Copacabana et Rio de Janeiro sont-ils en guerre?

Alors que les négociations, funestes de par leur contenu, ont abouti à un projet de déclaration abolument inacceptable, composée de reculs gravissimes et  d'engagements non contraignants (voir la note de décyptage à venir sur le site d'Attac France, ainsi que la première déjà publiée), les chefs d'Etat et de gouvernement sont en train d'arriver à Rio de Janeiro pour l'ouverture de la conférence officielle. 

Alors que les négociations, funestes de par leur contenu, ont abouti à un projet de déclaration abolument inacceptable, composée de reculs gravissimes et  d'engagements non contraignants (voir la note de décyptage à venir sur le site d'Attac France, ainsi que la première déjà publiée), les chefs d'Etat et de gouvernement sont en train d'arriver à Rio de Janeiro pour l'ouverture de la conférence officielle. 

Nous aurons droit à du théâtre où chaque chef d'Etat va essayer de produire le discours qui va rester dans les mémoires, et ce quand bien même l'équilibre de la déclaration ne sera plus modifiée et ce qui va être affirmé n'aura pas grand chose à voir avec le contenu bien maigre de cette déclaration finale. 

Qui dit arrivée des chefs d'Etat et de gouvernement dit extension de la sécurité, voire paranoia sécuritaire. Ainsi, depuis 5 heures ce matin, le quartier des hôtels de Copacabana et Ipanema est sous surveillance militaire. Hélicoptères aux bruits de pales insupportables, frégates au large des plages de sable fin, camions militaires à l'entrée des hôtels et prise en charge de tout groupe de plus de 10 personnes, convois sécurisés, etc. 

Encore une fois, les chefs d'Etat et de gouvernement vont être retranchés derrière une surprotection militaire du plus mauvais effet. Le centre de conférence est devenu quasiment inaccessible tellement il y a de militaires, sur terre et dans les airs. Auraient-ils peur des peuples ?

Au moment même où une manifestation pour « pour la justice sociale et écologique, contre la marchandisation de la vie et pour la défense des biens communs » débutera au coeur même de Rio de Janeiro, à plus de 50 km du lieu de négociation officiel, et où sont attendus 50000 manifestants, principalement brésiliens et issus de populations paysannes et autochtones. 

 © Alter-Echos (www.alter-echos.org) © Alter-Echos (www.alter-echos.org)

 

...par des frégates de guerre © Alter-Echos (www.alter-echos.org) ...par des frégates de guerre © Alter-Echos (www.alter-echos.org)

 

...par des militaires en camion et des soldats © Alter-Echos (www.alter-echos.org) ...par des militaires en camion et des soldats © Alter-Echos (www.alter-echos.org)

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