Interview de Jacques Brune, président de la CCHB – le souci de l’environnement -2

Débutée suite à un projet extérieur de 4x4 en montagne, cette interview du Président de la Communauté de Communes de Haute-Bigorre a été l'occasion d'un débat autour des questions environnementales, sous leurs différents aspects économique, patrimonial, écologique, touristique et d'adaptation au réchauffement ; interrogations, concertations, analyses et perspectives territoriales. Second volet.

En B.- Q5 Concernant le tourisme, également, la Bigorre est très attractive. Comment imaginez-vous la cohabitation entre des personnes soucieuses du calme, de la relation à l’environnement naturel et celles qui privilégient l’accès motorisé aux chemins ?

L'année dernière, on a rencontré un certain nombre de maires les uns après les autres et la plupart étaient restés assez discrets, ne voulant pas prendre de position.

Air et Eau - Pyrénées 2020 © AB Air et Eau - Pyrénées 2020 © AB

La question du “bien vivre” si vous voulez, et du “vivre ensemble” est toujours très prégnante et en même temps, je crois qu’on a beaucoup à gagner puisqu’il y a déjà une idée avec la Réserve Internationale de Ciel Etoilé (RICE) ; si l’on veut avoir une Réserve Internationale d’Air Pur, ce serait quand même très pertinent. C’est pour ça que je parle de ce plan, la Convention Alpine, il y a également le plan de Mme Delga, le Plan Montagne, qu’elle a développé depuis 2018… s’il y avait une adaptation, une concertation entre tous les élus pour mettre en place une visée de développement qui soit couplée avec le réchauffement climatique (à propos du déficit de neige, par exemple, il faudra bien trouver aussi à ce qu’il ait des formations pour les gens qui perdent leur emploi). C’est toute une vision globale qui est à penser.

J. B. - Tout l’écosystème est à revoir, sûrement…

En B. - Je pense que ce serait intéressant de prendre pied sur cet événement-là, qui est un épiphénomène c'est sûr, pour arriver à avoir une vision globale.

J. B. - Voir la problématique générale. C’est une manifestation qui malgré tout a ses contraintes de part déjà les possibilités qu’elle a et puis par le volume qu’elle génère … C’est pour ça que tout à l’heure, j’évoquais le Salon du 4x4 à Val-d’Isère, pour en avoir vu des images, c’était autre chose. Je pense même que c’est quelque chose qui a dû être depuis plombé à mon avis parce que... vérifiez-le quand même parce que c’était quelque chose qui était quand même de dimension internationale ; là, pour le coup il y avait du monde qui se déplaçait. 1 2 3

En B. - J’ai noté également qu’ils parlaient de « parc de récréation motorisé », et il y en a déjà qui existent au Texas, enfin bon… vous avez une espèce de véhicule qui est sur des grosses roues comme un immense tracteur avec des roues énormes qui passe partout… Il y a également toute une industrie derrière qui touche ces personnes-là, et donc je pense que ce serait très dommage que notre vallée soit petit à petit …

J. B. - On est tous à peu près ici convaincus qu’on a quand même des richesses patrimoniales à préserver et qu’on doit être vigilant par rapport à quelque approche que ce soit d'ailleurs, celle-là ou d’autres, il n’y a pas de souci.

En B. - Vous citiez également le Plan Hydrogène de Mme Delga pour les trains notamment, qui pourrait être relié à une vision plus générale, je pense également au Plan Air Comprimé de MDI 4, j’en avais parlé à Monsieur Marquerie qui souhaitait vous transmettre le dossier.

MDI ce sont des voitures à air comprimé 5, qui sont autorisées maintenant à rouler sur les routes européennes 6. Tout un cabinet de recherche et développement à Carros dans les Alpes Maritimes a développé ce concept-là pour, notamment, des véhicules qui servent à ramasser les déchets et fonctionnent avec de l’air : qui consomment de l’air, rejettent de l’air froid et aucune autre pollution, et qui sont discrets. MDI a créé un camion avec Veolia et l’a livré à la ville de Lille, qui l'utilise et en a commandé un deuxième 7.

Le concept de développement industriel 8, chez MDI, est d’éviter une usine centrale en France où l'on met ces voitures sur des camions qui les dispatchent, en créant de petites unités localisées, avec un travail régulier.

J. B. - Qui est derrière ? MDI, c'est une … une société c'est ça ?

En B. - MDI, c'est une société, oui, qui a obtenu d'ailleurs le prix de l'innovation et de l'environnement de l'ONU 9, ils sont vraiment accrédités. Bien sûr, ils viennent en concurrence d'un certain nombre de choses ; les véhicules récupèrent de l'énergie dans les virages, dans les freinages, les carrosseries sont faites avec de la fibre de lin, il n'y a plus de plastique, ça va vraiment loin. Et donc ils veulent créer un système de mutualisation entre de petites usines qui achètent la licence pour développer leur produit, et fabriquent 60 à 80 % de la voiture sur place en fonction des commandes, etc. Cela crée également des emplois, ça participe de l'image de ...

