les années 70, dont un tiers ne sont plus praticables en été ou ont même disparu, du fait de l’éboulement des roches causé par le dégel des sols d’altitude qui les tiennent plus. 12

Ainsi, le fait de valider des activités motorisées va totalement à l’encontre de la possibilité pour l’ensemble de la population de profiter encore de la montagne : cela contribue au contraire à accélérer le réchauffement.

J. R.- Ces sujets, en plus, sont passionnants : la forêt, le pastoralisme, toutes les activités séculaires, il y a tant de choses à dire, tant de choses à faire.

En B.- Et en plus, ce sont des sujets renouvelés : par exemple, dans la vallée de Lesponne, un projet de pastoralisme renouvelé est en cours, qui s’inscrit dans une recherche large dont le document joint rend compte . 13

J. R.- Moi, je ne sis pas spécialiste de tout cela mais dans l’équipe qui se présente, deux personnes sont très pointues sur ces sujets du pastoralisme et de la forêt. En fait, réunir ces compétences pour les mettre en capacité d’agir, avec les moyens de la commune, c’est la raison pour laquelle cette élection est tellement importante ! c’est-à-dire que de changer le logiciel – encore une fois ce n’est pas dirigé contre des personnes, mais ils sont dépassés – car certains sont encore trop pris dans une vision du siècle d’avant, où il n’y a que l’économie qui prime, l’ordre “travail-famille-patrie” pour caricaturer, et derrière, “biodiversité-forêt-pastoralisme-climat,” jamais ce n’est pris en compte dans la pensée. Et ça, c’est vraiment dangereux.

En B.- Je pense que c’est dangereux pour la mairie et pour tout le monde, car s’il n’y a pas de vision prospective argumentée par rapport au réchauffement climatique, à la chute de la biodiversité, par rapport à la raréfaction de l’eau, son partage, et que l’on continue de fonctionner par rapport à des acquis ou des prérogatives, à ce moment-là, on ne peut pas construire quelque chose de commun et l’on va dans le mur, parce que les oppositions vont devenir de plus en plus vigoureuses mais aussi extrémistes : des gens seront acculés à avoir une résistance, alors que s’il y a débat…

J.R.- Le débat, il a lieu d’une manière générale, au niveau mondial, au niveau national, au niveau régional…

En B.- Le problème c’est le décalage des échelles, parce qu’au niveau local, on n’a pas de débat, ici.

J.R.- Non, c’est un territoire très particulier ; et pourtant il est tellement riche, tellement parfait, pour devenir un phare sur ces questions-là ! mais il manque les hommes, les femmes, il manque la conscience des leviers d’action aussi, aujourd’hui, à quelques jours des élections municipales. Pour moi, le levier d’action le plus important, c’est comment on change le conseil municipal, pour pouvoir ensuite mettre en œuvre des choses. Alors, certes, qui ne seront pas aussi radicales et ambitieuses que tout ce que comportait le premier tour mais encore une fois, le jeu, ce n’est pas de rester dans sa radicalité, c’est “comment on gagne les élections” : les élections, ça dépend aussi des électeurs ; ce n’est pas toi qui dois convaincre et les électeurs qui sont neutres : le territoire a une histoire, les électeurs aussi, et quel est leur degré d’acceptation d’un changement de mairie.

Déjà, qu’il y ait un deuxième tour aux élections, c’est historique : depuis 1989, il n’y a pas eu de 2° tour des élections municipales ni qu’il y ait une liste d’union : donc, que deux pensées politiques s’entendent pour pouvoir remporter un pouvoir électoral, ce n’est pas arrivé depuis 1977, je crois, en gros, ça fait quarante ans que ce n’est pas arrivé.

Que ça suscite des frustrations et des peurs, c’est normal, les gens n’ont pas vécu de liste d’union depuis quarante ans. Et il y a aussi des leviers d’action clairs, il s’en reproduira un autre dans six ans. La question est : comment on saisit les opportunités qui ne sont pas nombreuses.

 

En B.- Q7 Un exemple plus ancien nous vient de Haute-Savoie, où « la pollution de la vallée de l’Arve (et Pays du Mont Blanc) est telle qu’elle a justifié la mise en place d’un Plan de protection de l’atmosphère (PPA) dès 2010.»

En Nord-Pas-de-Calais / Picardie, cela fait déjà 14 ans que les promeneurs et les défenseurs de l’environnement identifient les causes et s’opposent… au « premier salon européen des loisirs verts et du 4X4, où un circuit est organisé en forêt de Chantilly et d'Ermenonville ».

Et en Suisse, le Grand Conseil de la République et canton de Genève proposait, dès le 7 octobre 2002 une « motion concernant les véhicules tout-terrain 4x4 en milieu urbain :

protégeons les piétons, les cyclistes et les automobilistes ! ” »

À l’heure du réchauffement climatique, cette accidentologie attestée et une pollution aggravée se conjuguent à un changement économique majeur. Comment pensez-vous que la Bigorre pourrait tirer un enseignement de ces exemples historiques et scientifiques ?

