La montagne ONUsienne va acouché d'une souris

Les chefs d'états ont bien fait de se rėunir avant la conclusion de la COP 21, car se réunir à la fin aurait parfaitement représenté l'enterrement de première classe de notre climat.

Les chefs d'états ont bien fait de se rėunir avant la conclusion de la COP 21, car se réunir à la fin aurait parfaitement représenté l'enterrement de première classe de notre climat.

 

Nulle remise en cause de la sociėté de consommation et de son gaspillage de matières premières, nul ralentissement de notre dépendance aux énergies fossiles, nul coup d'arrêt à la mondialisation où les multinationales font la loi. Au contraire les traités de libre-échange vont accentuer la dérèglementation de l'économie mondiale et le "suicide" (constat du pape) de l'humanité.  

 

Aucunes mesures concrètes ni mêmes symboliques. Alors que stopper le TAFTA aurait été l'exemple parfait d'une rėflexion sur l'évolution nécéssaire de la société, vers plus de sobriété énergétique, d'autonomie ėconomique, et d'autosuffisance allimentaire des pays, pour permettre une vie décente aux milliards de terriens. Non les lobbies énergétiques et les pétromonarchies moyenageuses ont gagné le statu quo, pas un mot sur la nécéssité de laisser les énergies fossiles dans le sol. 

 

L'aide aux pays pauvres pour décarbonner leurs ėconomies et s'adapter aux risques climatiques est laissé au privé. Les grands groupes de green-washing vont encore y trouver à s'engraisser sur la misère humaine et sur les subventions des aides détournées. Les grands travaux des multinationales du BTP monopoliseront les subventions (grands barages électriques, équippements surdimensionnés) et détourneront les aides des mesures simples mais indépendantes des ONG (comme distribuer des fours solaires, ou produire de l'électricité localement avec des panneaux solaires pour chaque foyer).

 

Nulle mesure ambitieuse de développement humain, pour que l'éducation et la santé soient développées et que les populations pauvres aient d'autres avenirs que l'exode ou le terrorisme. Alors que la réglementation du commerce mondial aurait pu imposer et financer une transition écologique et la création de sėcurités sociales partout, par une taxation pollueurs-payeurs basée sur un protectionnisme social et environnemental (http://blogs.mediapart.fr/edition/entre-republique-et-bastille/article/300714/sauvons-la-secu-cotisations-patronales-sur-le-capital-au-lieu-de-sur-le travail). Non, les populations des pays les plus pauvres sont abandonnées aux conséquences désastreuses du changement de climat. Les guerres civiles, et nationales ne peuvent que se multiplier sur un tel terreau.

 

La montagne ONU accouche d'une souris, et laisse l'humanité sombrer dans un avenir cauchemardesque. Le 30 novembre les fossoyeurs de la civilisation se sont réunis pour les beaux discours d'usage pour les enterrements. Hollande, Obama et 150 chefs d'ėtats nous ont ensevelis sous le dėluge des catastrophes climatiques à venir. La messe est dite, Amen !

 

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