J. B. - C'est assez séduisant, c'est vrai.

En B. - C'est séduisant, ça participe de l'image de la qualité de l'air dans une région, entre l'hydrogène d'un côté et l'air comprimé de l’autre. En même temps ils ont développé un certain nombre d’applications 10 : des vélos électriques à air comprimé, pour des petits hors-bords à air comprimé, pour de l'éclairage public à air comprimé qui fonctionne concomitamment avec des petits panneaux solaires et des éoliennes incluses dans le support qui rediffuse dès la nuit tombée.

J. B. - Oui, il y a une chaîne assez complète de produits.

En B. - Voilà, une chaîne de produits qui est en train de se développer avec également du stockage d’électricité grâce à l’air comprimé 11 qui redistribue quand il y a besoin pour des individuels ou des collectivités ; toute une chaîne qui est en train de voir le jour et qui a le diplôme validé de l'ONU au titre de l’innovation et de la protection de l’environnement...

Alors c'est vrai que si des gens râlent quand on leur dit que les zones à faibles émissions vont les limiter 12, qu'ils se sentent coincés à domicile parce qu'ils ne peuvent pas utiliser leur 4x4 et faire ce qu'ils veulent – les coups récréatifs du sport motorisé – il va y avoir des problèmes de conflits.


Q7 En Nord-Pas-de-Calais ça fait 14 ans que les promeneurs et les défenseurs de l'environnement ont identifié les causes ; ils s'opposent depuis le mois d'avril 2006 au premier Salon Européen des Loisirs et du 4x4 où un circuit est organisé en forêt de Chantilly et d'Ermenonville ; en Suisse ça fait 18 ans que le Conseil de la République et que le Canton de Genève proposaient le 7 octobre 2002 une motion qui s’intitulait “ protégeons les piétons et les automobilistes ”.

En plus il y a une accidentologie attestée puisque, à Berlin l'année dernière, un 4x4 qui se déplaçait en ville a tué 4 personnes : le conducteur en a perdu le contrôle. Ce sont des véhicules qui sont extrêmement lourds et qui consomment.

Il y avait eu un plan également l'année dernière du Conseil Stratégique du 1er ministre qui avait dit qu'il fallait limiter le poids des véhicules 13, puisque forcément, la consommation était en rapport ; c'est une certaine aberration industrielle qui est systémique puisqu'il s'agit toujours de vendre davantage.

J. B. - C'est sûr.

En B. - Et donc d'un certain côté on ne peut pas dire que les gens sont fautifs dans la mesure où ils achètent les choses qu'on leur propose mais est-ce que dans une vallée de la qualité de celle-ci, enfin dans les vallées de la qualité de celle-ci, est-ce qu'on peut se permettre d'avoir des plans comme ça, insidieux, qui petit à petit colonisent … ils disent « ah mais on est là depuis quelque temps » et « on a déjà fait ça l'année dernière », et puis « ça fait 4 ans » etc... vous voyez, je pense qu'il y a des questions de raidissement…

L'année dernière il y a eu 160 personnes à la manifestation dans Bagnères, 1700 qui ont signé contre le Salon du 4x4 – Monsieur Sempastous a signé également –, enfin, des positions ont été définies mais ces gens-là recommencent parce que forcément ils ont un intérêt commercial

Je pense que la question la plus globale qui se pose c'est le “vivre ensemble”, mais il y a le développement du pastoralisme, le développement des activités de tourisme.

 

En B.- Q6- Ici, la montagne est, pour les locaux, une ressource : la forêt, le pastoralisme sont des activités séculaires, bien vivantes et renouvelées. Du fait de l’érosion des pluies, des fontes de neige importantes et assez brèves, de quelques semaines, les investissements du département et des communes constituent un budget conséquent, actualisé chaque année.

Comment les loisirs motorisés, qui par leur passage répété creusent des ornières, fragilisent les écosystèmes déjà soumis aux exigences du réchauffement climatique, peuvent-ils s’inscrire selon vous dans le développement durable 14 des vallées ?

Et en même temps a une époque où la neige commence à se faire rare – le GIEC a rendu deux rapports, l'OPCC 15 un troisième [et depuis, met en place le projet européen ADAPYR 16] il y a toute une question de l'acceptabilité des activités locales et de la formation des personnes pour qu'elles trouvent également du travail durable.

J. B. - Je ne sais pas quel est votre niveau d'interpellation de l’État, forcément à un moment donné il est concerné puisque on est sur des manifestations qui quelque part leur passent dans les doigts.

Au regard de la nouvelle sous-préfète, pour l'instant il n'y a pas eu de démarches particulières … parce qu'en fait, installée l'année dernière, elle n'est plus là... mais je pense que c'est important aussi que celle qui est en place aujourd’hui ait un peu tout ce que vous me racontez là, par rapport à l'histoire, l'implantation etc... Parce qu'elle va se retrouver au pied du mur, en gros, avec peut-être un dossier qui va lui arriver et qu’elle va traiter je ne sais comment...

Après, contrairement à ce qui s'est fait l'année dernière, je pense qu’il serait opportun que les maires concernés se rencontrent, qu'il aient effectivement une vision un peu globale par rapport à la problématique.