J. R.- C’est sûrement une des spécificités du territoire, un petit retard à l’allumage. À quoi c’est dû ? Instinctivement, je pense aux médias. Comment nourrit-on sa pensée ? par ses discussions, par les médias qui informent, par les collectivités qui animent une population. Et quand on voit que les organisateurs de ce salon et leurs soutiens ont encore, en 2020, une expression publique 100 % climato-sceptique, donc quand on voit que “ça, c’est possible” et que derrière il ne se passe rien : que ni les médias, ni les pouvoirs publics, ni les pouvoirs économiques ne bronchent, ce sont des individus qui se mobilisent pour que ça change …

 

En B.- Q8 En résumé, votre action politique en faveur du développement de notre région, qui souhaite selon la CCHB dont votre commune est partie, se rapprocher du label “Esprit du Parc Naturel” (des Pyrénées), vous paraît-elle conciliable avec des formes d’évolution du vécu de la montagne, simultanément soumise à des conditions de survie et d’adaptation de plus en plus difficiles des espèces ?

J. R.- Si “les formes d’évolution du vécu de la montagne” c’est ce que prône le salon du 4x4, c’est que les mots sont vidés de leur sens. Alors que la notion de label, d“Esprit du Parc” ça me semble tout de suite plus désirable.

En B.- Mais déjà, l’an dernier, la mairie se revendiquait de l’“Esprit du Parc” – bien qu’elle n’en fasse pas partie – tout en soutenant le salon du 4x4. On ne peut pas avoir une chose et son contraire dans son programme politique.

J. R.- Bien sûr.

 

En B.- Q9 En conclusion et pour élargir la discussion, je me permets de rouvrir le rapport sénatorial du 19 février 2014, intitulé :

Patrimoine naturel de la montagne : concilier protection et développement

Pensez-vous que votre initiative, concertée avec les trois député·e·s – dont un avait signé l’an passé la pétition contre le premier salon du 4x4 organisé à Bagnères-de-Bigorre – pourrait déboucher sur une actualisation de cette Convention adaptée aux conditions pyrénéennes actuelles  ?

J. R.- À qui s’adresse l’expression « votre initiative concertée » ?

En B.- Si vous êtes élu·e·s, est-ce que vous allez pouvoir mettre en place déjà à Bagnères, et tout au moins avec la CCHB et éventuellement avec d’autres municipalités et les député·e·s, une réflexion concertée qui s’appuie sur les travaux du GIEC, de l’OPCC qui s’inspire dans les Pyrénées de cette Convention Alpine ?

J. R .- Moi, ça me paraît désirable. Maintenant, est-ce que la volonté de conseillers municipaux et même du maire est capable d’actualiser des conventions internationales ?

En B.- Sempastous, l’an passé, avait pris position contre ce salon. Donc est-ce qu’avec son relais , et son investissement, cette convention citoyenne débattue localement pourrait avoir à terme la visée d’établir des règles beaucoup plus larges au niveau du massif pyrénéen pour instituer une forme de légalité qui s’impose à tous

J. R.- Moi, je ne connais pas toutes les initiatives qui ont lieu dans les Pyrénées mais si la commune de Bagnères peut être acteur d’une initiative régionale …

 

Notes :

1https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/16/les-populaires-4x4-urbains-une-source-majeure-d-emissions-de-co2-et-de-rechauffement-mondial_6015788_3244.html

« Plus de 200 millions de SUV circulent dans le monde. Un succès de vente qui menace de réduire à néant les tentatives du secteur automobile de réduire ses émissions de dioxyde de carbone (CO2) a prévenu, mercredi 16 octobre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE). dans son rapport. “Souvent plus lourds et moins aérodynamiques, ces véhicules omniprésents dans les gammes des constructeurs consomment un quart d’énergie de plus qu’une voiture de taille moyenne, souligne le rapport A la mode, mais polluants. Toujours plus nombreuses, ces voitures au look de 4x4, mais sans leurs capacités de franchissement, ont été la deuxième source d’augmentation de CO2 dans le monde entre 2010 et 2018, selon Fatih Birol, le directeur de l’AIE, après le secteur de l’énergie” ; viennent ensuite l’industrie lourde (acier, ciment…), les poids lourds et l’aviation.»

2http://www.rfi.fr/fr/france/20151203-cop21-transports-voiture-electrique-climat-segolene-royal

« Les transports représentent près d'un quart des émissions de gaz à effet de serre. En 2050, la part des transports dans les émissions de gaz à effet de serre pourrait atteindre un tiers ! C'est le domaine où elles augmentent le plus, notamment dans l'aérien, d'où la multiplication des initiatives comme par exemple, Mobilise Your City, un projet lancé ce jeudi 3 décembre et qui concerne une centaine de villes. Le but est de réduire de 50 à 75 % les émissions liées aux transports dans les villes partenaires.

3http://www.ulteamdp.com/qui-sommes-nous

« La société ULTEAM DP a pour vocation l'organisation, l'encadrement et l'animation d'activités de loisirs mécaniques : Quad- Buggy-Motoneige-Paintball ainsi que la formation professionnelle à la conduite tout terrain de véhicules légers et poids-lourds. Basée en Occitanie, Pyrénées-Méditerranée, elle possède les activités et le matériel et propose ses services sur 3 bases distinctes.

