Histoires de printemps : l'ours, le chat ficelle et la lune de fromage

7 mai, des enfants confinés prennent la plume, la palette ou le clavier

Ézékiel, 8 ans 

L'ours et moi 

Chapitre 1

Je suis allé dans une forêt mystérieuse. Il y avait des petits arbres aux feuilles rouges. J'entendais des blaireaux creuser au loin la terre pour se trouver des vers de terre. Je me suis vite perdu entre des buissons et des grands arbres aux feuilles dures comme de la pierre.

J'ai surpris un ours qui pêchait des poissons volants. Il a tourné la tête vers moi, j'ai eu peur. L'ours s'est approché de moi. J'ai cru qu'il allait me décapiter, mais il m'a pris entre ses pattes pour me faire un gros câlin.  

Chapitre 2

L'ours m'a fait la visite de la forêt. J'ai vu des loups, j'ai pu les caresser, ils ont ronronné comme des chats. J'étais très étonné. Des singes mignons sautaient d'arbre en arbre. Des lions nous regardaient gentiment. À la lisière de la forêt, on s'est dit au-revoir et l'ours est parti.

 

Timéo, 5 ans 

Je pars avec ma fusée sur une lune de fromage pour manger plein de fromages 

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Lily, 10 ans 

Passage de l'hiver au printemps 

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Zoé, 10 ans 

Le village des chats et le mystère de la fontaine

 Il était une fois un village caché entre les montagnes et les forêts. Ce village était celui des chats où vivait un jeune matou qui s'appelait Ficelle. Il portait une chemise blanche, un pantalon bleu et des bottes en cuir car, même si cela peut paraître bizarre, les chats portaient des vêtements d'humains, dans ce pays.

Un jour, en s'aventurant plus loin dans la forêt, Ficelle aperçut une sorte de place au milieu d'une clairière. Sur cette place, il y avait une sorte d'autel ainsi qu'une statue-fontaine en forme de lion. Lorsque Ficelle s'approcha, la statue se mit à parler ! Le chat voulut prendre ses jambes à son cou, mais, dès qu'il faisait un pas vers la forêt, celle-ci reculait.

Alors la statue dit : « Si tu veux repartir d'ici, apporte-moi une corde tressée avec le sable, puis, passe-la sous mon eau et va peser son sable sur la balance. Si le sable est plus léger qu'une plume, tu pourras repartir. Dans le cas contraire, tu mourras. » Ficelle s’exécuta. Il ramena la corde, la passa sous l'eau alors, la corde se décomposa si bien qu'il ne resta que quelques grains de sable. Ficelle ramassa l'un de ces grains et alla le peser. Ce fut validé ! Ficelle put alors repartir chez lui, heureux d'avoir échappé à la mort.

Eh oui, la statue avait dit de peser le sable, et non la corde !

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