En B. - C'est là que je voyais vraiment l'intérêt de vous rencontrer.

J. B. - Mais moi pour être clair, si jamais vous me dites, il y a huit maires concernés – est-ce qu'il est opportun de les réunir ? – et que vous me demandez en tant que Conseiller Départemental ou avec d'autres casquettes de dire « on les réunit »... pour moi ce n'est pas un souci je veux dire, on le fait sur d'autres sujets qui ne sont pas directement liés à mes compétences, mais là, typiquement, sur un dossier comme celui-là...

En B. - L'année dernière c'étaient 27 communes quand même qui étaient concernées je pense et ...

J. B. - De la Communauté, un peu moins sûrement, parce que je pense qu'il devait y en avoir 7 ou 8, guère plus, après ils ont dû rayonner au-delà.

En B. - Ils ont rayonné au-delà. ça partait depuis Beaudéan pratiquement jusqu’à Montgaillard, ils avaient tracé un circuit de 60 km environ et 3 boucles : le samedi et le dimanche ; ils avaient un nombre limité par le préfet ou par le sous-préfet à 49 véhicules par jour, ils étaient obligés de les numéroter, de les faire partir par petits convois, il y a eu un tas de limitations, mais bon, en même temps c'est ...

J. B. - Vous avez eu un retour du rayonnement géographique de la manifestation, non ? où est-ce qu'on va chercher les participants, etc...

En B. - Non, ça c'est un travail qui reste encore à faire 17. Derrière Ulteam DP, j'ai trouvé la Fédération du 4x4 française, mais il n'y a pas qu'eux : un producteur d'huile des Hautes-Pyrénées, des concessionnaires, des voyagistes ...

J. B. - Forcément des acteurs du monde du 4x4 … De toute façon on ne construit pas un tourisme avec ça, c'est clair, en tous les cas à l'échelle d'un territoire quel qu'il soit.

Alors après, complètement les écarter? C'est toujours la problématique des libertés individuelles, est-ce qu'elles s'arrêtent, ou est-ce qu'elles se situent... C'est tout ce discours qu'il doit y avoir autour et sur lequel forcément ils se mettent en avant : « Et après tout oui, j'ai le droit de vouloir un 4x4, j'ai le droit d'en acheter 18 et tant que je suis sur des voies ouvertes à la circulation 19, je roule. » C'est ça, en fait, qui est derrière...

En B. - C'est ça mais entre un individuel qui va faire des choses et...

J. B.- C'est la loi du nombre qui est derrière. Dès lors que vous en faites une pratique individuelle, et que vous restez dans la réglementation qui existe : hors des voies de circulation, vous êtes dans un espace naturel, par définition ; et les espaces naturels, ils sont protégés par la loi... je ne vois pas de débordement de ce côté-là quand même.

En B. - Moi, je suis allé l'année dernière entre Trébons et Pouzac, dans la forêt, et j'ai vu des endroits qui étaient complètement ravinés, où des engins avaient dû grimper les pentes, c'était massacré. Maintenant, tant qu'il n'y aura pas d'accident...

Mais ce qui m'intéresse beaucoup plus que cette accidentologie, ou que ces épiphénomènes finalement, c'est davantage de voir s'il est possible d'avoir une réflexion avec la population pour qu'il y ait une concertation et qu'il y ait en même temps … par exemple des panneaux de la CCHB, ou des panneaux des mairies indiquant des circulations pédestres ou cyclistes, à cheval... qu'il y ait un plan de tourisme derrière. Je pense que ça va tout à fait dans le sens du Plan Montagne de Mme Delga ou de cette Convention Alpine aussi où une réflexion globale sur la pollution est engagée… ça existe depuis 2018 donc je voulais vous demander...

J. B. - J'entends ce que vous dites, tout à l'heure vous évoquiez la Réserve Internationale de Ciel Étoilé, dès lors que dans un périmètre vous avez toute une démarche en définitive tournée vers cette protection qu'elle soit... lui donner la cohérence, je pense que c'est ça qu'il faut rechercher, oui, tout à fait

En B. - De la cohérence puis en même temps travailler en terme d'image aussi parce que...

J. B. - Oui oui. Mais l'image aujourd'hui n'est pas altérée par ça, sincèrement, alors je ne dis pas que demain elle ne le sera pas mais aujourd'hui non. C'est moi qui fait la communication et qui travaille, en gros, sur promouvoir la destination de notre département, les gens qui viennent savent très bien qu'on est dans un espace globalement bien préservé. D'abord parce qu'il y a une présence humaine, ce qui n'est pas neutre – à la différence des pelouses alpines où il n'y a plus personne … – ici il y a une présence humaine qui garantit finalement aussi un certain usage de la montagne et de ce que l'on en fait, et une activité d’ailleurs plutôt intéressante. Je pense qu'en terme d'image, on n'est pas détruits par quelque chose qui ferait que tout d'un coup « Non on n'y va pas parce que c'est bourré de 4x4 », vous voyez ce que je veux dire ?

