Les Français abusés par la propagande médiatique pro Macron, vont voter en moutons de Panurges et lui donner les pleins pouvoirs d’une assemblée de godillots. Ceux-ci seront les bons pasteurs qui nous mèneront à l’abattoir par ordonnances. Les syndicats, dans des négociations express, plutôt des informations express (pendant l’été « 48 réunions au total, auxquelles s’ajouteront les réunions avec les organisations patronales multiprofessionnelles et des organisations syndicales non représentatives ») se verront notifier les régressions sociales souhaitées depuis des années par le MEDEF. A toutes contestations, ils se verront opposer l’argument massue, que les électeurs ont plébiscité ce programme, tant en élisant Macron, qu’en lui donnant la majorité absolue à l’Assemblée. C’est tout juste si le pouvoir cédera, pour la forme, sur quelques mesures placées justement là pour permettre de sauver la face à la CFDT. Quelques carottes, comme la ré-acceptation du compte pénibilité pourra encore servir, alors que le gros bâton va s’abattre sur l’ensemble des salariés.

 

Comment les salariés refusant leur mise en esclavage, pourront-ils se défendre?

L’état d’urgence renouvelé va être le prétexte à interdire et réprimer violemment notre droit de manifester (pourtant constitutionnel). Donc nous devons trouver de nouveaux modes d’expression pour refuser notre perte de droits. Organisons une RÉSISTANCE NON VIOLENTE, avec la seule arme qu'il nous reste, notre pouvoir d'achat ou de NON ACHAT. Engageons un bras de fer avec le MEDEF, faisons la GRÈVE DE LA CONSOMMATION jusqu'à l’abandon de cette casse sociale sous ordonnances.

Dans notre société, les salariés, précarisés par la concurrence de millions de chômeurs et par leur remplacement par la robotique et l'intelligence artificielle aux mains des capitalistes, n'ont plus le rapport de force pour que la grève dans la production puisse gagner, donc impossible de lancer une grève générale en entreprises.

Mais notre société hyper-productiviste a un besoin indispensable de nous. Dans notre SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION, les capitalistes, pour faire leurs profits et leurs fortunes colossales, ont ABSOLUMENT besoin de notre POUVOIR D'ACHAT. En organisant la GRÈVE GÉNÉRALE DE LA CONSOMMATION nous pouvons gagner le rapport de force, non pas salariés-patrons, mais CONSOMMATEURS-CAPITALISTES. Nous pouvons obtenir que Gattaz le Second, lui-même, exige la suspension de sa LOI-UE-MEDEF-Macron-Phillipe-Pénicaud pour stopper les pertes de chiffre d'affaires de la grande distribution et de ses fournisseurs les multinationales. Et aussi stopper une grève de notre consommation qui révolutionnerait les valeurs sociétales ultra-matérialistes, ultra-consuméristes qui fondent leurs profits.

En leur refusant de faire tourner le système : production, pub, consommation, obsolescence programmėe, décharge, production, consommation... , nous pouvons enrayer ce cercle infernal qui ruine notre environnement et nous transforme en esclaves de nos patrons. C'est pour assouvir les besoins que la pub nous crèe que nous dépendons des salaires toujours plus bas que nos patrons daignent encore nous verser. En arrêtant de nous laisser manipuler par la pub, pour, par exemple, acheter le dernier Iphone de la multinationale qui refuse de payer des impôts, ou pour acheter un Nième jeans pré-usé et prédéchiré au lieu d'user jusqu'à la trame ceux qui dorment au fond de nos armoires. En nous passant de Coca-cola et autres capsules de Nestcàfé, non seulement nous améliorerons notre santé et notre porte-monnaie mais nous signifierons à ces multinationales qu'elle dépendent de nos choix et que les clients sont vraiment les rois.

Mais pour que le bras de fer consommateurs-capitalistes s'exerce, encore faut-il que la grève des achats soit organisée et lancée, comme pour toute grève. Reste à trouver le relais médiatique qui saura porter une telle RÉVOLUTION dans l’expression des citoyens. Les syndicats ? ils sont devenu trop dépendant du pouvoir pour pareille audace. Les partis politiques de gauche, la France Insoumise ? espérons qu'elle relayera un nouveau mode d'action politique. Une ou des personnalités médiatiques ? engagées à gauche et qui auront le courage de porter la bonne parole malgré les procès médiatiques que cette proposition ne peut qu’immanquablement déclencher dans les médias des oligarques tout puissants. Qui osera lancer la résistance à notre exploitation sans fin ?

