Des vaccins sinon rien : un pari risqué

Depuis un an maintenant, la stratégie du gouvernement est basée sur des mesures sociales de distanciation, le confinement, le couvre-feu, et une politique vaccinale. Aucune étude scientifique n’a justifié l’efficacité du confinement. Selon le président du conseil scientifique, il n’est pas possible d’en envisager un nouveau en raison de son impact social, sanitaire, psychologique et économique.

Depuis un an maintenant, la stratégie du gouvernement est basée sur des mesures sociales de distanciation, le confinement, le couvre-feu, et une politique vaccinale. Aucune étude scientifique n’a justifié l’efficacité du confinement. De l’avis même du président du conseil scientifique, il n’est pas possible d’envisager un nouveau confinement en raison de son impact social, sanitaire, psychologique et économique.

La politique vaccinale est axée sur des vaccins à ARN / ADN qui ne disposent que d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle et dont la balance bénéfices-risques ne sera connue qu’entre 2022 et 2024 selon les vaccins. C’est donc une approche lente, susceptible d’être remise en question du fait de l’apparition de variants et de mutations, habituelle chez ce genre de virus. Elle est discutable sur le plan éthique puisque les effets secondaires graves (dont des décès) sont les plus fréquents chez les 18-44 ans, une population très peu touchée par les formes graves de la maladie. On peut consulter la liste des effets secondaires sur le site de l’ANSM, sur le site de l’Agence Européenne du Médicament (à partir de ce lien, les vaccins covid-19 y figurent dans la liste des médicaments à la lettre c comme covid-19) et sur la base de données de l’OMS (à partir de ce lien en tapant « covid-19 vaccine » dans la fenêtre de recherche).

À quand le retour à une vie normale ? Pas de sitôt ?

Ces vaccins issus d’une toute nouvelle biotechnologie vont-ils permettre le retour à une vie normale ? Le Pr. Delfraissy, Président du Comité scientifique et quelques autres membres de ce Comité, ont publié, à titre personnel, un article dans un journal scientifique britannique le 18 Février 2021 où ils ont indiqué que :

– les vaccins actuels peuvent ne pas être efficaces contre certains variants

– que la vaccination de masse risque de provoquer la multiplication de variants plus contagieux

« La fin tant attendue de cette crise sanitaire mondiale pourrait bien être continuellement repoussée puisque de nouveaux variants émergent» écrivent-ils. Pour un résumé en français voir ici. Le texte complet en anglais est consultable ici.

Dans une conférence de presse le 18 février 2021 (voir sur ce lien), le ministre de la santé a déclaré qu’aucun pays européen ne dispose de données publiées fiables prouvant que les vaccins à ARN / ADN permettent d’éviter les formes graves et les hospitalisations.

Pourquoi les personnes vaccinées covid doivent elles rester masquées et confinées comme les autres ?

Dans l’édition du 30 mars 2021 d’Europe 1, le Ministre de la Santé a estimé qu’il est prématuré, en l’état des connaissances scientifiques, de différencier les «  règles relatives aux limitations de circulation selon que les personnes ont reçu ou non des doses des vaccins  ». Olivier Véran invoque quatre arguments  :

  • l’efficacité partielle des vaccins 
  • le fait que l’efficacité des vaccins est devenue particulièrement contingente du fait de l’apparition des nouveaux variants
  • les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin ou de réinfection post-vaccinale ou de la virulence d’un variant 
  • le vaccin n’empêche pas de transmettre le virus aux tiers. L’impact de la vaccination sur la propagation du virus n’est pas encore connu .

Si nous sommes “en guerre”, pourquoi ne pas utiliser toutes les armes ?

Devant ces incertitudes, il n’est pas logique de tout miser sur les vaccins, en se privant d’explorer d’autres pistes. Il y va de l’intérêt de tous, que l’on soit vacciné ou pas. Si l’on découvre en 2023 que la balance bénéfices-risques des vaccins n’est pas favorable, que fera-t-on ?

Il existe d’autres approches qui n’empêcheront pas celles et ceux qui le souhaitent de se faire vacciner. Elles sont de plus peu coûteuses et peu dangereuses. Il n’est pas compréhensible qu’elles soient systématiquement rejetées par les autorités.

  • Promouvoir à grande échelle le renforcement de l’immunité, avec par exemple la vitamine D comme le recommandait l’Académie de Médecine le 22 mai 2020 , constatant une carence très fréquente en vitamine D chez les personnes atteintes de formes graves de la maladie. Cette recommandation n’a pas été suivie.
  • Mener efficacement la stratégie « tester, tracer, isoler ». Il faut pour cela identifier les personnes réellement contagieuses afin de casser rapidement les chaînes de contamination. Or, à ce jour, la façon dont sont donnés les résultats des tests PCR ne permet pas cette identification. Les recommandations de la Société Française de Microbiologie (Septembre 2020 puis Janvier 2021) pour y remédier n’ont malheureusement pas été suivies.
  • Traiter les personnes malades en phase précoce, avant que les formes graves n’apparaissent, en utilisant des molécules anciennes, bon marché, bien tolérées et utilisées à l’étranger dans de nombreux pays ; voir par exemple ici et ici (en sélectionnant la rubrique « traitements »). Ces traitements restent en France insuffisamment éprouvés mais les médecins en France sont dissuadés de les prescrire (voir par exemple ici et ici)). Si la situation est grave et urgente, et si elle motive l’utilisation de vaccins insuffisamment éprouvés, alors elle ne peut que justifier aussi l’essai de traitements par des molécules anciennes dont on connaît la bonne tolérance. Celles-ci ont fait moins de morts en plusieurs décennies que la vaccination covid en trois mois, comme on peut s’en rendre compte en consultant les bases de données mentionnées en début d’article. Ceci impliquerait non seulement de laisser les médecins prescrire en leur âme et conscience mais également de développer intensivement des recherches sur ces traitements, existants ou à découvrir. Tout ce que l’on risque est de désengorger les hôpitaux…

Pourquoi tant d’obstination à mettre tous ses œufs dans le même panier ?

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Texte proposé par le Collectif Citoyen Covid Bigorre

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