En B. - Pour le moment c'est pas le cas

J. B. - C'est ce que je voulais au moins vous faire dire parce que, on utilise quand même quelques belles photos et quelques beaux supports de communication qui s'affranchissent heureusement du fait que derrière, on est pas dans la Vallée de Chamonix avec je ne sais combien de camions qui passent tous les jours et font que le matin vous n'y voyez plus rien ; vous voyez donc, heureusement.

En B. - Heureusement, mais est-ce que cela signifie qu'il faut attendre d'être envahis par la pollution, être envahis par le bruit, etc ?

J. B. - Il faut être extrêmement vigilants... mais ça je peux le partager avec vous, ça la vigilance elle est au quotidien.

En B. - Parce que quand on va un peu sur les hauteurs de Beaudéan, ou dans la Vallée de Campan, c'est vrai que la circulation de la route ...

J. B. - Et oui la route, c'est la route... Pendant le confinement, pendant six semaines j'étais pénard, je rêvais, parce que tous les matins je n'étais pas réveillé par les bagnoles. Mais dès le déconfinement, ils m'ont réveillé très tôt le matin. Le bruit, mais c'est une réalité …

En B. - Pourtant, il n'y a pas beaucoup de camions qui prennent le Col d'Aspin.

J. B. - Non, non, c'est le trafic voitures essentiellement qui va vers l'Espagne, heureusement. Mais ça reste un axe, le comptage des voitures quand vous dépassez 8000 voitures dans la journée, ça veut dire que vous avez quand même du trafic quasiment incessant.

En B. - Et oui c'est ça, ça reste très bruyant.

Et donc, toutes ces questions, est-ce que vous pensez que, est-ce que vous avez déjà réfléchi à ce Plan de Mme Delga, peut-être ? Le Plan Montagne qu'elle a commencé à mettre en place...

J. B. - La région ?

En B. - Oui la Région, avec notamment l'Ariège au départ, et il y a certainement beaucoup de choses à faire encore en concertation pour définir les besoins parce qu'elle n'a pas cherché à plaquer une vérité toute faite sur la montagne en disant « voilà ». Un plan pour la mer existait, dont elle s’est inspirée et c'est en train de se faire en concertation avec...

J. B. - On a travaillé, on a fait des ateliers etc. pour la construction du Plan Montagne. Après, comment dire… là c'est pareil : on est dans une situation où il faut allier l'économie de la montagne, malgré tout, avec un respect de l'environnement qui est une évidence aujourd'hui y compris avec la problématique que vous évoquiez des changements climatiques. L'équation n'est pas simple quand même...

En B. - C'est sûr !

J. B. - Quand vous avez en responsabilité un domaine skiable et que vous dites « est-ce que demain on continuera ? » La question mérite d'être posée.

En B. - Et il a également des problèmes de salubrité, parce que le petit lac de Castillon est utilisé pour les canons à neige, juste après une station d'épuration qui fonctionne sur du rocher –pas très efficace– , il ne s'agit pas de se vautrer quelque part...

J. B. - Alors le Plan Montagne, pour le coup, elle a dû le copier sur le plan Littoral, c'est vrai. Le plan Littoral, on l'avait déjà dans la région Languedoc-Roussillon, c'était quelque chose qui était déjà initié, porté par des élus... alors après je pense que le Plan Littoral était plus simple à mettre en place que le Plan Montagne, pour être tout à fait objectif, parce que le littoral méditerranéen c'est où les pauvres, en gros c'est qu'est-ce qu'on fait des pauvres, et après c'est le littoral, qu'est ce qu'on fait autour de la problématique de loisirs, ça c'est plus simple

En B. - Et puis il n'y a pas l'incidence du changement climatique qui modifie tant que ça

J. B. - Le Plan Montagne c'est déjà plus compliqué parce que ce n'est pas tout à fait la même question, d'un bout à l'autre de la chaîne..

En B. - Il y a des questions d'érosion, de stockage de l'eau…

J.B. Il y a quand même toute une problématique, économique, qui n'est pas aussi typée que sur le littoral où effectivement vous faites de l'accueil de touristes ou alors vous générez de l'activité autour de la pêche et du transport, mais voilà. En tous les cas, je pense qu'elle a fait un travail de fond qui n'était pas inintéressant … et qu’elle se soit tournée de cette idée de Plan Montagne vers du “tourisme 4 saisons”, je peux le comprendre, parce que on voit bien les limites au fait de dire qu'on a un tourisme d'hiver et point barre, derrière c'est le vide … aujourd'hui ce n'est plus ça parce qu’on voit bien que les difficultés vont aller grandissant sur le côté en particulier de l'hiver. Il faut avoir le courage certainement de dire qu'il y a des stations qui n'ont plus d'existence.

En B. - C'est ça : entre 1800 et 2000 m, il y aura une activité incertaine mais en-dessous de 1800, il n'y aura plus rien.

J. B. - Elle a beaucoup axé là-dessus, elle laisse des initiatives aux territoires pour dire « après tout, vous sur votre territoire, au regard de votre spécificité ?». (Nous on en a une spécificité et certainement que les vallées voisines en ont de différentes) », elle attend aussi un peu que les projets émergent des territoires et qu’ils les portent.