La deuxième est la base de motoneige de la Mongie au cœur du domaine du Grand Tourmalet. La base accueille pour des randonnées entreprises et individuels et propose également des sessions pour enfants à partir de 6 ans ainsi que pour les ados. Vous voulez vivre une expérience en montagne ? Cet hiver, destination Pyrénées et motoneige à La Mongie ! »

4https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/le-bilan-carbone-de-la-france-ne-se-joue-pas-ici-la-station-de-ski-de-superbagneres-depassee-par-la-polemique-de-la-neige-livree-par-helicoptere_3832263.html

« Utiliser un moyen qui contribue au réchauffement climatique pour du loisir, est-ce que ça en vaut la chandelle ?» s'interroge Bastien Hô, responsable de la section ouest d'Europe-Ecologie-Les Verts dans le département..

NB : premier bilan carbone 2010 des stations : https://www.mountain-riders.org/upload/editor/files/CP_Bilan%20Carbone%20Stations.pdf

« Les émissions induites par la construction et l’entretien de bâtiments, de voirie et d’infrastructures représentent 6% des émissions des stations, Le transport des marchandises vers les stations de montagne, qui se fait uniquement par route, 4 % et les transports de personnes (57%).» En résumé, le poste “transports de toute nature” représente les 2/3 des émissions d’une station.

https://www.laregion.fr/Les-citoyens-d-Occitanie-imaginent-la-montagne-de-demain

Résultat d’une concertation approfondie démarrée dès 2017 avec la création du Parlement de la Montagne, ce “Plan Montagnes d’Occitanie, Terres de Vies 2018-2025” traduit en 8 axes et 40 actions la vision d’un développement innovant et ambitieux pour les Pyrénées et le Massif Central. Il a été élaboré en concertation par les acteurs de la montagne, des collectifs aux citoyens.

Les 8 axes du « Plan Montagnes d’Occitanie, Terres de Vies 2018-2025 » :

Axe 1 : Une montagne fière de sa culture, accueillante et inclusive

Axe 2 : Une montagne qui éduque, forme et emploie

Axe 3 : Une montagne qui produit

Axe 4 : Une montagne qui protège et valorise ses ressources

Axe 5 : Une montagne qui encourage la mobilité et ses connexions

Axe 6 : Une montagne qui conforte son potentiel et son attractivité touristiques

Axe 7 : Une montagne qui rayonne, ouverte au monde

Axe 8 : Une montagne qui s‘appuie sur ses territoires pour l’innovation

 

5https://www.toutazimut.nc/en/product/bon-cadeau-eco-tour-lincontournable-en-4x4-hors-des-sentiers-battus-1269/

« Offrez une immersion en pleine nature ! En choisissant nos éco-tours, vous optez pour un tourisme durable. Soyez hors-piste…Osez l’aventure 4x4 et vivez une expérience unique. Durée : de 9h à 15h - 150 km - »

6https://www.offroadmag.fr/1342h-new-rdv-au-salon-off-road-pyrenees

« L’association Pyren‘Evasion Tout-terrain, emmenée par son président Didier Devaux, vous donne rendez-vous sur la commune de Gerde, au Carré Py’, à deux pas de Bagnères de Bigorre (65). Une nouvelle implantation géographique, en plein cœur de Pyrénées qui va permettre une évolution vers des thèmes ainsi que des activités complémentaires de pleine nature et de montagne

7https://www.societe.com/societe/pyrene-evasion-528892771.html

8http://www.ulteamdp.com/home/plan-du-site

9https://www.nrpyrenees.fr/2020/06/13/allie-mais-independant-julien-robbe-reagit-au-nom-du-bec,8930169.php

10https://www.ladepeche.fr/2020/06/09/un-comite-de-soutien-a-claude-cazabat,8923733.php

11https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/zoologie-scientifiques-lancent-cri-alarme-disparition-especes-accelere-58704/

Pourcentages d'espèces qui disparaissent © Pnas via Futura Sciences Pourcentages d'espèces qui disparaissent © Pnas via Futura Sciences

12https://www.rts.ch/play/radio/altitudes/audio/les-100-plus-belles-courses-du-massif-du-mont-blanc?id=11223560

13http://www.pastoralisme.net/wp-content/uploads/2019/04/Pastum_110.pdf

extrait (dossier pages 20 à 23, notamment : “AFPYR: un programme de recherche sur les associations foncières pastorales dans les Pyrénées”) : « La création d’une AFP conduit à la création d’arènes publiques où chacun est socialement et localement situé. Parce que la procédure elle-même, fondée sur la règle de majorité et non d’unanimité, ne se réclame pas du consensus, les conflits trouvent à s’exprimer, parfois violemment, et, dans une certaine mesure, à se résoudre. Le caractère autoritaire de la procédure est toujours atténué, dans les cas étudié, par la reconnaissance de la qualité du travail d’animation effectué en amont par le binôme élu-technicien. »

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.