A tous ceux qui ont encore un pouvoir d'achat, réfléchissez avant qu'il ne soit trop tard, utilisez le pour nous sauver de l'esclavage de la LOI DE LIBRE LICENCIEMENT ET DE PRÉCARITÉ GÉNÉRALISÉE. Utilisez votre pouvoir d'achat comme une ARME, avant que la loi UE-MEDEF-Macron-Philippe-Penicaud ne soit appliquée, et que toutes résistances syndicales ou individuelles ne soient plus possibles dans la concurrence à mort au DUMPING SOCIAL dans laquelle elle va plonger TOUTES LES ENTREPRISES. Utilisez votre pouvoir d'achat avant de ne plus en avoir, car vous aurez été librement licencié. Licencié, soit jeté comme un coût à éliminer pour augmenter les profits de votre patron. Soit juste parce que votre patron devra se débarrasser de vous pour assurer sa survie dans la concurrence sauvage du dumping social organisé par l'inexistence de droit du travail.

Je propose à tout lanceur médiatique potentiel, l’exemple suivant de pétition au président Macron pour lancer la grève des achats, jusqu'à ce que le gouvernement recule sur la casse de notre droit du travail. Je ne la lance pas moi-même car, sans relais médiatique, elle se servira à rien, comme celle que j’avais lancée contre la loi El Khomri qui n’a obtenue qu’une centaine de signatures. https://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/140916/lancement-de-la-petition-pour-la-greve-de-la-consommation-contre-la-loi-travai l

Pourlavenir

http://blogs.mediapart.fr/blog/pourlavenir


Proposition de texte de pétition : "Ordonnances anti-travail" non merci ! Moi, j'agis, je fais la grève de la consommation !"

M. Macron, devant l'utilisation d’ordonnances pour adopter votre loi de libre-licenciement et de précarité généralisée, devant l’état d'urgence que vous avez renouvelé pour interdire nos manifestations de refus, devant la répression brutale que votre ministre de l’intérieur M. Collomb va organiser (à la Valls) contre les manifestants qui voudront qu’en même se faire étendre en exerçant leur droit constitutionnel de manifester, je dėcide d’agir d’une manière non violente. Je décide de faire la grève de la consommation jusqu'à ce que vous retiriez cette loi de casse du droit du travail.


Je m'engage à réduire ma consommation au stricte minimun, en achetant les produits le moins manufacturés possibles (par ex : légumes frais non transformés, pas de conserves ou de plats cuisinés). Et surtout je m'engage à ne pas acheter tous les produits des multinationales qui exploitent leurs salariés, écrasent leurs fournisseurs, polluent et/ou ne paient pas d'impôts... (ex Apple, Coca-cola, Lactalis, L'oréal, Mac do, Nestlé, Starbuck., Unilever...).

Pour rendre visible ma grève de la consommation, je m'engage à ne plus fréquenter les enseignes de la grande distribution (Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc...) tous les jeudis (jour des manifestations syndicales contre la précédente loi El Khomri) . Cette concentration sur un jour d'hypermarchés morts, permet la concrétisation de cette grève des achats dans les tiroirs-caisses (baisse des chiffres d'affaires).

Au mieux, si nous sommes des millions à faire cette grève des achats, j'obtiendrai que les capitalistes, devant leurs pertes de profits, exigent de vous, M. Macron, le retrait de cette loi de casse sociale. Et j'obtiendrai aussi de les faire trembler devant la remise en cause de la société de consommation qui fait leurs fortunes mais détruit notre environnement. Au mieux j'aurai gagné un avenir meilleur pour moi et mes enfants. Au pire, j'aurai fait des économies et j'aurai réfléchi à ce qui m'est vraiment nécessaire pour vivre. J'ai donc tout à gagner à faire la grève des achats.

M. Macron, contre vos ordonnances anti-travail moi j'agis !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.