En B. - Ça peut être l'occasion d'une concertation citoyenne aussi, c'est ce qu'elle prône.

J. B.- Oui oui, tout à fait.

En B. - Donc, il pourrait y avoir un certain nombre d'acteurs qui proposent des idées à leur niveau et après il reste à les coordonner et faire en sorte que ce soit un Plan …

J. B. - Avec ce Plan Montagne, il y a toute la problématique de l’hébergement en montagne qui est un vrai sujet. Je veux dire aujourd'hui, on vit avec des équipements qui datent des années 70, qu'est-ce qu'on en fait, est-ce que vraiment on continue ? Vous voyez ce que je veux dire ? Toute la réflexion sur l'hébergement, est-ce qu'il est opportun de continuer à penser de la sorte, est-ce qu'on n’a pas intérêt à valoriser d'autres territoires, enfin...il y a toute la réflexion qui mérite en tous les cas débat, parce que c'est LE débat.

En B. - Et ça ça n'a pas été entamé encore par la CCHB au niveau de l'ensemble des communes, il n'y a pas eu de réflexions encore organisées, planifiées pour pouvoir rendre des comptes à Mme Delga par exemple ... ou proposer une autre initiative ?

J. B. - Nous typiquement, ici, (de nos relations avec la Région), sur la problématique touristique, tourisme en montagne, Plan Montagne etc. nous, on s'est penché sur le devenir de la Station du Tourmalet, y compris son modèle économique, donc ça c'est un des chantiers qu'on a menés. Bon, on a toute la problématique du Pic du Midi, mais ça vous la connaissez et vous savez de quoi il retourne lorsque l'on dit qu'on a quand même de la chance d'avoir un Syndicat Mixte et une Région qui est partie prenante du devenir d'un site comme ça. Bon, ce sont nos atouts forts. On se pose la question aujourd'hui de l'organisation de Payolle, qu'est-ce qu'il y a à faire, est-ce qu'il y a quelque chose à faire d'ailleurs, on se pose la question parce qu'après tout c'est un espace naturel tellement beau et préservé. Est-ce qu'on a intérêt à y toucher, est-ce qu'on intérêt à … ?

Voilà, ce sont des réflexions, pour le coup dans le cadre de la Communauté ou en tous les cas des Syndicats dans lesquels la Communauté participe, parce que souvent les territoires de projets peuvent dépasser le territoire de la Communauté. Tout ça se sont des chantiers qui sont engagés et sur des réflexions qui sont forcément en relation avec la Région – puisqu’on évoquait les positions de la Région sur Le Plan Montagne – ; elle s'est bien aperçue que l'économie de la neige, on est monté juste avant … qu'est-ce qu'on sauve, et qu'est-ce qu'il y vraiment à sauver, et est-ce qu'il y a quelque chose à sauver ? Et de ce fait même, elle a décidé de rentrer dans la compagnie des Pyrénées, en tous les cas de transformer N-Py en Compagnie des Pyrénées pour être en première ligne par rapport à des choix stratégiques qu'il faudra faire sur le massif, plutôt que de laisser chaque vallée ou chaque station à sa propre initiative, bien souvent avec des moyens limités, voire même pas de moyens du tout, continuer à s'enfoncer dans des modèles économiques où on n’est plus à la maille, et encore je parle de quelques stations qui ont quelques moyens, mais il y a en plein qui sont hors écosystème aussi… qui sont largement aidées par la Collectivité avec des fonds issus d’un “modèle économique des stations des Pyrénées” qui s'est construit avec la manne EDF. Vous savez ?

En B. - Oui, oui, mais c'est sûr.

J. B. - Vous prenez une station comme Aragnouet, je ne sais si EDF n'avait pas été le contributeur premier de la création de la station...

En B. - Il y avait une patente à l'époque qui était bien utile.

J. B.- Alors Aragnouet a tout misé sur un système plutôt vertueux qui a aujourd'hui une certaine viabilité, ça c'est fait ailleurs avec un petit peu moins de succès. Finalement on a investi, on l'a créé et puis derrière la réalité économique fait que l'outil n'a plus de performance qu’il est amené à décliner et donc à disparaître.

Et quand vous partez sur ce modèle-là, vous vous retrouvez quarante ans ou cinquante ans après avec tout ce qui a pu être modifié dans les paramètres d'entrée, vous vous dites « on n'est plus tout à fait sur les mêmes dispositions qu'à l'origine ». La fameuse patente dont vous parlez, ça n'existe plus donc comment on fait ? quand vous avez eu la chance de pouvoir développer, vous y arrivez, et puis l'autre, ben, il se casse la gueule.

En B. - Et après on voit également la problématique des barrages qui risquent d'être vendus, avec les problèmes de ...

J. B. - On ne sait pas, on ne sait pas où on en est.

En B. - Et ça c'est une catastrophe pour l'argent public, c'est une catastrophe pour, éventuellement pour la sécurité même puisque...

J. B. - Et puis ça fait partie du patrimoine.

En B. - Ça fait partie du patrimoine et en même temps plus écologique que ça, y'a pas !

J. B. - Exactement.

En B. - Et on ne voit pas pourquoi on le vendrait, tout simplement pour accumuler de l'argent rapide.

J. B.  : Bon, ils ont été faits pour produire de l'énergie, mais aujourd'hui, on voit bien qu'ils ont bien d'autres fonctions. Ils régulent des fleuves, ils soutiennent de l'étiage, enfin ils font des choses de service public...

C'est vrai que vous ne pouvez pas à un moment donné avoir un outil – oui, quand je dis qu'ils font partie du patrimoine, c'est clair – et qu'ils soient uniquement après sur un modèle de production d'énergie alors qu'il a plein d'autres services qui sont rendus.

En B. - C'est ça. Je me suis intéressé à la Commission Locale de l'Eau sur l'Adour, et s'il n'y avait pas les barrages, c'est vrai qu'en-dessous de Tarbes, ils auraient vraiment beaucoup de soucis pour avoir de l'eau.

J. B. - Quand l'Adour ne coule plus à Riscle, c'est qu'il y a un souci. Ça arrive et ça c'est un vrai souci par contre

En B. - Donc là, il y a au toute une phase diagnostic qui a duré 17 mois. Maintenant, il y a des phases de propositions en fonction de tous les paramètres qui permettent de réguler l'eau : l'eau des STEPs, l'eau des agriculteurs, l'eau potable, l'eau des étiages etc. C'est intéressant comme tout mais complexe car ça reste quand même tributaire aussi, un peu partout, de modes de faire qui sont sociétaux, avec des intérêts industriels derrière. C'est-à-dire que les agriculteurs ne plantent que ce qu'on leur propose et pour lequel ils auront des débouchés.

J. B. - Tout à fait, on est bien d'accord. Et c'est vrai qu'en l’occurrence, sur ce domaine-là, ça s'est toujours construit comme ça. De toutes les réflexions qui sont menées autour de la problématique de l'eau, l'entrée, elle, est toujours “pipée”, j'ai envie de dire, jamais très objective. Au départ, elle est conditionnée parce que moi, je fais partie de ceux qui se sont battus au départ avec mes amis pêcheurs pour le premier Contrat de Rivière sur l'Adour : on avait un vrai problème avec l'industriel, il y avait des modules encore, ils étaient au dixième, je peux vous dire qu'à une époque on avait pas d'eau entre Gripp et Sainte-Marie – enfin, pour faire simple – ; donc toute la réflexion qu'on avait dans le cadre du Contrat de Rivière, il a fallu à un moment donné, et heureusement, que l’État dise à l'EDF : « Non, vous entrez là-dedans de façon très humble, vous y allez au même titre que l'association locale de pêche ou les kayakistes, etc. mais on y va tous ensemble : vous n'y venez pas avec l'âme d'un industriel qui de toute façon a une concession, il est vrai, avec un contrat béton. Non, on y va pour discuter d'autres choses ». Mais c'est compliqué parce que forcément, dès lors que vous amenez une discussion avec une entrée qui est de toute façon pipée, ça conditionne tout le reste. Les agriculteurs effectivement, ils viennent du fait qu'on les ait mis sur le maïs et qu'il leur faut de l'eau, oui, forcément. C'est le modèle économique sur lequel est bâtie leur activité.

En B. - C'est ça. Mais en fait ce sont les semenciers qui pilotent tout ça de loin.

J. B.- Je ne doute pas de ça, oui.

En B. - Et donc pour revenir à la qualité de l'air, je pense qu'une conception globale est quand même nécessaire – comme la réflexion que vous avez par rapport au contrat de rivière – c'est quelque chose d’important même pour le Pic, au niveau astronomique, ils ont aussi besoin d'avoir une qualité d'air !

J. B.- À l'Observatoire, là-haut, forcément. Et après il y a toutes les mesures que fait l'association [Cod’AIR?] pour les journées qualité de l'air, du boulot intéressant présenté chaque année, au niveau de la préfecture.

En B. - ATMO chaque jour me donne la qualité de l'air ; et en septembre dernier, j'étais allé aussi à l’hôtel de la Région de Toulousese tenait la deuxième réunion internationale Climat-Air-Santé (d’ailleurs je me suis demandé pourquoi il n'y a pas eu de mesures aussi drastiques que pour le Covid qui aient été prises) : j'en ai eu la gorge serrée quand il a été annoncé que depuis 2014 au moins, presqu’un million de personnes par an meurent en Europe du fait de la pollution de l'air 20, dont 67 000 en France chaque année !

J. B. - On pousse des cris d'orfraie parce qu'on a 30 000 morts, mais on sait très bien qu'il y a d'autres causes, l'air en particulier et tout le reste… et parce qu'il n'y a pas que des morts !

J. B. - C'est ça, les maladies, les problèmes endocriniens…

J. B. - les maladies chroniques…

En B. - les maladies dégénératives etc . Et donc c'est vrai que la France a donné aussi beaucoup d'argent à Air France pour qu'elle puisse reprendre ses activités, mais on a bien vu aussi que le ciel n'était plus rayé par les avions ces derniers temps ; et ça faisait du bien.

J. B. - Ils ont fait un reportage l'autre jour sur les pauvres banlieusards autour d'Orly, ce qu'ils ont vécu pendant deux mois.

En B. - C'est ça, ils entendent les oiseaux

J. B. - C'est incroyable.

En B. - Je vous remercie.

J. B.- Mais à l'occasion on en reparle parce que c'est toujours intéressant de discuter de problèmes comme ceux-là, quand vous avez quelqu'un en face qui travaille le sujet...

Et pour revenir peut-être au niveau du 4x4, au regard de ce qu'il va se passer – parce qu'aujourd'hui j'en sais rien – si à un moment donné les maires sont interpellés là-dessus, ce que je vous proposerai de toute façon, c'est que l'on ait une réponse cohérente et construite par rapport à ça. Pour éviter aussi que chacun se retrouve isolé, je ne sais pas ce que vous en pensez.

En B. - Mais tout à fait

J. B.- Je proposerai dans tous les cas aux maires concernés en disant « voilà, il faut vraiment que vous vous réunissiez, que vous ayez une réflexion commune et peut-être éviter que vous ayez une réponse individuelle qui vous met mal à l'aise. »

En B. - C'est ça, qu'il y ait une position au niveau des Vallées, de la Communauté

J. B. - Après je pense qu'il serait opportun quand même que l’État ait [une position définie ?] dans cette affaire-là, puisque on a une nouvelle sous-préfète, qu'on anticipe un peu … si on peut ne pas se retrouver comme l'année dernière.

En B. - Je ne sais pas si elle va avoir la liberté de prendre une quelconque décision.

J. B. - Liberté je n'en sais rien, toujours est-il quau moins dans l'organisation, dans la réflexion…

En B. - Je ne sais pas si l'État est demandeur, quand il donne plus de 8 milliards à l'automobile c'est pour ça que je vous l’ai signalé tout à l'heure et quelle est la position de l’État ? Est-ce que l’État cherche à protéger et puis en même temps, cherche à “tout” protéger ... l'ancien et le nouveau

J. B. - Je vois bien ce que vous dites ... c'est comme sur la filière aéronautique, ils mettent 15 milliards pour soutenir une activité dont on sait qu'il y a peut-être un modèle à défaire derrière.

En B. - Alors que le modèle c'est de doubler le transport aérien en 2035. Et c'est un modèle européen et donc ils n'ont que ça en tête, d'où les allers-retours à Londres pour 15 euros.

J. B. - Les Autrichiens quand même prenaient des mesures pour éviter vraiment le billet à 40 euros, parce que quelque part on est aussi victime d'un modèle qui a été développé par ces low-costs pour subventionner leurs billets d'avion, sur un régime, sur un système qui est pervers ; en fait ils mettent les collectivités quelles qu'elles soient à contribution pour leur dire « si vous voulez qu'on vous ramène du monde, vous mettez de l'argent au bassinet ». Rayan Air sur Tarbes, c'est ça.

En B. - Je sais qu'il y a eu une lettre ouverte à la présidente de la région Occitanie 21 lui disant « Chère Carole Delga, [votre idée du tourisme qui] reste d’inciter les gens à parcourir 8000 kilomètres en avion pour leur refiler une balade en vélo sur le canal du Midi, notre sourire ne sert pas à ça. Nous ne voulons pas être les têtes de gondoles d’une politique climaticide. » Parce qu'après les terrains, les maisons, l'immobilier deviennent intouchables … Ce phénomène est vécu d’ailleurs à Bordeaux – à deux heures de Paris maintenant – pour les terrains : les acheteurs rasent les échoppes, construisent autre chose, il y a toute une grave perturbation du système économique qui découle d’une vision un peu opportuniste.

J. B. - Mais peut-être le problème, enfin on l'a pas vécu ... j'ai bien peur que l'on se retrouve comme avant mais quand même, je pense qu'il y a des prises de conscience qui vont s'opérer, enfin, il me semble, quand même !

En B. - Disons que les prises de conscience, il y en a de plus en plus, après il reste à prendre les bonnes décisions …

J. B. - Qui soient en cohérence...

 

* * * *

NOTES

1«En 2004, les 4x4 associent performance technique, séduction, prestige, luxe même, et toutes les qualités "techniques" des véhicules les plus évolués. On n'achète plus un 4x4 pour faire du franchissement : 95 % des possesseurs ne l'utilisent que sur route. 20 % des modèles vendus sont des 4x4 de luxe et ce n'est pas un hasard si les marques spécialistes de voitures de sport vendent bien leur 4x4 : Porsche avec le Cayenne, BMW avec ses X5 et X3, auxquels il faut ajouter Volkswagen avec le Touareg.» itw de Raphaël Audhoui, organisateur depuis 1990 du salon créé par son père Henri Audhoui en 1984. https://www.largus.fr/actualite-automobile/raphael-audhoui-92726.html

« Difficile de démêler tous les éléments qui ont pu aboutir ces dernières années à l'annulation du salon du 4x4 de Val d'Isère 2009 … Il est certain que l'engouement s'était un peu dissipé ces dernières années, pour les véhicules de loisirs motorisés et le salon. Il est également acquis que la mairie voulait reprendre depuis un certain temps les reines du salon à l'auteur de cet évènement, le groupe Audhoui : c'est ce qui a été fait l'an passé et le moins que l'on puisse dire c'est que l'opération s'est soldée par un échec tant cette édition du salon est passée inaperçue. Cette année, conséquence de la crise, quelques exposants qui avaient encore accordé leur confiance au salon se sont rétractés à fin juin. Le château de cartes s'écroulait et Yves Hunckler, le commissaire général de ce "Val d'Isère Mountain Sessions", annonçait l'annulation de cette édition. C'est selon le maire « un gros échec ». » http://www.4rouesmotrices.com/index.php?rub=22&cat=32

2https://youtu.be/MKX0xpGeLHM?t=254 En 2011, la “Montée de l’Olympe” est inaugurée sur l’espace Killy.

3«Les écologistes ont eu gain de cause et le salon a disparu voilà déjà quelques années, comme celui du quad à Valloires.» https://preprod.motoservices.com/actualite-vehicule-electrique/Val-d-Isere-passe-a-l-electrique-pour-son-salon-2015.htm

4https://www.mdi.lu/copy-of-technology?lang=fr « Leur moteur à air comprimé a quatre applications »

5https://www.mdi.lu/airpod-2-0?lang=fr

6https://www.mdi.lu/copie-de-faq-1?lang=fr « Est-ce que ce véhicule est homologué pour rouler en France ou en Europe ?»

7https://www.mdi.lu/air-volution?lang=fr et https://www.mdi.lu/veolia?lang=fr

8https://www.mdi.lu/industrial-concept?lang=fr et

9https://www.mdi.lu/onu?lang=fr

10https://www.mdi.lu/projects?pgid=k2a9pdkb-ba888c06-d252-4a7a-80f0-ddca61638569&lang=fr

11https://www.mdi.lu/airwall?lang=fr

12https://www.ff4x4.fr/ff4x4/zfe-zone-a-faibles-emissions/

13https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-malus-sur-le-poids-des-v%C3%A9hicules-pourrait-revenir-sur-la-table/ar-BB16xn3r

et https://www.lefigaro.fr/automobile/un-malus-pour-etrangler-les-suv-20190621

14http://www.ff4x4.fr/ff4x4/esprit-4x4/la-ff4x4-et-le-developpement-durable/

15https://www.opcc-ctp.org/fr/sector/climat-futur et https://www.opcc-ctp.org/fr/sector/tourisme (extraits) :

• « Pour l’horizon 2030, le changement de la valeur moyenne des températures maximales par rapport à la période de référence (1961-1990) pourrait se situer, en moyenne pour toute la zone des Pyrénées, entre 1 ºC et 2,7 ºC pour le scénario RCP8.5.

• Pour l’horizon 2050, le réchauffement sera un peu plus important. Pour les températures maximales, les fourchettes oscilleront entre 2,0 ºC et 4,0 ºC et 1,4 ºC et 3,3 ºC pour les scenarii RCP8.5 et 4.5 respectivement.»

En fin de siècle, les intervalles de valeurs s’élargissent davantage, tout comme l’amplitude des changements. Pour les températures maximales et pour le RCP8.5, en moyenne, le changement annuel oscillerait entre 4,3 ºC et 7,1 ºC.

« L’utilisation des forêts à des fins de loisirs pourrait aussi être affectée par l’augmentation du risque d’incendies forestiers »

« Renforcer les stratégies et plans de gestion du milieu naturel pour réduire la vulnérabilité des écosystèmes et de la biodiversité des Pyrénées, en portant une attention particulière aux écosystèmes sensibles de haute montagne »

16https://cbnpmp.blogspot.com/2020/07/le-conservatoire-partenaire-du-projet.html#more

« Porté par l'Observatoire pyrénéen du changement climatique, le projet ADAPYR – qui rassemble plusieurs acteurs publics et privés répartis entre la France, l’Espagne et l’Andorre – a pour objectif de suivre et de comprendre les impacts du changement climatique à l'échelle du massif des Pyrénées en vue d'accompagner le territoire dans sa démarche d'adaptation...»

17https://www.generation4x4mag.fr/3e-salon-off-road-pyrenees-28-et-29-septembre-2019-4x4-equipement/

§ Liste des exposants 2018 : Concessionnaires automobiles, Distributeurs-Accessoiristes-Préparateurs, Organisateurs de raid-Ecole de pilotage.

18https://www.turbo.fr/photos/diaporama-ces-modeles-que-le-malus-ecologique-2020-va-tuer-d_6277

19https://www.idcite.com/Circulation-et-reglementation-des-chemins-ruraux_a43074.html

et http://www.ff4x4.fr/ff4x4/esprit-4x4/focus-sur-la-legislation-sur-les-4x4/

20https://academic.oup.com/eurheartj/article/40/20/1590/5372326

21https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/040819/lettre-carole-delga-votre-paradis-touristique-contribue-l-enfer-climatique

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